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Prince Albert II: "Lillehammer, héritage vivant qui profite à tous"

Mis à jour le 15/02/2016 à 14:28 Publié le 15/02/2016 à 14:22
Le prince Albert II félicitant Paul Croesi après la course du super G.

Le prince Albert II félicitant Paul Croesi après la course du super G. Photo Stéphan Maggi/COM

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Prince Albert II: "Lillehammer, héritage vivant qui profite à tous"

Le prince Albert II se confie sur l’inoubliable théâtre de l’édition des Jeux Olympiques de 1994 et, aujourd’hui, hôte des JO de la jeunesse

Présent à Lillehammer, en Norvège, dans le cadre de deuxièmes Jeux olympiques de la jeunesse, le prince Albert II, président du Comité olympique monégasque et membre du Comité international olympique, a assisté ce samedi à la première course (super G) du jeune skieur monégasque Paul Croesi (41e sur 55, sur laquelle nous reviendrons). L’occasion, pour le souverain, de revenir sur sa participation aux Jeux olympiques de 1994, connus comme les premiers Jeux « verts ». Lillehammer est, en effet, à l’origine de nombreux legs non seulement à la région hôte elle-même, mais aussi à l’ensemble du mouvement olympique qui a considéré, depuis, l’environnement comme troisième pilier à côté du sport et de la culture.

Vingt-deux après, vous revoilà à Lillehammer...
C’est une joie d’être ici pour ces Jeux olympiques de la jeunesse, après les Jeux olympiques de 1994 que j’ai connus en tant que bobeur. Après cette échéance olympique, j’y étais revenu pour d’autres compétitions. Il est vrai que se replonger dans une atmosphère de JO aujourd’hui, c’est particulier et émouvant. J’ai retrouvé certains des volontaires qui l’étaient déjà en 1994, j’ai recroisé des amis de longue date, d’anciens athlètes, des dirigeants, des entraîneurs… C’est tout simplement formidable.

Premières impressions sur ces deuxièmes JOJ d’hiver?
Il y a un bel esprit. Je suis sûr que nous allons vivre de beaux moments.

Auriez-vous aimé participer aux JOJ?
Cela aurait été une formidable expérience à coup sûr, d’un point de vue compétitif, mais aussi bien au-delà. Je dois dire que l’on n’était pas sûr, au sein du Comité international olympique (CIO), que c’était le bon moyen, car des jeunes de 18 ans participent déjà aux Jeux olympiques. Mais pour de très jeunes athlètes il est important de côtoyer le haut niveau, dans sa catégorie d’âge et de façon internationale.

C’est une étape importante pour des athlètes en devenir?
C’est tout le but de ces JOJ. Il faut que ces athlètes de 14 à 18 ans puissent se familiariser avec ce type d’épreuve, affronter une grande compétition internationale et apprendre les valeurs olympiques. Au-delà des compétitions sportives, il y a de nombreuses activités, des rencontres avec d’anciens champions, des discussions sur le sport mondial : c’est une excellente manière d’aborder ce monde de l’olympisme.

En tant qu’ancien bobeur,quel regard portez-vous sur la nouvelle épreuve du monobob, présente pour la première fois ici?
Des essais de monobob ont été faits il y a plus de 40 ans, mais cela n’a jamais bien fonctionné. Depuis une petite dizaine d’années, il y a eu une volonté de développer le monobob (initié par certains en Suisse, puis par la Fédération internationale) pour attirer plus de jeunes athlètes, avec un apprentissage dès l’âge de 16 ans. Je crois que cette initiative va permettre de développer au mieux la pratique du bob de par le monde. Dans un effort certes individuel, différent bien sûr du bob à 2 ou à 4, mais où le pilote aura déjà des sensations très intéressantes.

Derrière ces JOJ d’hiver de Lillehammer, tout comme pour les JO de 1994, il y a une vision et un héritage forts...
Tout à fait. Cela rentre pleinement dans l’état d’esprit voulu par le Comité international olympique et son agenda 2020. C’est aussi la volonté que devrait avoir tout événement international, de réflexion, d’organisation sur la durabilité et l’héritage. L’héritage des Jeux doit s’envisager d’un point de vue matériel : infrastructures, stades, lieux d’entraînements… Mais aussi dans l’esprit, la culture et le partage des émotions. Nos amis norvégiens ont bien compris et appliqué ces principes. En 1994, je me souviens de Jeux à dimension humaine. Lillehammer est une petite ville. La région n’avait pas de grands moyens, mais elle a su se transformer et créer un bel écrin. Elle a laissé un héritage extraordinaire en terme éducatif puisqu’une université a été créée. Un bel héritage éducatif, culturel, historique, sportif et d’infrastructures qui a perduré. Et qui permet aujourd’hui de faire ces JOJ.

Un mot sur Paul Croesi, l’unique athlète de la Principauté en lice?
Je le connais depuis qu’il est tout jeune. Je suis heureux qu’il ait atteint un niveau lui permettant de participer à ces Jeux. Je souhaite qu’il ait du succès mais surtout, qu’il ait du plaisir à participer à cette grande fête du sport et de la jeunesse, et que cela lui donne envie de poursuivre sa carrière...Et pourquoi pas de représenter, un jour, Monaco aux Jeux olympiques d’hiver.

Votre sentiment sur les JO de Rio en août?
Ils s’annoncent de belle manière. Il y a eu des soucis au niveau de retards sur certains chantiers mais je suis sûr que tout va rentrer dans l’ordre, et que nos amis brésiliens auront à cœur de présenter leur meilleur visage. Le virus Zika est une préoccupation. Tout est actuellement fait pour que ce ne soit pas un problème à cette époque-là. Je crois qu’il faut leur faire confiance, et les accompagner au mieux dans la préparation de ces Jeux qui auront lieu, pour la première fois, sur le continent sud-américain.


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