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Valentin Lavillenie, la mascotte masquée

Mis à jour le 24/08/2016 à 12:02 Publié le 24/08/2016 à 11:57
« Boubavillenie », un duo haut perché qui a su tromper son monde dans le clip de l’ASM.

« Boubavillenie », un duo haut perché qui a su tromper son monde dans le clip de l’ASM. Photo ASM

Valentin Lavillenie, la mascotte masquée

Souvenez-vous. 6 août dernier. Manifestement frustré de ne pas avoir été retenu dans la sélection monégasque en route pour Rio, Bouba – mascotte de l’ASM – publiait une vidéo de ses exploits athlétiques au Louis-II

Un 100 mètres – presque – en cadence.Un saut en longueur peu académique.Et, surtout, un envol bluffant du pachyderme à la perche! Dernière performance qui nous avait mis la puce à l’oreille…Tellement suspecte que l’Agence mondiale antidopage aurait alors pensé diligenter une enquête avec expertise des cacahuètes de Bouba à l’appui.

Mais c’est bien connu, un éléphant ça trompe énormément! Et, ce lundi, le masque tombait… Bouba n’était autre que Valentin Lavillenie! Un perchiste, un vrai.Et pas des moindres. Le genre de mec qui culmine à 5,80 mètres en salle s’il vous plaît. Un athlète en devenir qui s’entraîne très souvent à Monaco – «ma seconde maison» – et s’est mué, le temps d’un clip de l’ASM, en «Sergueï Bouba». En tribunes hier, la mascotte masquée s’est confiée, qualification pour la Ligue des Champions en poche.

Comment est née cette vidéo?
Au match contre Fenerbahçe, Bouba est passé devant nous en pesage et j’ai envoyé une photo à Jean-Philippe (Dubois) qui gère les réseaux sociaux en lui disant “Quand est-ce qu’on fait sauter Bouba?” Il m’a répondu aussitôt qu’ils étaient en train de faire une vidéo. Deux jours après, on faisait sauter Bouba à la perche.

En avançant cette idée, vous la saviez réalisable?
J’avais déjà vu une vidéo d’une mascotte qui sautait donc je savais que c’était possible, sauf que je ne savais pas comment était faite la mascotte. Le problème a été la tête.Le reste du corps c’était comme si j’avais un gros pull et puis basta.Mais la tête il fallait la faire tenir, on a essayé de bidouiller un truc.Ala base, j’avais aussi les vrais gants de Bouba mais j’ai glissé… alors on a mis des élastiques pour voir le moins possible mes mains.

Comment s’est passée la séance et àquelle hauteur avez-vous fixé la barre?
Au début, quand j’ai mis la tête, j’ai dit “Je peux courir et voir, c’est bon ça va être simple”.Mais très rapidement je me suis rendu compte que je ne voyais pas le butoir. J’ai eu pas mal de petits refus jusqu’au moment où c’est passé et on a monté la barre tranquillement jusqu’à 3,50 m, sans forcer le talent. La séance a duré deux heures, je n’ai pas vu le temps passer mais à la fin j’étais épuisé, j’avais chaud.

Ce n’est pas rien 3,50 m…
Ouais mais c’est pas très haut.J’étais vraiment déçu, je voulais faire plus haut (rires). Mais c’était marrant et à refaire.

Quel supporter êtes-vous?
ça fait trois ans que je suis à 100 % derrière Monaco car trois ans que je suis avec ma fiancée qui est d’ici. Je n’ai loupé aucun match quand j’étais dans le Sud.

Vous suiviez le club avant?
J’ai toujours aimé le foot mais je ne supportais aucune équipe française.J’aime Barcelone mais en France je n’avais aucune préférence.

Quels sont vos souvenirs de l’ASM?
Ils sont récents, c’est contre Arsenal par exemple [huitièmes de finale victorieux de la Ligue des Champions en 2015, ndlr].Mes souvenirs, ce sont ceux qui vont arriver maintenant.Je ne reste pas focaliser sur le passé, je regarde vers le futur. C’est peut-être le fait d’être sportif de haut niveau.

Êtes-vous confiant pour cette saison?
Franchement, c’est pas mal! Mais c’est difficile de parler avant le 31 août à minuit [fin de la période de transfert].Là, je pourrais dire si je suis confiant ou non.Mais avec les recrues et les retours en défense et en attaque, ça devrait être pas mal. Et puis, depuis septembre l’année dernière, j’adore Kylian Mbappé.

Vous fréquentez des joueurs?
Non, je n’en connais aucun personnellement. Mais Mbappé a joué contre Clermont en U19 l’année dernière et j’avais dit à mes potes que je le trouvais vraiment bon.Un mois après il jouait avec la CFA et, 2 ou 3 mois après, avec les pros.Je me suis dit “Je peux être recruteur peut-être” (rires). J’ai postulé à l’ASM mais ils n’ont pas voulu de moi (rires).

Jouer la Ligue des Champions était essentiel?
L’Europa League peut-être belle mais la Champion’s League c’est pas pareil.Ne serait-ce que la musique de présentation, tu te dis que c’est pas la même compét’.Et puis on est dans le 4e chapeau donc les équipes en face ça risque d’être du lourd etMonaco a l’effectif pour faire un truc pas trop mal.

Avec Bouba, l’objectif reste les JO de Tokyo en 2020?
Avec Bouba, l’objectif c’est 4 mètres bientôt! (rires)

À titre personnel, peut-on vous imaginer représenter Monaco aux JO, ou autres, un jour?
C’est une question très difficile parce que, depuis que je suis à Monaco, je me sens Monégasque un minimum.Ce n’est pas un truc inenvisageable.Mon pays c’est la France mais mon pays ça devient aussi Monaco. Ma fiancée vit ici depuis toute petite et, depuis que je suis là, je me sens vraiment à l’aise. Mais pour le moment je reste focalisé sur mes objectifs.

Quand on connaît la densité au haut niveau de la perche française, ce pourrait être une solution?
Franchement, si ça devait arriver ça ne serait pas ça le leitmotiv. Ce serait une solution de facilité et voudrait dire que je me sens moins bon que d’autres.Ce serait plutôt un choix de cœur. 


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