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On a rencontré le pilote antibois de Formule E Norman Nato avant le 5e Monaco E-Prix

Non conservé par l’écurie monégasque Venturi Racing fin 2021, au terme de sa première saison dans la peau d’un titulaire (1 victoire), Norman Nato garde un pied en Formule E. Entre deux courses du championnat du monde d’Endurance (WEC), l’Antibois de 29 ans officie à nouveau en qualité de pilote de réserve, cette fois dans le camp Jaguar où le Néo-Zélandais Mitch Evans vient de réussir un retentissant doublé. Contact!

Gil Léon Publié le 29/04/2022 à 10:06, mis à jour le 29/04/2022 à 12:59
Norman Nato: "Apprendre encore, être patient..." Photo DR

Norman, quand et comment s’est conclu cet accord avec le team Jaguar TCS Racing?

Je me suis engagé assez tard. D’abord parce qu’il fallait que je sois sûr de vouloir tenir à nouveau ce rôle. Une mission pas vraiment synonyme de figuration, vu la charge de travail entre chaque course. Une fois défini mon avenir en Endurance, on a évalué les deux ou trois propositions reçues.

Sans conteste, Jaguar constituait la meilleure opportunité. C’est une marque prestigieuse. L’équipe a fini vice-championne en 2021. Voilà, ça me permet de rester présent dans le paddock Formule E, prêt à saisir une seconde chance éventuellement...

Pilote de réserve chez Jaguar, c’est le même job que chez Venturi?

Pas tout à fait. Là, je suis présent sur toutes les courses. Les séances de simulateur sont programmées avant, pas pendant comme chez Venturi. Le trajet domicile-usine s’avère un peu plus long, aussi. Avant, c’était la porte à côté. Maintenant, il faut monter en Angleterre.

 

Mitch Evans vient de remporter les deux courses de Rome. Quelle fut la clé de la réussite en Italie?

Cette piste avait déjà souri au team Jaguar (première victoire en Formule E, grâce au même Evans, en avril 2019, ndlr). Le break d’un mois et demi entre Mexico et Rome nous a permis d’analyser les données recueillies lors des deux premières étapes. Une remise en question salutaire. On a apporté quelques évolutions, des nouveaux process. Travail payant, mais il faut garder les pieds sur terre. Surtout ne pas penser que l’on a mis le doigt sur un truc magique. En Formule E, c’est très dur de trouver la constance. Une équipe domine sur tel circuit. Et la fois d’après, une autre prend l’avantage. Tellement aléatoire...

Quand les voitures entreront en piste ce samedi matin, vous aurez encore plus de fourmis dans les semelles ici?

J’en ai déjà pas mal ailleurs! Regarder les autres rouler à Monaco, sur ce tracé où je me suis illustré en Formule Renault 3.5 (vainqueur en 2014) et en GP2 (2e de la course principale en 2016), ça fout les boules, bien sûr. Mais j’assume mon choix. Je l’ai fait en connaissance de cause. On verra ce que l’avenir nous réserve. Pour l’instant, il faut apprendre encore, être patient.

Un come-back sur la grille de départ, ça reste possible?

 

Je ne ferme aucune porte. Côté endurance, on a bien débuté (3e des 1000 Miles de Sebring en catégorie LM P2). Il y a de belles perspectives. Mais j’aime beaucoup la Formule E, également. Ses circuits urbains, l’ambiance cool qui y règne, ce type de pilotage spécial poussant à se transcender... S’il y a une belle occasion de revenir, je la saisirai avec plaisir.

On vient de dévoiler la monoplace "Gen3", ce jeudi en Principauté. Vous la prendrez en main bientôt?

Très certainement. D’abord au simulateur, puis en piste. Comme chaque constructeur, Jaguar recevra sa première voiture fin mai. Au volant de cette nouvelle auto, je pense qu’on va commencer à aller très vite. En 2023, les écarts devraient croître entre les teams. Donc mieux vaudra savoir la développer et s’adapter rapidement.

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