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Tribune défectueuse du Grand Prix de Monaco: de fortes amendes

Mis à jour le 13/05/2014 à 10:16 Publié le 31/07/2013 à 14:00
L’accident s’est produit en 2012, dans la tribune K2.

L’accident s’est produit en 2012, dans la tribune K2. Eric Dulière

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Tribune défectueuse du Grand Prix de Monaco: de fortes amendes

L'affaire évoquée devant le Tribunal correctionnel remonte à la période du Grand Prix de F1 2012. Ce 24 mai vers 9 h 45, deux spectateurs britanniques passent au travers du plancher bleu de la tribune K2, située à proximité du virage du "bureau de tabac".

L'affaire évoquée devant le Tribunal correctionnel remonte à la période du Grand Prix de F1 2012. Ce 24 mai vers 9 h 45, deux spectateurs britanniques passent au travers du plancher bleu de la tribune K2, située à proximité du virage du "bureau de tabac".

Le premier s'en sort indemne grâce à la présence d'esprit de personnes proches qui le retiennent par les bras. Le second, en revanche, fait une chute de 6 m et heurte violemment l'enchevêtrement de tubes qui compose l'ossature métallique afin de procurer la stabilité nécessaire à l'échafaudage en gradins.

Expertise du parquet

Immédiatement pris en charge par les équipes médicales, il est conduit au centre hospitalier Princesse-Grace pour de graves blessures au genou de sa jambe gauche et des fractures au niveau des lombaires. Son état nécessitera une interruption temporaire (ITT) importante de soixante jours. Par mesure de précaution, l'Automobile Club de Monaco (ACM) et les autorités monégasques prennent aussitôt toutes les mesures pour vérifier à nouveau la sécurité des installations.

De son côté, le Parquet diligentera une expertise afin de s'assurer également qu'il n'existe aucun autre danger pour les spectateurs. Cependant, l'ensemble des opérations de sécurité provoquera la fermeture totale des huit tribunes, d'une capacité d'environ six mille places, situées à l'est de la piscine pendant la matinée. Tout sera minutieusement ausculté avant d'accueillir à nouveau des spectateurs. Dans le cadre de ce contrôle, quelque deux cent quatre-vingts platelages** sur les trois mille quatre cents posés seront changés.

En finalité, l'examen technique révélera que ces planchers défectueux étaient atteints d'une altération due à des champignons, à cause d'un taux d'humidité important dans le bois. L'enquête menée pour « blessures involontaires », comme le rappelait le président Cyril Bousseron*, conduira deux sociétés et deux responsables à comparaître à l'audience correctionnelle.

D'une part, la SARL Entrepose Échafaudages, qui est propriétaire de la tribune, et dispose d'un contrat avec l'ACM. C'est-à-dire qu'elle s'occupe de la livraison et de l'installation de la construction métallique à chaque Grand Prix de F1. D'autre part, la SAM Socotec, également sous contrat avec l'ACM, qui a pour mission de superviser la stabilité et la solidité de la tribune.

À l'heure des réquisitions, le procureur Michaël Bonnet réclamera des peines d'amendes : 20.000 € pour la SARL et 3.000 € pour son responsable qui a surveillé l'ensemble des opérations ; 5.000 € pour la SAM et 1.500 € pour l'ingénieur chargé des contrôles.

Après en avoir délibéré, le Tribunal suivra en partie le Ministère public et condamnera respectivement les responsables à des sommes de 20.000 €, 3.000 €, 8 000 € et 1.000 €.

*M. Florestan Bellinzona et Mme Aline Brousse, assesseurs.
**Chaque platelage est constitué de trois planches en bois reliées entre elles par des traverses métalliques pour les fixer et assurer la stabilité de chaque élément. L'ensemble, mis bout à bout ou côte à côte, sert de plancher afin de circuler entre les rangées des tribunes.


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