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A l'occasion de la Sainte-Barbe, le chef des pompiers de Monaco revient sur une année 2019 bien chargée

Mis à jour le 05/12/2019 à 09:06 Publié le 05/12/2019 à 11:55
La célébration de la Sainte-Barbe, un symbole fort pour marquer la cohésion des sapeurs-pompiers dirigés par le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux.

La célébration de la Sainte-Barbe, un symbole fort pour marquer la cohésion des sapeurs-pompiers dirigés par le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux. Photo Michael Alesi/Dir. Com.

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

A l'occasion de la Sainte-Barbe, le chef des pompiers de Monaco revient sur une année 2019 bien chargée

Ce mercredi, à l’occasion de la célébration de la Sainte-Barbe, patronne des soldats du feu, le chef de corps et lieutenant-colonel Norbert Fassiaux est revenu sur une année encore bien chargée

"Courage, sacrifice et dévouement". En 110 ans de vie, la devise du corps des sapeurs-pompiers de Monaco ne s’est jamais effritée. Si l’on devait apposer un quatrième terme à ce triptyque, peut-être choisirions-nous celui de "cohésion".

Ce mercredi matin, la famille soudée des sapeurs-pompiers s’est réunie en l’église Saint-Nicolas pour célébrer sa protectrice: sainte Barbe. Le 4 décembre, une date à part du calendrier pour ces hommes qui risquent leur vie pour celle des autres.

"Une protectrice céleste dont ils ont grand besoin, eux qui bravent si souvent le danger pour sauver des vies", a d’ailleurs rappelé l’archevêque Bernard Barsi lors de son homélie.

À la tête du corps, le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux revient sur l’année 2019, entre interventions liées aux intempéries, adaptation aux nouvelles technologies et nécessité urgente de renforcer les effectifs de la Principauté.

Que représente cette fête de la Sainte-Barbe pour les sapeurs-pompiers?
C’est un symbole fort pour marquer la cohésion du corps des sapeurs-pompiers monégasques.On se retrouve ce jour-là pour fêter, à la fois religieusement, solennellement et de façon plus conviviale le soir, notre sainte protectrice.

La projection chiffrée de 9.600 interventions pour l’année 2019 est en baisse par rapport à 2018. Pourtant la sursollicitation de vos hommes est toujours d’actualité…
En 2018, qui est devenue une année référence et qui a été marquée par les intempéries, on avait frôlé les 10.000 interventions.On reste tout de même à plus d’1% d’intervention en plus chaque année. Donc, ça augmente. En Principauté, rien n’est à la baisse. On recense beaucoup plus d’assistance et de secours à la victime.

"l’engagement
des militaires peut arriver jusqu’au sacrifice ultime"

Parmi les interventions marquantes de l’année, on retiendra les récentes intempéries avec ces deux épisodes méditerranéens coup sur coup. Vous avez notamment prêté main-forte à vos homologues du SDIS 06.
Avec l’alerte rouge et le déclenchement du plan Orsec, j’ai proposé au SDIS 06 nos moyens lourds d’épuisement si, bien sûr, les nôtres n’étaient pas utilisés.Ce n’était pas dans une situation d’urgence mais dans un second temps, à savoir le pompage des locaux sinistrés. Après le premier week-end d’intempéries, j’ai diligenté une équipe de cinq hommes le lundi matin pour une action de pompage sur deux jours à Mandelieu-la-Napoule. L’unité d’épuisement, conçue par le service technique du corps, est autonome et peut pomper 940 m3 à l’heure. Même démarche le week-end dernier.Dès lundi, le même détachement est allé pomper à Vallauris et Cannes-La-Bocca.

Dans votre discours, vous avez rendu hommage à "[nos] trois camarades" disparus dans un accident d’hélicoptère de la Sécurité civile. Ce genre d’incident rappelle à vos hommes qu’ils exercent un métier à risque…
Cela rappelle à tout instant que l’engagement des militaires peut arriver jusqu’au sacrifice ultime. Lequel, force est de le constater, n’arrive pas si rarement que ça. On doit pouvoir intervenir en toute sécurité. L’important est de ne pas perdre des hommes. À Monaco, heureusement, aucun sapeur-pompier n’est mort au feu.C’est le pire qui puisse arriver à un chef de corps.

"Il faut entretenir l’excellence pour maintenir
une attractivité"

Avec l’utilisation de drones et, à terme, de la réalité augmentée, le corps des sapeurs-pompiers s’adapte à chaque décennie.
Il doit s’adapter à son temps.On est très ouvert à la modernité, laquelle doit être réfléchie. Ce n’est pas la machine qui doit décider, l’humain doit toujours être derrière.Dans le livre du centenaire, j’avais écrit que les princes et chefs avaient été visionnaires.Il faut toujours essayer d’avoir un temps d’avance.Cela ne se fait pas toujours dans la facilité.Au départ, une vérité est toujours combattue.Ensuite, elle devient une évidence. La modernité doit nous apporter des capacités d’anticipation et de décision. Le mur d’images, à l’instant T, dans notre Centre de gestion des événements et de conduite des opérations de secours, est beaucoup plus intéressant que des remontées d’informations dans une salle aveugle.

Vous disiez récemment qu’être pompier "ce n’est pas juste porter des tuyaux"…
C’est un métier de généralistes mais surtout de spécialistes. Il faut entretenir l’excellence pour maintenir une attractivité.Il ne faut pas se laisser aller, avoir le souci du détail. C’est ça qui fait l’excellence.

Vous avez répété aux personnalités politiques présentes la nécessité de construire un troisième centre de secours. Les effectifs et la gestion du temps de travail sont compliqués à gérer?
Bien sûr, c’est tendu.Il y a une sur-sollicitation opérationnelle et beaucoup de dispositifs préventifs de sécurité.Quand je parle d’augmentation des interventions, c’est à effectif constant. J’ai 50 hommes de garde chaque jour.Plus ils sont en opération, moins ils sont dans les services administratifs du corps. Pour que le personnel puisse avoir des repos compensateurs, il faut que je puisse recruter pour avoir une marge de manœuvre, ce que je n’ai pas à l’heure actuelle. Le troisième centre de secours devait être construit à Testimonio, cela a été abandonné.Désormais, il est prévu pour 2029 à l’Annonciade II. On pourrait porter l’effectif à 200 hommes mais, d’ici là, les chiffres peuvent être affinés.

La caserne de Fontvieille s’est dotée de 299 panneaux photovoltaïques. Quel va être le gain écologique?
Cela permettra de produire 113 MWh d’électricité injectée directement dans l’installation électrique du bâtiment.Grâce à cette production, la caserne et ses 40 logements seront autosuffisants énergétiquement à hauteur de 37 %, soit une économie de gaz à effet de serre de l’ordre de 9,3 tonnes de CO2. La prise de conscience à notre niveau ne date pas d’aujourd’hui. Avant que tout le monde en parle, on avait acheté les premiers vélos électriques et on faisait la tournée des bouches d’incendie avec. Cela avait été abandonné rapidement car les batteries avaient rendu l’âme.Il faut être visionnaire mais il ne faut pas aller trop vite.

Mgr barsi: "Leur service demande de la force d’âme et un grand courage"

Illustration
Illustration Michael Alesi/Dir. Com.

Temps fort de la Sainte-Barbe, la traditionnelle messe religieuse a été célébrée, ce mercredi matin, par l’archevêque Bernard Barsi en l’église Saint-Nicolas. Au pied de l’autel, les symboles du corps des sapeurs-pompiers entourent leur patronne et protectrice: les haches et les casques de deux époques différentes.

Dans son homélie, Mgr Barsi a rappelé l’histoire de sainte Barbe, "une jeune fille du IIIe siècle, d’origine perse, morte en martyr à Nicomédie en Asie Mineure (...).Elle est morte pour témoigner jusqu’au bout de sa foi.Elle a refusé de renier sa foi chrétienne. Pourquoi les pompiers l’ont-ils choisi comme patronne céleste.On dit que son père en haine de la foi, l’enferma dans une tour à laquelle il mit le feu.Une autre version rapporte que son bourreau, après lui avoir tranché la tête, aurait été frappé par la foudre.Toujours est-il que cette proximité avec le feu, les explosions et la foudre ont fait d’elle la candidate idéale pour protéger les pompiers, les artificiers et les mineurs."

Évoquant la récente actualité – à savoir les intempéries – Mgr Barsi a loué un "travail difficile et dangereux".

"Leur service, plein de sacrifices, demande de la force d’âme et un grand courage. Chers amis pompiers, souvenez-vous que lorsque vous portez secours à l’homme et aux biens qu’il possède, en mettant aussi votre vie en danger, vous avez la récompense promise par le Seigneur à ceux qui offrent leur vie pour leurs frères pour lesquels le Christ est mort. Nous demandons à Sainte-Barbe de veiller sur vous et vos familles."

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