“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Pilote devenu directeur adjoint du team monégasque Venturi, Jérôme d’Ambrosio prend un nouveau départ en Formule E

Mis à jour le 19/02/2021 à 19:35 Publié le 19/02/2021 à 18:36
Jérôme d’Ambrosio.

Jérôme d’Ambrosio. Photo FIA FE

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Pilote devenu directeur adjoint du team monégasque Venturi, Jérôme d’Ambrosio prend un nouveau départ en Formule E

À 35 ans, Jérôme d’Ambrosio lâche le volant. Le Belge épaule désormais Susie Wolff aux manettes de l’écurie monégasque Venturi Racing. Rencontre une semaine avant l’ouverture de la saison 7 du championnat des monoplaces électriques en Arabie saoudite.

En 2020, il figurait parmi les quatre derniers pionniers de la Formule E toujours en activité. Présent sur la grille de départ depuis la connexion initiale des monoplaces électriques, en 2014, Jérôme d’Ambrosio a choisi de mettre un terme à sa carrière de pilote ponctuée notamment d’un bref passage en F1. S’il vient de ranger le casque, le Bruxellois de 35 ans, résident monégasque, reste "branché". Le voilà directeur adjoint du team Venturi Racing. Au côté de la patronne, Susie Wolff, il met ainsi les doigts dans la prise du management. Avec quelles ambitions pour l’imminente saison 7 et au-delà ? Contact !

Jérôme, vendredi prochain, à l’heure du premier départ à Diriyah, l’adrénaline du pilotage vous manquera un peu, beaucoup ou pas du tout ?

Difficile à dire. Pour moi, ce sera en effet le premier ePrix sans tenir le volant depuis la création de la Formule E en 2014.À Valence, en bord de piste, lors de la traditionnelle répétition générale (du 28 novembre au 1er décembre 2020, ndlr), je n’ai pas eu de fourmis dans les semelles. Sans doute parce que j’étais déjà concentré à 100 % sur ma nouvelle mission. Dans ce rôle qui est le mien aujourd’hui, il y a beaucoup de choses à faire. On s’implique différemment, mais de manière encore plus importante, je pense. Donc, a priori, il en ira de même la semaine prochaine en Arabie saoudite. Aucun manque.

La décision de lâcher le volant à 35 ans, elle a été mûrement réfléchie ?

Oui, je me posais la question depuis quelques mois, déjà. Après les dernières courses enchaînées à Berlin, j’ai coupé le contact. Quatre semaines ‘‘off’’ avec mon épouse pour réfléchir à l’avenir. Les opportunités qui s’offraient à moi n’étaient pas synonymes de belles perspectives. Voilà pourquoi décision fut prise de tourner la page, début septembre. Je le sentais, l’heure d’entamer un nouveau chapitre venait de sonner. J’avais envie d’un autre challenge, toujours dans le domaine du sport automobile. La ‘‘compète’’ génère une telle intensité, vous savez. J’en ai besoin, je ne peux pas m’en passer.

Pourquoi Venturi ? Parce que vous êtes voisins ?

C’est très pratique d’habiter juste à côté du siège, bien sûr, mais la raison se situe ailleurs. La première personne que j’ai appelée après avoir choisi de mettre un terme à ma carrière de pilote, c’est Susie (Wolff). On se connaissait déjà. On se parlait dans les paddocks. Je lui ai juste fait part de mon état d’esprit, de mon envie de tenter un défi différent, en Formule E de préférence. À mes yeux, l’entourage compte beaucoup. Personne ne peut progresser et réussir seul, aussi bon, aussi fort soit-il. Le travail d’équipe prime toujours. Susie a entendu mes arguments. Cette nomination avait du sens pour elle aussi. Comme elle passe pas mal de temps en Angleterre, le fait que j’habite à Monaco, que je puisse venir tous les jours au bureau, ça constitue un atout non négligeable, en effet.

Comment s’est déroulée votre intégration ces deux-trois derniers mois ?

Super bien. Content de retrouver des personnes que j’avais déjà croisées. Ravi de faire connaissance avec les autres membres du team. Mon nouveau job comprend différents sujets. Certains que je maîtrise déjà, comme la relation technique avec les ingénieurs. D’autres que je dois assimiler. Le processus d’intégration n’est pas fini. Il va durer encore quelque temps. Aujourd’hui, demain, chaque jour, en échangeant avec les uns et les autres, j’apprends les ficelles du métier.

Y a-t-il une répartition des tâches entre Susie Wolff et son directeur adjoint ?

En premier lieu, Susie est la ‘‘Team Principal’’. Donc elle détient le pouvoir décisionnel. Moi, je suis son bras droit, comme on dit. Sur place, au siège, je m’occupe de la gestion au quotidien, je supervise les différentes activités. Et je la consulte pour tous les dossiers. Nous sommes en relation permanente, elle et moi.

À Valence, lors du test collectif, quelles étaient les priorités chez Venturi ?

Là-bas, il fallait surtout prendre la mesure du nouveau ‘‘power train’’ Mercedes (groupe motopropulseur). D’abord le découvrir, puis apprendre à l’exploiter correctement. De son côté, Norman (Nato), en tant que rookie, devait se familiariser en piste avec toutes ces procédures assez complexes. Pour les ingénieurs et les mécanos, il s’agissait aussi de retrouver les automatismes propres au week-end de course. Tout le programme de travail planifié a été accompli. Maintenant, à nous de transformer l’essai le mieux possible. Rendez-vous à Diriyah !

Peut-on dire que le nouveau groupe motopropulseur Mercedes marque une évolution importante ?

Oui. On pense qu’ils ont fait un pas dans le bon sens. Venturi possédait une voiture performante lors de la saison 6. Celle-ci l’est encore plus. Mais que vaut-elle par rapport à ses rivales ? Impossible de répondre. Nous devons attendre le verdict des deux premières courses saoudiennes pour le savoir.

Edoardo Mortara et Norman Nato forment-ils un duo homogène ?

Sans aucun doute, oui. Leur point commun, c’est la vitesse, car ce sont deux pilotes très rapides. ‘‘Edo’’ a gagné en Formule E. Il connaît la course automobile sur le bout des doigts. Énorme expérience. Norman, lui, il apporte la hargne du nouveau titulaire qui veut faire sa place dans le championnat. Il ne rechigne pas à la tâche. Son nombre d’heures empilées au simulateur depuis 2019 le démontre. L’un et l’autre sont de vrais pros. Ils s’entendent bien. Binôme prometteur, donc...

Venturi s’est classé 10e sur 12 au championnat teams 2020. Une saison 7 réussie, ça pourrait ressembler à quoi d’après vous ?

Pilote, je n’aimais pas fixer des objectifs. Là, c’est pareil ! (Rire) On a une vision à long terme, alors il faut progresser chaque année. Venturi doit se battre contre une concurrence féroce, contre plusieurs grands constructeurs qui font parler leur force de frappe. Se rapprocher des avant-postes, des podiums, marquer des points régulièrement, cela me paraît une ambition raisonnable. Il y a moyen d’abandonner cette 10e place, d’aller plus haut. Pourquoi pas le top 6 ?

Cette année, il y aura un virage à domicile. Si on connaît la date de l’ePrix de Monaco (8 mai), son tracé reste à valider. Si vous aviez le choix, ce serait lequel ?

Personnellement, je pense que la Formule E actuelle, plus puissante, peut faire le saut et rouler désormais sur le circuit F1. N’ayons pas peur des comparaisons, allons-y ! Cette piste offrirait plus de dépassements que le tourniquet du port emprunté lors des trois éditions précédentes. Avec ma casquette d’ex-pilote, j’opterais pour le changement, oui. Mais même si le statu quo prévaut, il y aura du spectacle à Monaco. Comme en 2019.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.