"Le sujet de l'échangisme est surprenant dans une série", dit Caterina Murino, qui campe un rôle "sulfureux" et "dramatique"

L’actrice italienne donne la réplique à Thierry Neuvic, Julie de Bona et Marc Ruchmann dans ce remake d’une série néerlandaise, qui oscille entre échangisme, huis clos et thriller.

Mathieu Faure mfaure@nicematin.fr Publié le 20/09/2022 à 15:30, mis à jour le 20/09/2022 à 13:59
Caterina Murino. Photo Julien Cauvin/M6

Une fête des voisins dans un coin tranquille, pavillonnaire, qui tourne au drame. Un cadavre. On rembobine quatre mois plus tôt quand Eve (Julie de Bona) et Yanis (Marc Ruchmann) s’installent dans leur nouveau pavillon avec leur bébé. Le coin est paisible. Calme. Tout le monde se connaît.

En face de leur maison, vivent Stéphane (Thierry Neuvic) et Livia (Caterina Murino). Après un drame, Eve et Yanis tentent de se reconstruire et ils trouvent de l’aide dans les bras de Livia et Stéphane. Au fur et à mesure, le premier couple apprend que le second pratique l’échangisme. Un soir, les deux couples franchissent le pas... Le début d’un engrenage infernal qui va tout changer.

Inspirée de la série néerlandaise Nieuwe Buren, La Maison d’en face est la nouvelle série de M6 en six épisodes. Une proposition osée dans laquelle l’actrice italienne Caterina Murino se révèle à la hauteur d’un personnage solaire.

L’échangisme n’est pas un sujet souvent abordé à l’écran, pourquoi avoir accepté?

 

C’est vrai que le sujet est surprenant. On parle souvent d’enquête policière dans les séries, mais mêler ça au côté sulfureux de l’échangisme, c’est nouveau. Il faut une forme de courage pour faire cette proposition à 21h. En Italie, ils ont trouvé ça osé et courageux de la part d’une chaîne française. Livia est un rôle sulfureux mais il y a aussi un côté dramatique, on joue avec différentes couleurs durant six épisodes. Et j’aime le côté tabou de l’échangisme, c’était intéressant de jouer quelque chose de nouveau, de rare à la télévision.

Comment avez-vous fait pour créer cette atmosphère avec les trois autres comédiens?

Je connais très bien Thierry Neuvic, on joue souvent un couple donc c’est comme un mari de travail! (rires) Julie et Marc sont de super acteurs et on a vite réussi à créer un quatuor. J’ai joué pas mal de scènes d’amour dans ma carrière, mais jamais de scène à quatre et il fallait en faire pour que ça soit crédible. On ne l’a pas tourné de suite, on a mis du temps, il fallait trouver quelque chose d’harmonieux, de sensuel, de plausible. On devait bien se connaître pour se lancer car cette scène est centrale dans l’intrigue.

La série joue aussi beaucoup sur l’environnement, avec cette zone pavillonnaire qui ressemble beaucoup à celle de Desperate Housewives...

On voulait trouver un univers qui fait penser à cette série, oui. Le côté parfait en extérieur, tout le monde se connaît, s’apprécie alors qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’il se passe dans la maison d’en face. Le décor joue son rôle de cinquième personnage, cela permet d’installer une forme de huis clos. Connaît-on vraiment ses voisins? Jusqu’où va la solidarité quand tout va mal?

 

Votre personnage, Livia, va passer par différentes étapes. Comment est-elle?

Chaque couple a ses zones d’ombre et Livia, qui apparaît comme une femme solaire au début de la série, va vite déchanter. Tout semble lui sourire, son mari, son fils, ses amies. Et puis tout va s’écrouler. Sur qui peut-on réellement compter quand tout va bien? C’est un peu l’âme humaine. Quand ce qui est secret ne l’est plus, les langues se délient... parfois trop.

Quels sont vos projets?

Je vais débuter au théâtre de La Madeleine, à Paris, une pièce de Francis Veber, Le Tourbillon, avec Philippe Lellouche, jusqu’en janvier. Même si j’habite à Paris depuis dix-huit ans, je suis assez fière d’avoir de la place pour jouer et tourner de nombreux rôles où je ne suis pas l’étrangère de service. C’est atypique car, en Italie, j’ai moins de propositions qu’en France, je suis vue comme une actrice internationale dans mon pays, mais je ne me plains pas. Quand vous avez la chance de pouvoir faire du théâtre à Paris, c’est majestueux.

>> La Maison d’en face, ce mardi, à 21h10, sur M6.

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