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Le groupe Madar rachète le Port Palace à Lofti Maktouf L’hôtel va être modernisé

Mis à jour le 09/03/2020 à 11:11 Publié le 09/03/2020 à 11:11
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Le groupe Madar rachète le Port Palace à Lofti Maktouf L’hôtel va être modernisé

La famille française d’investisseurs fonciers s’implante en Principauté. Elle va rénover en profondeur le quatre-étoiles du quai des Etats-Unis

Quel est le point commun entre le Palm Beach à Cannes, le centre commercial Beaugrenelle à Paris, le cinq-étoiles JK Paris, le théâtre Hébertot au boulevard de Batignolles et le Port Palace ? Une famille d’investisseurs fonciers : les Madar. Depuis le lancement de l’activité du père Raoul, aujourd’hui décédé, les enfants et petits-enfants poursuivent la formidable success story familiale. Ils sont aujourd’hui neuf à travailler main dans la main.

Ils sont implantés principalement à Paris et sur la Côte d’Azur ; et Monaco est leur dernière escale. Le groupe Madar vient de racheter le Port Palace. Le groupe détient les murs et le fonds de commerce de l’hôtel quatre étoiles, ainsi que le fonds de commerce du restaurant.

Vendredi dernier, les deux dirigeants Jean et Alain Madar étaient à Monaco pour finaliser la vente avec leur ami de la famille depuis vingt-cinq ans : Lofti Maktouf. Une page se tourne pour l’établissement hôtelier avec la famille Madar, sur le quai Kennedy, face aux yachts du Port Hercule. C’est aussi une histoire qui commence pour le groupe qui s’implante pour la première fois en Principauté.

Avec la venue des frères Madar, on sent souffler à Monaco un vent nouveau qui confirme l’attrait de la place aux yeux des investisseurs français.

« Je vois Monaco comme un “hub” »

Spécialisé dans l’acquisition et la gestion de patrimoine dans l’immobilier commercial depuis cinquante ans avec Raoul Madar, le groupe détient aujourd’hui près de 700 boutiques à Paris et dans la banlieue ouest principalement (soit près de 100 000 m2), pour une valeur de plus de 850 millions d’euros. En province et sur la Côte d’Azur, il vise les lieux d’exception. Mais le groupe Madar, c’est aussi plus de cent lots de bureaux à Paris (soit 45 000 m2), représentant 450 millions d’euros.

Avec le Port Palace, la famille poursuit le déploiement de son activité dans le patrimoine hôtelier. Un axe d’investissement qu’elle a démarré il y a cinq ans. Après Paris, le Palm Beach à Cannes pour lequel elle veut recréer le faste d’antan avec un lieu complet de divertissement haut de gamme, c’est maintenant le Port Palace qui va bénéficier du dynamisme et de l’ambition des Madar.

« On a signé aujourd’hui », lance Jean, vendredi dernier, dans une salle de réunion au rez-de-chaussée de l’hôtel. Ce fut un long chemin. Monaco est une vraie destination. Nous avons étudié la Principauté avec toutes les bonnes raisons d’investir. Nous ne sommes pas dans un axe d’outil fiscal. Le pays a une véritable attractivité économique. Je vois Monaco comme un “hub”, bénéficiant notamment de nombreux vols directs depuis l’aéroport de Nice. Les banques françaises comme la Caisse d’Épargne Côte d’Azur nous ont accompagnés de façon très positive. C’est la preuve qu’il y a une vraie économie ici. »

Et Alain de poursuivre : « Réside ici une population jeune dans les affaires. L’image du pays a fortement évolué. Ce n’est pas une destination pour une semi-retraite dorée. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise peuvent s’y installer avec leur famille. »

Incontestablement, l’intérêt des Madar pour la Principauté prolonge l’élan des investisseurs français qui voient dans le petit pays des opportunités économiques exceptionnelles.

Mais pourquoi donc investir dans l’hôtellerie et plus encore à Monaco où le prix est « stratosphérique » (pour reprendre l’adjectif de Jean Madar) ? « Tout cela part d’une analyse que la famille a faite. L’activité des commerces est attaquée par les ventes sur internet. Les secteurs les moins touchés sont donc les services, l’hôtellerie, la restauration, le divertissement, la culture. »

Le groupe Madar veut donc créer des lieux de vie, comme ici au Port Palace avec ses quelque 7 000 m2 répartis en 50 chambres et un restaurant. Alors oui, le prix fut élevé, même très élevé, mais les Madar qui ont acheté les murs et le fonds de commerces veulent faire un investissement actif avec un repositionnement marketing de l’hôtel.

Cela passe par une rénovation significative du lieu. « L’hôtel restera un quatre-étoiles, explique Jean Madar. Mais l’établissement sera ouvert sur le port. Il faut vraiment qu’on redonne une expérience forte. » Son frère poursuit : « Il faut moderniser le Port Palace pour en faire un “life style” hôtel. Nous envisageons de grosses rénovations ; y compris pour le restaurant. »

Les travaux devraient démarrer dans quelque dix-huit mois.

Sur le plan social, Jean Madar explique : « L’inquiétude ressentie par le personnel est normale. Les CDD renouvelés tous les mois sont maintenant signés pour six mois. Nous voulons que l’hôtel marche mieux. Je crois donc qu’il faut qu’on embauche un peu plus de monde. Il y a cinquante salariés aujourd’hui. Il en faut entre 20 et 30 % de plus. »

Aux côtés de ses oncles, David-Emmanuel Cohen rassure : « Nous sommes dans une logique à long terme. » Plus rassurant encore, les ambitions des Madar : « Le Port Palace est notre premier investissement. L’attractivité de la ville fait que nous pourrions être portés à investir dans d’autres actifs. »

Jean-François Ottonello

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