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L’AS Monaco en Henry : J’ai un scoop pour vous ! mille morceaux Fabregas, terrible première

Mis à jour le 20/01/2019 à 05:13 Publié le 20/01/2019 à 05:13
Un coach en colère contre... le VAR.
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L’AS Monaco en Henry : J’ai un scoop pour vous ! mille morceaux Fabregas, terrible première

L’équipe de Thierry Henry, réduite à dix dès la 7e minute après l’expulsion de Naldo, s’est inclinée 5-1 sur sa pelouse face à Strasbourg. Rien ne va plus

Il a suffi que le PSG se fasse sortir en Coupe de la Ligue pour entendre les dirigeants de l’ASM parler d’objectif. Comme si le maintien en L1, avec le recrutement de quelques noms ronflants, était une formalité. Monaco a pratiquement tout changé, son coach, renforcé son staff médical, recruté un adjoint et... rien ne bouge. L’ASM, champion de France il y a deux ans, est 19e de L1 et vient de perdre pour la septième fois à domicile en onze matches de L1. Giflée 1-5 par des Strasbourgeois plus tranchants, plus solidaires. Une équipe quoi.

Contre Nice mercredi, Thierry Henry regrettait de devoir se passer de ses recrues non qualifiées pour ce derby reporté de la 17e journée, mais il sentait que les choses tournaient enfin dans le bon sens avec un penalty arrêté par Benaglio. Mais aussi le VAR, qui avait permis aux Monégasques d’évoluer à 11 contre 10 pendant une mi-temps après l’expulsion de Sacko. Mais comme on dit : tout va très vite dans le foot.

Hier contre Strasbourg, et avec les recrues, Monaco s’est sabordé comme il sait si bien le faire depuis le début de la saison. Naldo, le défenseur expérimenté de 36 ans que l’ASM est allée signer au mercato s’est fait expulser dès la 7e minute pour une faute en position de dernier défenseur.

M. Letexier s’est appuyé sur le VAR pour prendre la bonne décision. Sur deux actions de classe, les Strasbourgeois menaient ensuite 0-2 alors qu’on sortait à peine du premier quart d’heure… Bref, la sale soirée. Comme on en voit beaucoup cette saison. A 10 contre 11, les Monégasques ont pourtant bien joué pendant 30 minutes, portés par un Golovin remuant, un Falcao inspiré et un Lopes percutant. C’est même très justement que l’équipe de Henry parvenait à réduire la marque sur une frappe croisée de Falcao (22’). Puis plus rien. Mitrovic trouvait la barre de la tête (40’), pour un avertissement sans frais, avant le cataclysme. Sur les rotules, les Monégasques ne parvenaient pas à sortir le ballon. Et puis Ajorque, deux mètres de talent assez surprenant recruté à Clermont Foot, a offert un récital. Une passe décisive pour Sissoko pour le 1-3, puis une course de 50 m au milieu de quatre défenseurs pour tourner en ridicule cette équipe de Henry sans repère. Même Laurey n’en revenait pas, son attaquant venait de réaliser le match parfait en signant un doublé pour le 1-4. Un grand attaquant, c’est justement ce qu’il manque à Monaco et Henry n’a cessé de le répéter.

Sauf qu’il manque bien plus que ça en vrai. Monaco n’a plus de boussole, Fabregas n’a pas été brillant et a même perdu stupidement le ballon du 1-3, et Naldo a laissé les siens 85 minutes à 10. Sous les sifflets du Louis-II, les Monégasques emmenés par Falcao et Benaglio, sont allés écouter la tristesse et la colère des supporters en tribunes. Ce n’est pas la première fois. Espérons la dernière.

En général, le coach de l’équipe qui se déplace se présente en premier en conférence de presse d’après-match. Et alors que les journalistes présents attendaient de voir débouler Thierry Laurey, c’est finalement Thierry Henry qui débarquait, très remonté.

« J’ai un scoop pour vous ! », lâchait-il d’entrée avant même d’être totalement assis. « Penalty sur Rony Lopes à la 61e , j’ai demandé pourquoi nous n’étions pas revenus sur le VAR, mais il ne fonctionnait pas. Nous étions à 1-2 et faisions un effort surhumain pour revenir à 2-2. Le 4e arbitre me dit : “Je suis vraiment désolé Monsieur Henry, le VAR ne fonctionne pas ! ”. S’il y avait penalty sur Atal (dans le derby contre Nice), il y avait penalty 10 000 fois sur Rony Lopes. J’aimerais savoir pourquoi elle en fonctionnait pas pour Monaco à ce moment-là, et elle s’est remis à fonctionner juste après… bizarre… » Dans la foulée, Strasbourg marquait le 3e but. « On nous a prévenu que le VAR ne fonctionnait pas pendant un certain temps effectivement, confirmait Thierry Laurey qui succédait à Henry. Mais ce n’est pas la première fois, il y a des périodes comme ça dans un match où ça ne marche pas, c’est la technologie.» En quittant le stade, l’arbitre François Letexier a refusé de s’exprimer sur le sujet. Mais Thierry Henry n’en démordait pas : « On fait l’effort de revenir pour les faire douter et on se procure un penalty. Depuis que je suis arrivé ici, je n’ai rien dit sur le VAR et les arbitres mais maintenant ça fait un peu trop tout ça ». De là à résumer le match sur cette erreur d’arbitrage ? « Pour moi, oui. On est à dix, c’est de notre faute, mais on revient, on les fait douter et on reprend le match en main. Avec ce penalty, ça aurait pu faire 2-2. Mais ça n’excuse pas comment le match s’est terminé pour nous, attention. Mais expliquez-moi pourquoi le VAR ne marchait pas ? C’est un fait de jeu énorme. » En vérité, Henry était déjà en colère bien avant ce fait de jeu. Avant la pause, des images, largement reprises sur les réseaux sociaux, montraient l’entraîneur monégasque insulter un joueur strasbourgeois. Dans la tempête et au fond du trou, le club de la Principauté se serait bien passé bien d’autant d’électricité.

0-1, 12’: centre exceptionnel de Lala sur la tête de Ajorque qui se retrouve seul au milieu de Glik et Henrichs dans la surface et trouve la lucarne de Benaglio.

0-2, 17’: ballon boxé sur corner par Benaglio que Thomasson récupère à l’entrée de la surface. Il écarte sur Fofana qui centre sur la tête de… Thomasson qui marque des 18 mètres ! Terrible.

1-2, 22’: Tielemans sert en profondeur Falcao qui marque du gauche en devançant la sortie de Sels.

1-3, 63’: Fabregas se fait piquer le ballon dans la surface par Ajorque qui temporise et trouve en retrait Sissoko. Le milieu de Strasbourg enroule parfaitement du pied droit dans la lucarne de Benaglio. Splendide.

1-4, 68’: Ajorque résiste à Ballo-Touré, Badiashile, Glik et Tielemans pour marquer d’un tir croisé après une course de près de 50 m. Incroyable !

1-5, 90’: Da Costa trouve Fofana dans la profondeur en contre. Ce dernier vient tromper Benaglio.

1968

BENAGLIO : sans doute (trop) attentiste sur les deux coups de casque strasbourgeois, le Suisse a plus subi qu’autre chose. Sauvé par sa barre sur une tête de Mitrovic (42’), il se détend bien sur une frappe lointaine de Martin (54’). Ensuite ? le portier regarde Sissoko nettoyer la toile d’araignée de sa lucarne à l’heure de jeu et met un temps fou à pousser sur le quatrième… Sur le cinquième, il perd son face-à-face contre Fofana. Une soirée cauchemardesque.

GLIK : en retard sur Ajorque sur l’ouverture du score, devancé par Thomasson sur le second. Un retour salvateur sur un contre mené par Lala (62’) mais il regarde Ajorque courir plus vite que lui avec un ballon dans les pieds sur le quatrième. Dépassé, lent, emprunté, le Polonais est l’ombre de lui-même.

NALDO : expulsé après une faute sur Ajorque en position de dernier défenseur - avec appui du VAR - le Brésilien a laissé les siens à dix après sept minutes de jeu. Sympa.

BADIASHILE : énormément gêné par le gabarit d’Ajorque sur les ballons aériens mais aussi balle au pied tant l’attaquant strasbourgeois le trimballe sur le quatrième but. Dans le dur comme tous ses coéquipiers.

HENRICHS : redescendu latéral droit après l’expulsion de Naldo, l’Allemand touche le poteau de Sels sur une jolie combinaison sur corner (20’) mais a surtout laissé les Strasbourgeois faire ce qu’ils voulaient dans son dos. Remplacé par Sidibé avant l’heure de jeu. Le champion du monde a complètement perdu son football si on se réfère à sa rentrée.

TIELEMANS : sauve les siens sur une frappe cadrée d’Ajorque qui prenait le chemin des filets (19’), dans le coup sur la réduction du score de Falcao avec un jeu vers l’avant aux petits oignons mais le Belge n’a jamais réussi à prendre le dessus sur le milieu alsacien. Et comme Fabregas a coulé aussi, il ne savait plus quoi faire avec la balle. Terrible.

FABREGAS : son jeu vers l’avant change tout, comme sur cette occasion de Rony Lopes (2’) mais sa densité physique, notamment dans les duels, a fait peur à voir. Encore plus en infériorité numérique où il semblait dépassé à l’image du troisième but où il se fait martyriser par Ajorque et perd le ballon au départ de l’action qui amène le but. Une deuxième mi-temps apocalyptique où il a erré sur le terrain comme une âme en peine.

BALLO-TOURÉ : replacé latéral gauche après la rapide expulsion du défenseur brésilien Naldo, l’ancien Lillois devait se coltiner Lala dans son couloir, un cadeau empoisonné. Il a défendu en reculant et n’a jamais semblé capable de prendre la mesure du Strasbourgeois.

RONY LOPES : une frappe du droit sur un bon service de Fabregas repoussée par Sels (2’), du mouvement et de la combativité. L’un des rares à surnager dans l’état d’esprit.

FALCAO : une tête décroisée qui lèche le poteau alsacien (21’) mais son instinct de renard fait la différence pour réduire le score (23’). Le capitaine a tenté jusqu’au bout mais il était trop seul. Nerveux par séquences.

GOLOVIN : en jambes, le Russe s’est battu comme un lion. Un caviar pour Falcao (21’), de la présence entre les lignes, une volonté de jouer vers l’avant... Dans l’attitude le Russe était au niveau mais il a complètement plongé après la pause. Remplacé par Sylla, très neutre.

Rony Lopes sans solution dans la tenaille alsacienne.
Kamil Glik, pris dans l’étau strasbourgeois, n’est plus que l’ombre de lui-même.
Complètement dépassé par le rythme et absent des duels, l’Espagnol est passé, comme toute l’équipe, au travers du match pour ses débuts au Louis-II.
Le blues de Falcao...

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