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Le pilote antibois Norman Nato redécouvre le circuit de Monaco au volant d’une Formule E

Mis à jour le 06/05/2021 à 21:29 Publié le 06/05/2021 à 21:06
Un virage à domicile que Norman Nato veut négocier au mieux.

Un virage à domicile que Norman Nato veut négocier au mieux. Photo LAT Images

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Le pilote antibois Norman Nato redécouvre le circuit de Monaco au volant d’une Formule E

À 28 ans, Norman Nato se réjouit de retrouver le toboggan de la Principauté en mode électrique ce samedi à l’occasion du 4e Monaco E-Prix. Le pilote antibois espère bien faire briller les couleurs du team monégasque Venturi.

Il est né à Cannes. Il vit à Antibes. Licencié à l’ASA Croisette et pilote de l’écurie monégasque Venturi Racing qui l’a promu successeur de Felipe Massa en championnat du monde FIA Formule E cette saison, Norman Nato va négocier un virage très spécial, ce samedi: son premier E-Prix de Monaco. Une échéance qui tombe à pic pour le rookie azuréen dont la montée en puissance sur le front des monoplaces électriques a crevé l’écran lors des deux précédentes étapes. À peine revenu de Belgique où il s’est invité sur le podium des 6 Heures de Spa-Francorchamps (2e de la catégorie LMP2 Pro-Am), le voilà prêt à mettre les watts à domicile. Contact!

Norman, votre feuille de route 2021 comprend une succession d’allers et retours entre Formule E et Endurance. Vous préférez passer de la monoplace ‘‘Gen2’’ au prototype LMP2 ou l’inverse?

Sincèrement, je n’ai pas de préférence. Bon, en Arabie saoudite, au moment d’entamer cette première saison en FE, je ne totalisais que quatre jours de roulage. Tout me semblait nouveau, à découvrir. Aujourd’hui, après trois week-ends et six courses, je commence à peine à me sentir un peu à l’aise. Donc j’arrive plus facilement à passer d’une voiture à l’autre.

Chaque fois que vous changez de volant, il faut faire un ‘‘reset’’? Ce sont vraiment deux mondes très différents?

Oui, clairement. Côté LMP2, j’ai l’habitude. Adaptation immédiate quand j’entre en piste. La Formule E, c’est un tout autre mode d’emploi, d’autres procédures à respecter, en effet. Heureusement, on fait beaucoup de simulateur à Monaco avant chaque week-end de course. Cela m’aide à reprendre les repères, les automatismes. À me remettre dans le bain, quoi!

Si vous deviez résumer votre début de saison 1 chez Venturi en deuxou trois mots...

Euh, "progression", d’abord. Et puis "détermination" et "travail". En Formule E, ce sont les trois mots-clés. A fortiori quand vous êtes rookie.

Progression, détermination... mais aussi frustration puisque des pénalités vous ont privé d’un premier podium qui vous tendait les bras à Rome et Valence. Pilules digérées?

Quand vous coupez la ligne d’arrivée en troisième position et que vous apprenez votre disqualification sitôt rentré au box, sur le coup, ça ne fait pas plaisir. À Rome, il s’agit d’une petite erreur technique ayant affecté notre système. La surconsommation d’énergie ne dure qu’un dixième de seconde ou deux. À Valence, il y a aussi une petite faute qui me prive de la 2e place le dimanche (rétrogradé au 5e rang de la course 2 pour avoir été jugé coupable d’un accrochage, ndlr).

C’est le règlement, il faut l’accepter. Aujourd’hui, je retiens surtout ma montée en puissance matérialisée en Italie et confirmée en Espagne. Après un top départ en demi-teinte au Moyen Orient, notre niveau de performance va crescendo. Vous savez, si je travaillais pour cela, je ne pensais pas être capable de viser le top 3 si vite.

Qu’aimeriez-vous améliorer en priorité aujourd’hui? La gestion de l’énergie en course?

Ce paramètre compte énormément en Formule E, bien sûr. À Rome, c’est une erreur de stratégie, pas du pilote. Le samedi à Valence aussi, même si je n’ai pas fait tout ce qu’il faut au volant. Bon, lors de cette course 1, vous l’avez vu, douze voitures ont fini à plat. Pas normal, il y avait un problème. Bref, pour vous répondre, je sais que la conso d’énergie tient un rôle prépondérant mais je ne me focalise pas sur ce seul domaine. Arriver à tirer la quintessence de l’auto en qualifications, c’est également super important.

Nyck De Vries et Stoffel Vandoorne, les pilotes Mercedes, occupent les deux premières places du championnat aujourd’hui. Doit-on en déduire que le groupe propulseur de la firme à l’étoile dont bénéficie le team Venturi Racing est le meilleur du plateau?

Le meilleur, je ne sais pas. Il est bien né, très bon, ça c’est sûr! Mercedes a accompli un énorme boulot l’hiver dernier pour que son nouveau "power train" soit prêt d’entrée. Fiable et performant. En FE comme en F1, ce constructeur s’implique à fond. Alors, pour nous Venturi, collaborer avec une firme telle que Mercedes, c’est top. Mais attention, la chaîne de traction ne fait pas tout. La préparation et la stratégie pèsent lourd également.

Le tracé F1 de Monaco en mode FE, ça donne quoi au simulateur?

Je redécouvre ce circuit, tout simplement! Pas juste à cause de la modification opérée à la chicane du Port (virage 11). Avec la Formule E, il faut oublier les repères du GP2 et de la Formule Renault 3.5, changer son style de pilotage. Depuis lundi, on enchaîne les tours virtuels sans relâche, ou presque. On peaufine les stratégies. Cela dit, je suis super content de courir à nouveau à Monaco. Cette piste m’a souvent souri. Et puis le siège du team Venturi se trouve à deux minutes à pied. Le quartier Fontvieille, c’est la porte à côté!

En 2019, Felipe Massa, votre prédécesseur, avait hissé sa Venturi sur la troisième marche du podium. Vous devez faire au moins aussi bien, non?

On vient d’enchaîner deux week-ends positifs en termes de performance. Donc, sur le papier, tous les espoirs sont permis. Chaque E-Prix réserve son lot de surprises, de rebondissements. Les écarts sont si infimes, il y a tellement d’aléas... Bien malin qui peut prédire le nom du vainqueur. Ce que je sais, c’est que nous sommes prêts à en découdre. Venturi va rouler à la maison sans se mettre une pression excessive sur les épaules. L’étape de Monaco comprend une course. Une seule. Et tout le monde veut la gagner!

Compte tenu de votre progression rapide ces dernières semaines, quelle est la cible pour le restant de la saison?Et au-delà, à moyen terme, espérez-vous jouer le titre?

Si Venturi a décidé de changer mon statut, de pilote d’essais à pilote titulaire, c’est parce que Susie Wolff pense que je peux gagner des courses. Moi, je sais de quoi je suis capable. Une Formule E ne s’apprivoise pas aisément. Aujourd’hui, je suis un rookie. Alors gardons les pieds sur terre. En premier lieu, ici et lors des huit courses suivantes, je veux continuer à apprendre, à engranger de la confiance, de préférence en réussissant quelques coups d’éclat. Si la pente ascendante se prolonge jusqu’au bout du calendrier 2021, avec des bons points marqués régulièrement, sûr qu’on pourra penser au championnat l’an prochain.

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