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Monaco: le coup parfait

Mis à jour le 21/03/2016 à 05:13 Publié le 21/03/2016 à 05:13
Zlatan et le PSG bousculés par Carvalho et l'ASM.

Zlatan et le PSG bousculés par Carvalho et l'ASM. Photo AFP

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Monaco: le coup parfait

Au pied du mur au coup d'envoi après le résultat de ses poursuivants, l'ASM a profité des erreurs parisiennes pour prendre trois points chez le Champion de France

C'est une bonne victoire, on va enfin faire la Une des journaux ». Le ton de Leonardo Jardim est à la fois ironique et sincère. Souvent critiqué, l'entraîneur de l'AS Monaco savoure le fait d'être la première équipe à faire tomber le PSG à domicile depuis le 7 mai 2014. C'était déjà un soir de sacre pour les Parisiens, sans doute la tête ailleurs.

Mais hier soir, Monaco n'avait pas le droit de se manquer. C'est simple, après les victoires de Lyon et Nice, il fallait faire un coup au Parc des Princes faute de sentir le souffle chaud des deux poursuivants pendant les quinze jours de trêve internationale. C'est fait avec cette belle victoire chez le champion de France parisien (2-0). Une victoire qui s'est dessinée en trois minutes après le retour des vestiaires. Un but de Vagner Love, une Panenka de Fabinho et on ferme boutique. Schéma classique d'une rencontre où le PSG aura fait le jeu et Monaco pris les points. Une habitude princière dans cette enceinte où l'ASM a de très bonnes habitudes (17e victoire dans la capitale en championnat).

Pourtant, ce succès était loin d'être évident après 45 premières minutes très compliquées où le schéma tactique innovant de Leonardo Jardim (5-3-2) aura été trimballé sur toute la largeur du terrain par un PSG appliqué et sérieux.

Le match aurait même pu être différent si le but de Zlatan Ibrahimovic - valable - n'avait pas été injustement refusé. Mais les belles victoires s'entourent également d'un peu de chance, hier elle était clairement monégasque. La providence, donc, mais aussi une solidité retrouvée. C'était d'ailleurs l'objet du changement tactique de Jardim. Sortir ses joueurs du confort habituel, les bousculer mais aussi les rassurer. Revenir du Parc des Princes sans prendre de but, ce n'est pas rien. Monaco l'a fait. Et face à un PSG qui avait sorti toute l'artillerie dès le coup d'envoi. La victoire est d'autant plus belle.

Même s'il a rendu hommage à ses joueurs, Leonardo Jardim jubile. On commence à bien connaître le Portugais pour savoir quand il est heureux. Hier, il avait ce sourire des belles soirées. En conférence de presse, il a attendu les questions avec satisfaction, conscient de la réussite qui est, aussi, la sienne. Un rictus qui se faisait de plus en plus rare. Critiqué toute la semaine, le coach a courbé le dos, remobilisé ses troupes entre nouveauté tactique, barbecue sympathique et gros travail collectif. « On a passé une semaine à beaucoup bosser tactiquement car nous avons changé de système et les joueurs ont fait un grand match », détaille le coach. Une nouveauté tactique qui a visiblement eu de l'écho dans les rangs monégasques. Pour Tiémoué Bakayoko, il s'agit « du match référence cette saison. On s'est senti bien dans ce schéma, peut-être qu'il faudrait le reconduire ». « En Ligue 1, quand tu es compact, tu ne prends pas souvent de but, embraye Danijel Subasic. Et en football, quand tu termines un match sans encaisser de but, c'est souvent positif. Ce schéma à cinq derrière, on l'avait bien bossé et ça nous a réussi ».

Quoi qu'il en soit, Monaco va pouvoir passer quinze jours au chaud, détendu et dans une certaine sérénité. Lors de la prochaine journée, les Monégasques ouvriront le bal contre Bordeaux au Louis-II (vendredi 1er avril, 20h30). Cette fois, les Asémistes auront l'avantage de tirer les premiers et de mettre la pression sur les poursuivants. En cas de succès, ils porteraient leur avance à 7 et 8 points sur Nice et Lyon. ça serait bête de passer à côté d'une si belle opportunité. Surtout quand on revient de Paris avec 3 points en poche.

« Mes joueurs ont répondu présent »

Leonardo Jardim (entraîneur de Monaco) : « Nous avons conservé notre avance, rien de plus. J'ai bien étudié le PSG avant le match, avec trois défenseurs centraux, on pouvait avoir une meilleure assise défensive. On a tenté de limiter au maximum leurs mouvements atypiques entre les latéraux et les milieux. Mes joueurs ont répondu présent et ce sont eux les principaux responsables, il faut les féliciter. L'important c'était de gagner. Cette semaine, j'ai lu, à gauche et à droite, que Paris allait gagner mais le football c'est toujours plus compliqué. Un match ça se gagne uniquement sur le terrain ».

Laurent Blanc (entraîneur du Paris SG) : « En première période, on se crée beaucoup d'occasions, on maîtrise le jeu, devant une équipe très défensive. On aurait pu ouvrir le score, on l'a fait... L'arbitre en a décidé autrement. Ce sont des choses qui arrivent. En seconde période, Monaco a su profiter des espaces. Sur les deux buts, il y a des choses à redire. Comme le match était difficile à gagner, il aurait fallu avoir des qualités mentales qu'on n'avait pas pour revenir. Ce n'est certainement pas un hasard qu'il y ait eu un relâchement, mais si on marque ce but... C'est l'équipe qui a joué le plus défensivement qui a gagné, comme souvent au foot. On a été un peu moins efficace que d'habitude, malgré quatre joueurs offensifs alignés d'entrée. Si on ouvre le score on gagne ce match. Je n'ai pas l'impression qu'il y avait une fête ce soir, le titre on le fêtera lorsqu'on recevra le trophée à la dernière journée ».

Le coach de l’ASM peut être heureux. Son schéma à trois défenseurs centraux a parfaitement fonctionné.
Le coach de l’ASM peut être heureux. Son schéma à trois défenseurs centraux a parfaitement fonctionné. Photo AFP

Fabinho, monsieur penalty

Photo AFP

Auteur de son cinquième but de la saison sur penalty, le Brésilien a conforté l’avance des siens et validé sa bonne seconde période.

SUBASIC (6) : bien placé sur une frappe lointaine d'Ibrahimovic (17'), un peu aidé par la maladresse parisienne et le corps arbitral sur ce but sur hors-jeu injustement refusé, mais rassurant dans l'ensemble. D'autant qu'il n'a pas eu, au fond, trop à s'employer. Une belle soirée pour lui.

JEMERSON(5,5) : on voulait le voir, lui, le futur taulier de la défense. Quoi de mieux qu'un match de gala pour lancer le Brésilien dans le grand bain de la Ligue 1, plus d'un mois après sa première sortie officielle à Sochaux en Coupe de France. En charge de Cavani, il a avalé les kilomètres pour chasser l'Uruguayen sur chaque appel. Un peu rugueux sur certains tacles, ce qui lui a valu son premier avertissement en Ligue 1 (32') mais aussi auteur de beaux gestes défensifs comme cette tête qui sauve les siens sur une frappe de Di Maria (33'). On attend maintenant son installation dans le onze de départ.

RICARDO CARVALHO (6): des bonnes interventions dans la surface (11'), un retour salvateur dans les pieds de Cavani (21') et un sang-froid permanent. L'odeur des grands matches lui réussit bien.

RAGGI (5,5) : au marquage de Lucas, l'Italien a souffert toute la première période ne sachant pas où se situer par rapport à ses copains. Il s'est repris après la pause, tout en rage et en don de soi, comme sur cette reprise d'Ibrahimovic qu'il prend dans la glotte.

FABINHO (7) : positionné plus haut dans le 5-3-2 monégasque, le Brésilien a mis vingt minutes avant de s'autoriser des percées sur son côté droit. Une belle frappe qui chatouille les gants de Trapp en angle fermé (49') avant de se montrer décisif en allant chercher le penalty pour ensuite enrhumer le portier allemand d'une Panenka. Son cinquième but de la saison, son cinquième sur penalty. Costaud et intraitable au retour des vestiaires. Décisif.

BAKAYOKO (6): il est né à quelques portes de périphérique du Parc des Princes, il avait à cœur de se montrer devant ses proches. Un match en dents de scie, avec une bonne entame avant de pécher par moments par déconcentration. A son crédit, de nombreuses tentatives de frappe et des bonnes sorties de balle. Il a très bien fini.

TOULALAN (6): parfois à l'arrache, le capitaine a néanmoins gratté des ballons chauds sur les offensives parisiennes, du bout de la godasse ou de la cuisse. Indispensable.

LEMAR (6): son jeu de corps a fait très mal au premier rideau parisien mais il est trop esseulé pour briller. Une belle frappe détournée par Trapp sur une erreur de relance de Motta (59') et surtout le caviar pour Vagner Love sur l'ouverture du score (65'). Toujours avec ce délicieux pied gauche…

ECHIEJILE (5,5): plutôt défenseur que contre-attaquant, le Nigérian a surtout bien bloqué son couloir. Sérieux. Il est à l'origine du premier but avec une ouverture en profondeur pour Lemar. Simple et efficace.

MBAPPE (5) : pas encore 18 ans et déjà titulaire face au PSG. La pépite du centre de formation continue son apprentissage accéléré avec toujours la même insouciance. Même si tout n'est pas encore parfait - c'est un bébé - il a vraiment quelque chose. Remplacé par Helder Costa (81').

VAGNER LOVE (6) : la dernière fois que l'artilleur de l'amour avait joué au Parc des Princes, c'était en 2004 avec le CSKA Moscou. A l'époque, il avait Stéphane Pichot aux basques. Hier, c'était Thiago Silva. Trop compliqué pour lui mais il n'a pas baissé les bras avec ce but de renard, son troisième en deux matches. Remplacé par Lacina Traoré (87').

Les buts

 

Photos AFP

0-1, 65’ : Lemar, lancé par Echiéjilé, déboule côté gauche et centre parfaitement pour Vagner Love qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets de Trapp.

0-2, 68’ : David Luiz, trop facile, tente un double contact dans sa surface et se fait chiper le ballon par Fabinho. Le Parisien retient le Monégasque par le bras. Penalty indiscutable. Fabinho se fait justice lui-même en le transformant d’une Panenka.

il a dit

Tiémoué Bakayoko(milieu de l’ASM) : « C’est un exploit, d’autant qu’on était attendu. Après une première période compliquée, sans doute dû à notre nouveau schéma tactique qu’il fallait appliquer, on a bien pris la mesure. Au final, on ne concède pas trop d’occasions et on gagne ici, là où personne ne gagne depuis deux ans. Au départ, on avait à cœur de ne pas perdre, alors prendre trois points, c’est parfait. »

Les chiffres

7

Monaco reste invaincu au Parc des Princes depuis 7 matches et une défaite en février 2007 (2-4). L’ASM s’est imposée à deux reprises pour cinq nuls.

34

Cela faisait 34 matchs que le PSG était invaincu sur sa pelouse du Parc des Princes en Ligue 1.


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