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"Je savoure chaque moment": Connie Britton, la star de Friday Night Lights et Dirty John, se confie à Cannes

Récompensée en marge de la cérémonie d’ouverture de Canneseries, l’actrice américaine, brillante dans The White Lotus, s’est confiée sur son parcours, ses choix et ses envies.

Mathieu Faure mfaure@nicematin.fr Publié le 09/10/2021 à 16:54, mis à jour le 09/10/2021 à 16:54
Connie Britton a reçu, hier, le Variety Iconic Award, lors de la cérémonie d’ouverture de Canneseries. (Photo Franz Chavaroche)

Connie Britton est le genre de femme qui arrête le temps quand elle entre dans une pièce. Ça tombe bien, on a eu la chance de la rencontrer, hier, en tête à tête. Honorée lors de la cérémonie d’ouverture de la quatrième saison de Canneseries qui s’est déroulée hier soir au Palais des Festivals, l’actrice américaine de 54 ans a reçu le Variety Icon Award pour l’ensemble de sa carrière succédant ainsi au palmarès à Judith Light.

Britton, c’est une femme qui sait absolument tout jouer à la perfection. De Friday Night Lights à Nashville en passant par American Horror Story, Dirty John et, surtout, la géniale série HBO The White Lotus sortie récemment avec, à chaque fois, des rôles de femmes fortes, iconiques, puissantes. Avant de recevoir son prix sur la scène du Palais des Festivals cannois, nous avons rencontré l’actrice pour parler avec elle de sa carrière, de Cannes et de son rôle de Nicole Mossbacher dans The White Lotus.

Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être iconique?

 

C’est une bonne question, ma première réaction quand on m’a annoncé que j’allais recevoir le Variety Icon Award est que cela ne pouvait pas être moi, je suis trop jeune (rires). Iconique, pour moi, c’est quelqu’un d’inspirant. On représente une motivation pour certains et c’est un véritable honneur.

Dans certains de vos rôles vous avez cette figure de modèle, que ce soit dans Friday Night Lights, Nashville ou dans The White Lotus, en avez-vous conscience?

Je suis reconnaissante quand on me dit ça et, honnêtement, ce n’était pas intentionnel d’être un modèle. Je voulais simplement être le reflet de femmes existantes dans le monde, incarner des personnages qui rendent certaines personnes fières, que certaines femmes se sentent mieux après avoir vu ces femmes fortes à la télévision. Je ne fais que représenter des gens qui existent vraiment. Récemment, quand j’ai joué Nicole dans The White Lotus, on ne peut pas vraiment parler d’un modèle mais, en revanche, c’est une femme forte.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage de Nicole?

 

Elle a réussi dans un monde qui n’est pas bâti pour elle. Elle a quelque chose en elle qui lui a permis de franchir les barrières et de réussir. J’apprécie son ambition et le fait qu’elle s’inscrive dans une certaine forme de réalité. Ses enfants et son mari sont contents pour elle mais elle n’arrive pas complètement à être celle que sa famille aimerait avoir. Elle évolue dans un système qui n’est pas fait pour les femmes qui réussissent et elle doit se battre au quotidien pour garder sa place.

Dans la série, vous avez une scène très importante entre votre personnage et celui d’Alexandra Daddario puisqu’elle confesse vous admirer puis, vous vous rendez compte qu’en tant que journaliste elle a écrit un papier sur vous que vous n’avez pas aimé…

C’est une scène entre deux femmes de deux générations différentes. Et on se rend compte que même deux femmes peuvent avoir deux perspectives diamétralement opposées. C’est intéressant de constater que les médias, et les journalistes en particulier, ont toujours un impact. Il y a toujours des incompréhensions entre le monde médiatique et les gens, cette scène en est la preuve la plus frappante.

De quelle manière devenir mère a changé votre manière de jouer?

Je jouais une mère dans Friday Night Lights alors que je n’avais pas encore d’enfant. Je me souviens que j’avais une scène où je devais parler de relation sexuelle avec ma fille, je me rappelle m’être dit que je ne savais pas comment jouer ce genre de sentiments. J’avais l’impression de tricher sur mon rôle, sur la manière d’être authentique. Je ne savais pas comment faire… j’ai composé et en devenant mère, j’ai repensé à tout ça et je me suis finalement rendu compte que même en étant mère, on comprend encore moins ce genre de situation, on ne sait pas faire alors je n’ai pas tant triché que ça (rires). En tant que mère, il faut accepter de ne pas avoir la main, de ne pas tout maîtriser. Il faut savoir lâcher prise…

 

Quelle est votre relation avec Cannes?

C’est très récent puisque je suis venue pour la première fois à Cannes en 2019 pour Cannes Lion, le Festival international de la créativité, et je me suis rendu compte que c’était un manque incroyable dans ma vie de ne jamais être venue plus tôt. Alors être là, pour recevoir ce prix et participer à un festival important autour du monde de la télévision, c’est valorisant et je savoure chaque moment.

Quelles sont vos séries préférées?

C’est impossible d’avoir une série préférée mais je suis obligée de parler des Soprano. On ne peut pas passer à côté alors que je ne suis pas une grande amatrice de violence ou de mafia, mais c’est une série que l’on doit voir au moins une fois dans sa vie. C’est une étape obligatoire. Et récemment, j’ai regardé Only Murders In The Building avec Martin Short et Steve Martin, ce n’est pas encore disponible en Europe mais c’est un bonbon.

Et dans votre carrière?

J’ai eu la chance de jouer dans beaucoup de projets mais ma carrière a changé grâce à Friday Night Lights, j’ai tellement appris sur cette série. Ça correspond aussi à mes valeurs, c’est une série qui a marqué les gens. Hier, je mangeais à Cannes et ma voisine de table m’a dit qu’elle avait été bouleversée par mon personnage dans la série, je ne pensais pas que FNL avait aussi bien marché en France, ça m’a fait bizarre. C’est la preuve que ce programme a marqué des vies. J’en suis fière. C’est incroyable, je ne m’en rendais pas compte.

 

Quel rôle aimeriez-vous jouer?

J’ai toujours eu envie de faire des choses nouvelles, qui me permettent de sortir de ma zone de confort. C’est une priorité quand je lis un script, j’ai besoin de prendre un risque, d’avoir peur. Je ne me fixe aucune limite, je peux jouer n’importe quelle femme.

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