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Rallye de Monte-Carlo: le public, enjeu majeur de la sécurité de la course

Mis à jour le 20/01/2015 à 10:04 Publié le 20/01/2015 à 09:55
Illustration Rallye de Monte-Carlo
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Rallye de Monte-Carlo: le public, enjeu majeur de la sécurité de la course

Durant les quatre jours de compétition et les 400 km du parcours, les spectateurs se masseront en nombre au bord des routes. 276 bénévoles de l’ACM sont chargés de parer à tout imprévu

Durant les quatre jours de compétition et les 400 km du parcours, les spectateurs se masseront en nombre au bord des routes. 276 bénévoles de l’ACM sont chargés de parer à tout imprévu

Près de deux milles kilomètres parcourus. Dont pas loin de 400 d’épreuves spéciales chronométrées et quasi à tombeau ouvert par les pilotes professionnels.
Autant de données qui peuvent mettre l’organisation du rallye de Monte Carlo à rude épreuve.

Car c’est autant de kilomètres de route à prendre à compte et à sécuriser, tout au moins en ce qui concerne les parcours empruntés par la course.

Le Monte Carl’ est une épreuve mythique, grand-messe du sport auto, qui drague des foules considérables venant assister au spectacle du passage des voitures et des artistes de l’asphalte.

Six mois de préparation

Mais pour que cette fête soit réussie, l’ACM ne lésine en rien. Et déploie de gros moyens pour assurer la sécurité, à la fois des concurrents mais surtout des spectateurs.

Six mois de préparation et 276 commissaires de sécurité mobilisés sous la houlette de six chefs et adjoints, le tout chapoté par un directeur de la sécurité.Un grand ballet qui s’orchestre en amont des départs. Très tôt le matin de chaque épreuve.

>>RELIRE.

« Vingt personnes sont affectées à l’installation quotidienne des signalétiques de course et des rubalises de sécurité, pour marquer les endroits interdits à toute circulation. C’est un vrai travail de fourmi.Durant la course, nous avons près de 300 personnes en bord de route qui veillent à ce que tout se passe dans les règles que nous avons fixées. Pour être certains qu’aucun élément perturbateur ne vienne compromettre à la fois l’évolution des concurrents et la sécurité générale de la course. Soixante voitures sont nécessaires pour la logistique », résume Jean-Luc Vieilleville, directeur de sécurité et technique du Rallye.

Chaque matin des quatre jours du Monte Carl’, cet ancien officier de gendarmerie qui commandait l’escadron de sécurité routière des Alpes-Maritimes, refait le parcours de la spéciale pour vérifier chaque détail et être certain que chaque homme est à son poste.

Quatre hélicoptères d’assistance

Mais les efforts d’encadrement ne s’arrêtent pas là. En parallèle de ses bénévoles, l’ACM engage la force publique en faisant appel à près de 1500 gendarmes dans les quatre départements traversés et 740 sapeurs pompiers.

>>RELIRE.

Un coût non négligeable sur le budget global de cette compétition. Mais l’automobile club ne lésine pas. « Nous affrétons également quatre hélicoptères dont deux de la sécurité civile française en dérogation. Un appui de poids pour l’assistance directe en cas d’accident. On espère qu’il n’y en aura pas. Mais on ne sait jamais. En revanche nous les mettons à disposition des populations des territoires traversés en cas de besoin et d’évacuation sanitaire », assure Jean-Luc Vieilleville.

Coordination

Évidemment tous ces détails ne se gèrent pas la veille du départ ou en une semaine. « De nombreuses réunions de coordinations ont été organisées avec les préfectures des départements où passe le rallye. Nous soumettons nos parcours et notre organisation et l’État valide ou corrige en fonction », commente encore le directeur technique, qui convient qu’avec l’expérience, ces rendez-vous se « passent bien. Les représentants français connaissent l’ACM et son sérieux dans l’organisation et la gestion de l’événement depuis plus de 80 ans. »

Le jour j les équipes n’ont plus quasiment qu’à dérouler leur acquis tout en restant « extrêmement vigilantes ». Le retour d’expérience comme seule variable d’ajustement d’une année sur l’autre. Surtout pour Jean-Luc Vieilleville qui n’en est pas à son coup d’essai.

Consultant sécurité sur de nombreux rallye-raid, dont le Dakar notamment, il a mis ses années de gendarmerie au service de l’ACM. Tout son background sur la gestion d’événements plus ou moins attendus, plus ou moins graves, lui sert aujourd’hui pour ses fonctions au Monte Carl’ et pour coordonner la grosse machine des commissaires de sécurité du public.

La force de la pédagogie

Sans oublier les aléas divers. « L’année dernière par exemple on a dû faire face à un phénomène inédit. Des gens qui avaient coupé du bois sur un terrain privé, en bord de route, pour faire du feu.Double problème : la sécurité de la course et la gestion d’un contentieux avec les gens à qui appartiennent les lieux. »

La somme des imprévus peut alors faire basculer un fleuve tranquille en un torrent tumultueux. Mais à l’ACM, le nombre fait la force. Et la pédagogie auprès des spectateurs. « Chaque année nous rappelons qu’il faut respecter les zones réservées au public et bien signalées », insiste Jean Luc Vieilleville qui appelle à la prudence et au civisme. Pour que rien ne vienne entacher la course.
 

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