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Les enfants apprennent le cirque sous le chapiteau de Fontvieille à Monaco

Pendant une semaine encore, l’école de cirque de Tourrette-Levens s’installe sous le chapiteau de Fontvieille. Cela permet aux plus jeunes de découvrir et de s’initier à cette discipline.

Juliette Bisiaux Publié le 22/07/2022 à 11:22, mis à jour le 22/07/2022 à 11:23
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L'école, créée en 2013 par la famille d'artistes de cirque, et avec le soutien du Docteur Alain Frère, ancien maire de Tourrette-Levens, fêtera ses 10 ans l'année prochaine. Photo Dylan Meiffret

Jonglerie, trapèze, boule d’équilibre, cerceaux aériens, slack line ou expression scénique, les enfants qui participent au stage de cirque sont initiés à toutes les activités. Cela demande un sens artistique mais une belle condition physique également.

C’est la première fois que des stages aussi longs sont organisés sous le chapiteau et à cette occasion c’est l’école de cirque “Tous en piste” de Tourrette-Levens qui a été invitée pour tout organiser. "Je n’ai pas les mots. C’est vraiment incroyable d’être là, c’est extrêmement prestigieux. L’école a ainsi une certaine reconnaissance mais il y a aussi un côté sentimental", se réjouit Corinne Edon dont le père, Gérard Edon, a reçu le Grand Prix national du Cirque en tant que trapéziste. Un prix décerné sous le chapiteau de Fontvieille qui accueille le Festival de cirque de Monte-Carlo.

"Pour nous, être ici c’est comme être aux Jeux Olympiques, on ne pouvait pas avoir de meilleure place pour organiser nos stages", poursuit-elle.

Ils surpassent leurs peurs

Les enfants sont bien accompagnés et répartis dans des groupes selon leur âge, de 4 à 18 ans, encadrés toujours au minimum par deux intervenants sur les différents ateliers. L’objectif reste aussi de les laisser apprendre par eux-mêmes. "Les stages c’est l’école de la vie. Avec le jonglage, ils apprennent la persévérance et la patience. Ils apprennent l’échec. Avec l’équilibre, ils comprennent que si on tombe on se relève. Avec l’aérien ils dépassent leurs peurs… ou pas, rigole Corinne Edon. En acrobatie, on leur apprend à prendre des risques calculés."

Le but premier du stage demeure l’initiation des enfants afin qu’ils puissent découvrir, et si l’exercice leur plaît, pourquoi pas continuer. "On a à cœur de leur transmettre aussi notre histoire de circassiens et notre expérience dans ce métier. On fait également travailler leur imaginaire c’est important pour des enfants. Mais c’est surtout une volonté de transmettre le goût du cirque pour qu’ils puissent venir aux représentations ensuite. Et qu’ils se rendent compte des difficultés pour appréhender un numéro, ils repartent avec un certain respect pour la profession."

 

Apprendre en s’amusant

Une semaine de stage qui se termine par une journée de répétitions avant le spectacle où les parents pourront observer l’évolution de leurs enfants pendant la représentation. Mélilou n’a que 12 ans mais pratique déjà les tissus aériens comme une pro. C’est d’ailleurs le numéro qu’elle souhaite présenter au spectacle. "J’ai commencé le cirque à trois ans après avoir vu une représentation, ça m’a tout de suite plu. C’est pour ça que je suis à l’école de cirque depuis 8 ans maintenant et je viens aux stages d’été pour continuer d’apprendre en m’amusant."

Pour ceux qui ne se sont pas encore inscrits, il faudra attendre l’année prochaine car la dernière semaine de stage est déjà complète. L’initiative sera reconduite à partir du 10 juillet 2023, pour trois semaines.


Savoir +
Infos : 06 74 46 94 27

Le but premier reste que les enfants s'amusent, mais le cirque permet également de se dépasser physiquement et de se forger un mental d'acier. Photo Dylan Meiffret.
Photo Dylan Meiffret.
Photo Dylan Meiffret.
Photo Dylan Meiffret.

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