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Le nouveau défi du navigateur Jean-Pierre Dick

Mis à jour le 04/07/2020 à 14:49 Publié le 04/07/2020 à 14:48
Jean-Pierre Dick et son équipage sur JP54.

Jean-Pierre Dick et son équipage sur JP54. DR

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Le nouveau défi du navigateur Jean-Pierre Dick

Le skipper niçois et son équipage vont tenter, d’ici quelques jours, d’effacer le temps de référence établi par Éric Tabarly sur la traversée Saint-Pierre-et-Miquelon-Lorient.

Laisser l’étrave de son JP 54 s’engouffrer dans l’écume nostalgique laissée par le regretté et légendaire Éric Tabarly ; et tenter, à son tour, d’écrire un bout d’Histoire…

Jean-Pierre Dick reste un homme de défis. Un marin qui, certes, s’est pas mal consacré, ces derniers temps à la régate (lire encadré), mais qui n’a jamais pu, bien longtemps, résister à l’appel du grand large. Avec en moyenne deux transats par an à son actif (dont l’ARC, qu’il a remportée en 2018).

Le voilà donc, cette fois, engagé sur la 1re édition de la Route Saint-Pierre-et-Miquelon - Lorient. Avec une seule idée en tête : effacer le temps de référence établi… en 1987, par Le Sphynx de Bénodet (que le Niçois a d’ailleurs eu le privilège de rencontrer deux fois dans sa vie), à l’époque sur le maxi de 27 mètres Côte d’Or (10 jours, 1 heure et 31 minutes, pour parcourir 2150 milles nautiques). « Mais attention, ce record, il va falloir s’arracher pour aller le chercher, prévient-il d’emblée. J’ai un bateau un peu plus petit (54 pieds), on peut le faire, mais ça ne sera pas si simple… »

Début de traversée piégeux

Pas si simple d’autant qu’en raison du confinement, la préparation a été forcément plus que tronquée. Et qu’en prime, le tout début de la traversée s’annonce à la fois technique et très piégeux. Avec, notamment, la présence de nombreux icebergs et ces dépressions extra-tropicales souvent violentes…

Mais outre l’aspect purement sportif, l’objectif pour Jean-Pierre Dick sera, également, de « continuer à transmettre », puisqu’en dehors de Tanguy Duchatelet, son complice de navigation, les quatre autres membres de l’équipage sont tous des amateurs. « L’idée, c’est de les former à la course au large et de leur faire vivre leur rêve ».

Témoigner

Enfin, ultime priorité pour le quadruple vainqueur de la Transat Jacques-Vabre : « être des observateurs privilégiés des océans ». Et « témoigner, grâce à des vidéos, de ce que la nature nous a offerts. Parce qu’on va naviguer exactement là où le courant Labrador se mélange avec le Gulf Stream, et qu’il y existe une faune marine extrêmement dense… »

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cette Route Saint-Pierre-et-Miquelon - Lorient, est organisée en partenariat avec la Fondation Pure Ocean (1). « En fait, rembobine le skipper, son président, David Sussmann, devait initialement faire la Québec - Saint-Malo avec moi. Mais la course a été annulée et il nous est alors venu l’idée de ce défi… »

Un défi ouvert aussi bien au Class40 qu’aux unités Ultime, même si, cette année - et en raison du Covid - seuls deux bateaux sont engagés dans l’aventure (Morgane Ursault-Poupon et son Up Sailing complètent le plateau).

Si le départ est programmé entre le 14 et le 29 juillet (à chacun, grâce au routage, de choisir la meilleure fenêtre météo possible), l’homme aux 4 participations au Vendée globe, à bord de son monocoque rebaptisé pour l’occasion The Kid for Pure Ocean, n’a en tout cas visiblement rien perdu de sa motivation. « La haute mer, c’est mon univers. Là où je me sens bien. Pour être heureux, j’ai vraiment besoin de sentir cette adrénaline… »


(1) Pure Ocean est un fonds de dotation créé en 2017, basé à Marseille, et dont la mission principale est le soutien de projets de recherche innovants contribuant à la protection des écosystèmes marins fragiles et de la biodiversité.

Dick le visionnaire

En imaginant, il y a trois ans, lancer un catamaran à foils de 26 pieds - l’ETF26 -, Jean-Pierre Dick a démontré des talents de visionnaire. Et a surtout permis à un nouveau circuit d’émerger dans le monde de la régate. « C’est un projet hyper-challenger, dit-il. Au niveau sportif, d’abord, puisque grâce au soutien de mes partenaires (Ville de Nice et ABC Arbitrage), le bateau sur lequel on “vole” avec Moana Vaireaux et Valentin Bellet (vainqueur du Tour voile, l’an dernier) est désormais reconnu au niveau international. Et sur un plan plus général, ensuite, puisque la série attire désormais les meilleurs mondiaux. »

Si, depuis le début de l’aventure, 12 unités ont déjà été livrées, 7 devraient prendre part aux prochaines ETF series (qui débuteront fin août à Carnac et compteront au total 5 étapes). Mais pour le Gentleman skipper, l’ambition, désormais, est de convaincre ASO de faire de son “bébé” LE support monotypique des prochains Tour de France à la voile. Sacré défi en perspectives. « Oui, mais je suis persuadé qu’on est sur la voie du futur, qu’avec des bateaux qui peuvent atteindre les 36 nœuds, on est en mesure de moderniser cette compétition…»


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