Rubriques




Se connecter à

De retour aux commandes de "Zone interdite", Ophélie Meunier veut "susciter de l’émotion"

De retour de congé maternité en janvier, la présentatrice de Zone interdite savoure la pérennité de l’émission et s’intéresse, ce dimanche soir, à la radicalisation.

Mathieu Faure (mfaure@nicematin.fr) Publié le 22/01/2022 à 13:21, mis à jour le 22/01/2022 à 13:00
Ophélie Meunier est à la tête de Zone Interdite depuis 2016. Photo Thomas Padilla/Stéphane Ruet/Agence 1827

Après quatre mois de congé maternité à la suite de la naissance de son deuxième enfant, Ophélie Meunier a retrouvé Zone interdite, émission dont elle est la rédactrice en chef et la présentatrice, et RTL, où elle anime Le Journal inattendu, en début de mois.

Alors que l’année 2022 s’annonce chargée pour la France avec une élection présidentielle en ligne de mire, Zone interdite propose ce dimanche un sujet qui devrait forcément être au centre des prochains débats entre les candidats à l’élection du printemps: face au danger de l’islam radical, les réponses de l’État avec notamment des reportages à Roubaix mais également à Marseille.

Dans quinze jours, c’est une autre thématique, elle aussi d’actualité, qui sera au cœur de l’émission durant la semaine verte de la chaîne avec un sujet consacré à l’envie des Français de miser sur des logements de plus en plus écologiques.

Ce dimanche, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, sera l’invité de l’émission et fera des annonces à l’issue du documentaire.

 

Comment s’est passé votre temps loin de l’antenne?
Ça fait toujours du bien de prendre du recul sur ce que l’on fait. J’étais curieuse de voir comment des sujets que l’on avait lancés allaient passer à la télévision. C’est toujours intéressant de voir l’émission du point de vue d’une simple téléspectatrice. J’étais une lambda devant mon écran et ça permet de redonner du souffle, ce qui est très rare dans une vie professionnelle. Là, j’ai pris quatre mois pour m’occuper de mes enfants sans vraiment couper complètement mais j’ai pris de la hauteur, c’est bénéfique.

C’est comme le vélo, quand on revient à l’antenne, tous les réflexes sont là?
On n’oublie jamais, non. (rires) Mais j’avais anticipé ce retour pour ne pas replonger dans le grand bain d’un coup. On avait misé sur un retour progressif à partir de mi-décembre, je me suis replongée petit à petit dans les émissions pour ne pas prendre le train en route en janvier.

En quoi ce recul de quatre mois a-t-il été bénéfique professionnellement?
Ça m’a donné des idées de structures pour Zone interdite, des petits ajustements, des détails. On ne change rien à l’émission car elle marche bien mais ça permet de peaufiner quand on voit tout ça de l’extérieur.

Ce dimanche, vous consacrez l’émission à un sujet sensible autour des dangers liés à l’islam radical. Quelles étaient vos principales difficultés?
Souvent, l’idée d’un sujet est liée à l’actualité. Depuis 2015 et les attentats, il y a un vrai virage avec la menace terroriste en France et c’est une thématique qui devrait, sans doute, être au cœur de certains débats entre candidats de la prochaine élection présidentielle, on est donc dans une forme d’actualité et Zone interdite s’intéresse à tous les sujets d’actualité. Sur cette émission, on a rencontré des difficultés car nous avons dû nous infiltrer dans certains endroits où, habituellement, nous n’avons pas accès, c’était notre principal obstacle. Mais certaines émissions sont simplement liées à des ouvertures ou autorisations exceptionnelles de tournage et pas forcément à l’actualité. Quand on vous ouvre les portes des chantiers navals de Saint-Nazaire, vous y aller car c’est rare et unique. En ce moment, on a une dizaine d’émissions sur le feu en parallèle, et en fonction de l’actualité, on voit laquelle est la plus intéressante à diffuser à tel ou tel moment. Dans quinze jours, on s’intéressera à l’écologie dans le cadre de la Semaine verte de la chaîne. Une émission traitant d’Alzheimer devrait arriver prochainement également.

Que représente la longévité de Zone interdite?
C’est une vraie récompense, et pour toutes les équipes qui se sont succédé à la tête de l’émission. Tant que l’émission s’intéressera aux préoccupations des Français, elle marchera. C’est notre rôle de savoir ce qui intéresse les gens, sur quelle thématique ils souhaitent s’évader. C’est une émission qui se renouvelle constamment.

 

Quelle est votre touche?
Un peu comme à RTL, j’ai beaucoup d’empathie. Je rencontre des gens de la vie de tous les jours, ou des célébrités, avec des parcours de vie extraordinaires. Ce qu’ils vivent, ce qu’ils disent me passionne et j’ai envie de partager leurs récits. C’est important de susciter de l’émotion, de l’évasion, de donner envie de débattre, de s’interroger. Il y a une forme de proximité dans ce que je fais et ça me plaît.


Zone Interdite, ce dimanche, à 21h, sur M6.

La semaine verte en vue

Pour la troisième année consécutive, le groupe M6 consacrera une large partie de sa programmation à l’écologie avec des documentaires, films et émissions autour du sujet entre le samedi 5 et le vendredi 11 février lors de la "semaine".

C’est aussi le cas de qui, le dimanche 6 février, s’intéressera à l'écoconstruction, un modèle qui séduit de plus en plus de foyers.

Des Français qui souhaitent vivre dans des maisons où se conjuguent écologie, modernité et baisse des factures d’énergie. poursuit Ophélie Meunier.

L’émission s’intéressera à quatre familles de Bretagne, du Gard, du Pas-de-Calais et de Gironde, quatre projets, qui partagent le même objectif et les mêmes valeurs: assurer leur avenir tout en participant à préserver celui de la planète. Une émission qui va forcément donner des idées à d’autres.

Offre numérique MM+

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.