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20 ans après le Loft, la téléréalité est devenue un pilier du PAF

Mis à jour le 21/04/2021 à 08:25 Publié le 21/04/2021 à 08:20
Il y a 20 ans, "Loft Story" débarquait sur les télés des Français, une révolution qui allait secouer le PAF avec son parfum de scandale. Depuis, la téléréalité a essaimé sur le petit écran, envahi les réseaux sociaux et séduit même les plateformes de streaming.

Il y a 20 ans, "Loft Story" débarquait sur les télés des Français, une révolution qui allait secouer le PAF avec son parfum de scandale. Depuis, la téléréalité a essaimé sur le petit écran, envahi les réseaux sociaux et séduit même les plateformes de streaming. Photo AFP

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20 ans après le Loft, la téléréalité est devenue un pilier du PAF

Il y a 20 ans, "Loft Story" débarquait sur les télés des Français, une révolution qui allait secouer le PAF avec son parfum de scandale. Depuis, la téléréalité a essaimé sur le petit écran, envahi les réseaux sociaux et séduit même les plateformes de streaming.

C'est le 26 avril 2001 que M6 lançait "Loft Story", adapté du show néerlandais "Big Brother" créé par John de Mol. Un programme aussitôt accusé de tous les maux, mais qui a changé durablement la télévision et notre façon de la regarder.

"Ce qui est très nouveau dans 'Loft Story', c'est de prendre des personnes inconnues du grand public et de les mettre en avant", souligne Virginie Spies, universitaire et spécialiste de la téléréalité. "C'est le début d'un marketing télévisuel" qui fabrique "des produits médiatiques", comme Loana, Jenifer (1ère championne de la "Star Ac") ou Nabilla (révélée dans "Les anges de la téléréalité"), .

"Loft Story" se targue en outre de montrer "la vie des vrais jeunes", mais plusieurs aspects provoquent la polémique, en particulier son côté voyeuriste symbolisé par le logo en forme d'oeil de l'émission.

"On va montrer tout ce qu'il se passe, partout et tout le temps, c'est un peu la génération webcam" qui passe à la télé et s'épanche dans le "confessionnal", résume Virginie Spies. Autre tare: "le fait de faire voter les téléspectateurs pour éliminer des candidats", très décrié.

"Au début le programme a beaucoup inquiété, il a été perçu comme un retour à une société de cour, sous le regard constant des autres et où l'on peut tomber en disgrâce" au moindre faux pas, renchérit Nathalie Nadaud-Albertini, autre spécialiste de la téléréalité.

Mais malgré ce "scandale originel du Loft", l'audience cartonne et si l'émission de M6 n'a connu que deux saisons, le genre s'est installé sur nos écrans, sous des formes souvent moins polémiques.

"Il reste des programmes d'enfermement, façon Loft, où on met des gens dans un même endroit, comme "Les Marseillais", mais surtout il y a derrière énormément d'émissions qui sont les descendantes de la téléréalité", parce qu'elles mettent en scène des anonymes dont on suit l'évolution, résume Virginie Spies.

D'une émission à l'autre

Concours musicaux ("Star Academy", "Nouvelle Star"...), émissions culinaires ("Un dîner presque parfait", "Top Chef"), "coaching" ("les Reines du Shopping", "Super Nanny"), jeux à la "Koh-Lanta" (lancé quelques mois après "Loft Story"), recherche de l'âme soeur ("Le bonheur est dans le pré"): les exemples pullulent, surtout sur M6.

Mais la recette a évolué. "C’est devenu un grand feuilleton transmédia, avec le clash comme principal moteur du récit, le tout inclus dans de grandes histoires d'amour, d’amitié et d’inimitié", estime Nathalie Nadaud-Albertini.

Principal renversement, depuis 2011, les personnages prennent le pas sur les programmes, et passent d'une émission à l'autre.

En outre, "la téléréalité a trouvé un nid idéal pour se reproduire avec les réseaux sociaux, avec Instagram, Snapchat ou Twitter", où les candidats partagent leur vie et se "clashent", indique Virginie Spies.

Aujourd'hui, pour ceux qui n'ont pas vécu "la rupture antérieure du Loft", la téléréalité "fait partie du paysage, même si elle garde un petit parfum de scandale, et elle parle d'histoires d’amour, d’amitié, de disputes, comme le faisaient les séries adolescentes dans les années 1990", rappelle Nathalie Nadaud-Albertini.

Mais loin d'être cantonnée aux ados qui regardent les programmes d''after school" de NRJ12 ou W9, elle capte aussi des adultes, souligne Virginie Spies.

"La téléréalité irrigue la pop culture depuis Nabilla et son fameux "Non, mais, allo quoi?"", et "il y a de nombreux téléspectateurs non assumés" qui regardent sans trop s'en vanter, "un peu comme on lit la presse people".

Les plateformes de streaming ne s'y sont pas trompées, de Salto qui diffuse en avant-première "Les Marseillais", à Amazon Prime qui a lancé "Love Island France", présenté par Nabilla, ou Netflix qui multiplie les concepts ("The Circle", "Too hot to handle", "Are you the one", "Love is blind").


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