"Une réalité qu’il faut montrer", Vincent Lagaf’ revient avec sa nouvelle émission "SOS Garage"

L’ancien animateur vedette du Bigdil revient dans une émission où il aura comme but de sauver des garagistes au bord du précipice. Une sorte de Cauchemar en cuisine dans le cambouis.

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Mathieu Faure Publié le 22/11/2022 à 15:30, mis à jour le 22/11/2022 à 11:45
Photo Abaca

Quand on a grandi dans les années 1990, Vincent Lagaf’ est une forme de fil rouge: La Zoubida, Le Lavabo, Le Bigdil. Lagaf’ c’était notre tonton rigolo qui savait placer une blague où il fallait avant de faire de la bécane comme un pilote. Comme on aime le rappeler, Vincent Lagaf’, c’est la famille. C’est sacré. Précieux. Ça nous rappelle la naïveté, la candeur d’une enfance chaleureuse.

C’est donc avec un certain plaisir qu’on apprend que RMC Découverte va miser sur cet homme passionné de sports mécaniques pour son nouveau concept: SOS Garage dont la première débute ce jeudi à 21h10. Le concept est simple: sauver un garage au bord de la faillite. Pour ce faire, Lagaf’, accompagné de Thierry Muscat, patron du garage Eybens Sport Auto et classé dans les vingt-cinq meilleurs de France, vient en aide à un garagiste qui peine à sortir la tête de l’eau.

Un Cauchemar en cuisine où les pneus usagés et les épaves ont remplacé la vaisselle entassée. Pour cette première, Lagaf’ et Thierry Muscat se sont rendus en Bretagne, à Concarneau, pour aider Jeff à s’en sortir. Une émission où l’ancien boss du Bigdil fait appel à son approche humaine pour remotiver le garagiste abandonné. Victime d’un sérieux accident de quad, Lagaf’ apparaît avec une béquille à l’écran. Pas de quoi démotiver ce mordu de mécanique.

Pourquoi vous lancer dans SOS Garage?

 

J’avais la possibilité de montrer qui était Vincent derrière Lagaf’. Je ne suis plus habillé avec un costume en queue-de-pie, je ne fais pas de jet-ski ni de choses folles, je viens seulement rencontrer des passionnés qui sont au bord du précipice. C’est une vraie expérience humaine, je fais face à des professionnels qui sont dans une forme de détresse.

Quelle est votre priorité quand vous arrivez dans un garage?

Ce qui me touche le plus, c’est l’insalubrité dans laquelle certains garagistes vivent. à Chambéry, dans la deuxième émission, nous retrouvons un homme qui dort dans son garage, qui n’a plus d’eau chaude pour se laver, sa femme est partie avec ses enfants, il est dans le fossé. Seul, il ne peut pas s’en sortir. Alors avec Thierry Muscat, ses réseaux, les partenaires de l’émission, les amis du garagiste, on essaie de tout remettre en marche. On met les mains dans le cambouis pendant une semaine pour tout nettoyer, tout réhabiliter. On réimplante le garage et, de mon côté, je m’entretiens avec le garagiste. J’essaie de le remobiliser psychologiquement, de le comprendre, de le remotiver. Le but, ce n’est pas de mettre 50.000 euros de matériel dans son garage pour qu’il le vende trois mois plus tard, non, il doit repartir car c’est un passionné.

Êtes-vous surpris de la détresse de cette profession?

Je n’imaginais pas une telle détresse... Quand j’arrive chez Jeff, pour la première émission, je ne sais pas si je suis dans un garage ou dans une ferraille. À Chambéry, on est tombé sur huit-cents pneus d’occasion, onze tonnes de batteries usagées. Ces gens sont désespérés, c’est un cercle vicieux. Une spirale. Si on ne les aide pas, on va en retrouver un pendu dans son garage... Mais c’est le cas de nombreux commerces en France, des gens qui se lèvent, qui bossent, et qui ne s’en sortent pas... C’est terrifiant.

 

C’est une émission qui vous ressemble, non?

C’est de la vraie téléréalité, on rencontre un mec qui veut simplement rester vivant. C’est une réalité qu’il faut montrer. Il ne faut pas que ça soit du voyeurisme, on ne vient pas exploiter la misère des gens. Je veux simplement aider. Là, on va laisser la diffusion se faire et on ira revoir nos garagistes dans six mois pour faire un point. On verra alors s’il faut leur donner un dernier coup de pouce ou leur mettre un coup de pied au cul si tout ce que l’on a fait n’a servi à rien. Mais ce qui compte, c’est d’aller sur le terrain. C’est vital.

SOS Garage, ce jeudi, à 21h10,

sur RMC Découverte.

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