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Jérôme Bermyn et Raphaëlle Baillot signent un documentaire exceptionnel consacré aux Français durant le quinquennat Macron

France 5 propose, ce dimanche, un documentaire qui retrace le quinquennat d’Emmanuel Macron. Sept mois de travail pour le co-réalisateur cannois Jérôme Bermyn. Cinq ans, ce dimanche, à 21 heures, sur France 5.

Mathieu Faure Publié le 15/01/2022 à 12:45, mis à jour le 15/01/2022 à 12:45
(DR)

Entre 2017 et 2022, la France aura connu un quinquennat que l’on peut qualifier d’historique: les "gilets jaunes", la crise sanitaire, la France championne du monde de football, l’incendie de Notre-Dame, l’affaire Alexandre Benalla, la disparition de Johnny Hallyday, l’assassinat de Samuel Paty, le mouvement MeToo, le changement climatique, la jeunesse qui s’affirme... Bref, des événements déjà historiques alors que certains sont encore d’actualité. C’est cette période que deux réalisateurs, Jérôme Bermyn et Raphaëlle Baillot, ont condensé dans Cinq ans, un documentaire exceptionnel consacré aux Français durant ce quinquennat.

Qu’ils soient politiques ou membres de la société civile, ils sont près d’une quarantaine à raconter leur histoire face à la caméra. L’ex-Premier ministre Édouard Philippe, le préfet Didier Lallement, l’ex porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, l’ex-ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la conseillère en communication Sibeth Ndiaye mais aussi Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Yarol Poupaud, Cyril Dion, Corinne Masiero, le syndicaliste Laurent Berger, le Gilet jaune Ghislain Coutard… Tous se confient sur ces cinq années qui ont bouleversé le pays et leur vie.

Jérôme Bermyn, Cannois et fier de l’être, revient sur ce travail de sept mois dont le résultat est bluffant.

 

Quelle était l’idée de départ?

Une folie. (rires) Ce n’était jamais arrivé de réaliser un film sur un quinquennat toujours en cours, avec un Président qui sera sans doute candidat à sa propre succession. On ne peut pas nier que ce quinquennat est traversé par des crises exceptionnelles. Les Gilets jaunes, c’est une crise insurrectionnelle populaire unique en son genre, qui n’obéit à aucun schéma classique, qui passe par des canaux atypiques comme les réseaux sociaux et qui a complètement échappé au gouvernement. On a traversé des crises d’un nouveau genre, sans parler de la crise sanitaire, et on souhaitait raconter cette France à travers différents points de vue, qu’ils soient des acteurs politiques ou de la société civile.

Quand on regarde le film, on a le sentiment que tout s’emballe très vite...

Emmanuel Macron accède au pouvoir en 2017 et il connaît une petite année de calme, une sorte d’état de grâce même si une forme de communication transgressive pointe déjà son nez. Il y a, parfois, un déficit d’explication qui fait que le climat se crispe. Notre angle absolu a toujours été le même: regarder ces cinq années comme on pourrait les décrire dans un livre d’histoire dans vingt ou trente ans. On a travaillé pendant sept mois car la matière est dense et beaucoup d’évènements s’entrechoquent.

Quelles étaient vos principales difficultés?

Convaincre, parfois harceler les intervenants pour qu’ils se livrent à notre caméra. Il y avait des évidences dans nos intervenants mais il fallait convaincre, enquêter, retrouver des gens, notamment de la société civile. Par exemple, c’est la première fois que Benjamin Griveaux évoque son affaire face à une caméra. Volontairement, on a décidé de faire sans Emmanuel Macron, car cela aurait donné un objet différent, un autre exercice. On a naturellement discuté avec l’Elysée car on allait solliciter beaucoup de ses proches, il n’y a pas eu de blocage de leur part ni de collaboration poussée. Faire intervenir le Président de la République dans le film aurait été un piège pour tout le monde. Ce n’est ni un brûlot ni un pamphlet, on a gardé notre ligne de crête depuis le début: raconter comment la France et les Français ont changé en cinq ans. Le sujet central, c’est le quinquennat, pas le Président de la République même s’il en demeure, naturellement, un personnage majeur.

 

La France a-t-elle changé?

Oui, on s’en rend compte dans la dernière partie du film, il y a une forme d’accélération de l’histoire. La crise sanitaire a, aussi, éclairé encore plus les inégalités et les fractures. On a aussi pris conscience et découvert une autre jeunesse, elle est engagée et déterminée. Cette jeunesse traverse une époque violente avec beaucoup d’incertitudes.

Le film est aussi porté par une bande-son percutante...

On voulait pour chaque partie deux ou trois morceaux marquants sortis durant cette période avec des paroles qui collent à l’époque. Et on trouvait que L’Odeur de l’essence, le premier single incroyable du dernier album d’Orelsan, collait parfaitement comme générique car tout y était. C’est une bande-son parfaite de notre époque.

Offre numérique MM+

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