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Le Rallye du Var sous le choc après le violent crash du pilote Ludovic Gal

Marquée d’entrée par le très grave accident du pilote haut-savoyard Ludovic Gal, la première étape de la finale varoise du championnat de France des rallyes a aussi vu Yoann Bonato décrocher son quatrième titre national, hier.

Gil Léon Publié le 26/11/2021 à 22:00, mis à jour le 26/11/2021 à 22:09
Stéphane Sarrazin, un leader qui a la tête ailleurs. Photo SCD/Jo Lillini

Ne jamais se fier aux apparences. Même quand le soleil darde ses rayons sur le massif des Maures, les routes du Rallye du Var demeurent pavées de mauvaises intentions. Ce vendredi, après les averses de la nuit précédente, les pièges humides attendaient ainsi les concurrents de la traditionnelle finale du championnat de France à chaque virage, ou presque.

Alors qu’il vise le top 5 du scratch, au volant d’une Volkswagen Polo R5 de l’écurie Sarrazin Motorsport, l’infortuné Ludovic Gal dérape dès l’ouverture des hostilités, au pied de Notre Dame des Anges.

"Environ trois kilomètres après le départ de l’ES 1, j’ai aperçu sa voiture encastrée dans un arbre en contrebas", raconte le Fréjusien Sylvain Polo, parti juste derrière. "Dans une longue courbe à droite rapide et glissante, peut-être a-t-il été surpris par des pneus froids."

 

D’entrée, une chape de plomb s’abat sur la course. Près de Gonfaron, l’épreuve spéciale initiale tourne court. Neutralisée afin de permettre aux forces de secours d’intervenir sur la voiture frappée du numéro 8 pour désincarcérer le pilote haut-savoyard prisonnier de son habitacle.

Extrait en "état d’urgence absolue", "polytraumatisé", celui-ci a été évacué par hélicoptère et placé en réanimation à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon, tandis que le copilote, Geoffrey Combe s’en est sorti avec des blessures légères.

"C’est très inquiétant, on n’a plus la tête au sport", confiait en début de soirée Stéphane Sarrazin, le patron qui reprend le volant ici pour une récréation de fin de saison, rentré lui à bon port en tête de la hiérarchie provisoire. "Dans les trois spéciales suivantes, j’ai gambergé, j’ai pensé à lui. On est venu à Sainte-Maxime avec trois voitures dans le but de vivre ce rallye comme une fête. Ludo, c’est mon ami, mon équipier. Il fait partie de la famille. C’est dur."

Du côté de Collobrières (ES 3), la famille Sarrazin Motorsport a perdu une autre Polo. Celle de Quentin Giordano, éphémère leader parti lui aussi dans le décor, heureusement sans gravité.

Pour espérer détrôner Yoann Bonato (Citroën C3 Rally2), le Lorrain devait impérativement gravir l’une des deux premières marches du podium à Sainte-Maxime. Son abandon permet donc à l’Isérois de prolonger son règne en coiffant une quatrième couronne nationale avant terme.

La course au titre pliée, reste à suivre le match à trois pour la victoire entre Sarrazin, Nicolas Ciamin (Skoda Fabia Evo R5), à 7’’ et Bonato, à 12’’5. En espérant entendre des nouvelles rassurantes sur l’état de santé de Ludovic Gal dès ce samedi.

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