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PSG-Monaco, au-delà du match, un choc de "projets" sportifs

Mis à jour le 28/01/2017 à 21:18 Publié le 28/01/2017 à 21:16
Radamel Falcao.

Radamel Falcao. Photo Sébastien Botella

PSG-Monaco, au-delà du match, un choc de "projets" sportifs

Le choc de la Ligue 1 dimanche au Parc (21h00) entre le Paris SG et Monaco opposera deux cadors mais aussi deux modèles sportifs, avec d'un côté un recrutement tourné vers des joueurs accomplis, de l'autre vers des jeunes très prometteurs en songeant déjà à leur revente.

Paris, la Ligue des champions à tout prix

Les arrivées récentes du Portugais Gonçalo Guedes, jeune mais déjà rompu aux joutes européennes, et surtout de l'Allemand Julian Draxler, ont rappelé que le Grand oeuvre parisien, c'est la Ligue des champions. Dans cette optique, son recrutement se tourne vers des joueurs expérimentés, voire des jeunes espoirs déjà confirmés.

Cette stratégie présente l'avantage d'attirer des recrues a priori immédiatement au niveau, mais aussi au moins deux inconvénients: d'abord, qui dit joueurs confirmés dit indemnités de transfert et salaires élevés. Ce n'est bien sûr pas un problème pour le club, propriété depuis 2011 du fonds souverain d'un riche émirat gazier, le Qatar. Mais toute erreur dans le recrutement coûte cher.

Ainsi, lors du dernier mercato d'été, où le PSG a dépensé beaucoup (25 millions d'euros au Real Madrid pour Jese Rodriguez, 35 millions d'euros au Séville FC pour Grzegorz Krychowiak), pour deux joueurs qui sont loin d'être des premiers choix pour Unai Emery. Jese est même en instance de prêt. Quant à Hatem Ben Arfa, il est arrivé libre de Nice mais jouit d'un salaire confortable au PSG, sans être parvenu jusque là à concurrencer Lucas et Angel Di Maria. 

Le PSG a d'ailleurs recruté à son poste cet hiver, en attirant Draxler (près de 40 M euros versés à Wolfsburg) et Guedes (30 millions d'euros au Benfica Lisbonne). A trois jours de la fin du mercato en France, il n'a en revanche pas réussi à attirer une doublure à Edinson Cavani, voire un défenseur central pour compenser le départ de David Luiz cet été.

La faute à la cellule de recrutement ? Interrogé par le Journal du dimanche sur un réseau de recruteurs qui ne serait pas digne des ambitions parisiennes, Patrick Kluivert, directeur du football du PSG, avait répondu que "beaucoup de scouts veulent rejoindre le PSG mais il faut choisir le bon. J'étudie ça de très près avec ceux qui sont en place. Je suis content d'eux mais on doit se développer, je suis d'accord. Ça sera la prochaine étape."

En septembre 2014, le président parisien Nasser Al-Khelaifi avait assuré avoir fait passer le nombre de "scouts" de deux ou trois à son arrivée à cinq en France et seize dans le monde, avec la volonté de développer ce réseau encore davantage.

Monaco pense à la revente

Si le propriétaire du club de la Principauté, Dmitry Rybolovlev, seul décideur in fine en matière de transferts, jouit de moyens confortables, il n'a pas les poches aussi profondes que celles des Qataris.

Pour équilibrer le budget de son équipe et éviter de tomber sous le coup du fair-play financier, mis en place par l'UEFA pour empêcher les clubs de dépenser plus qu'ils ne gagnent, il a bâti une philosophie d'achat construite sur la revente. L'objectif est d'acquérir des jeunes prometteurs avant qu'ils ne coûtent trop cher, pour les revendre ensuite en réalisant de jolies plus-values.

Après le mercato d'été 2015 et l'image désastreuse qu'il avait renvoyé -le club avait cédé en une saison pour environ 180 M d'euros de joueurs, record en France, sans sembler se préoccuper de logique sportive-, la direction a fait la démonstration que Monaco n'était pas qu'un centre de tri pour jeunes talents.

Cette saison, le club est très performant sportivement grâce à des joueurs achetés très jeunes et à petit prix, et désormais convoités par les grands d'Europe. C'est le cas par exemple de Tiémoué Bakayoko, Thomas Lemar, Bernardo Silva et Fabinho.

La cellule de recrutement monégasque est composée d'une dizaine de personnes: un coordinateur, au moins deux analystes vidéo (Diego Perez, un Espagnol recruté cette saison auprès du Rayo Vallecano, et Joao Sacramento, un Portugais) ainsi que des recruteurs répartis sur le terrain en zones géographiques.

Monaco peut également compter sur un réseau très dense d'informateurs, principalement en Europe mais aussi en Afrique et en Amérique du sud. Le club cible les profils recherchés par la direction sportive (Cordon, Jardim et le staff technique) ou alors repère une opportunité sur le marché.

Sur chaque joueur ciblé, plusieurs rapports sont effectués par des recruteurs différents. Pour que ce dernier intéresse plus en avant le club, il faut qu'il soit unanimement jugé satisfaisant et performant. Cette information est alors remontée à la direction (Dmitry Rybolovlev et Vadim Vasyliev), seule apte à la prise de décision pour entamer ou pas des négociations.


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