JO de Pékin : les pilotes monégasques de bobsleigh s'élancent sur la piste ce lundi

Rudy Rinaldi et Boris Vain entrent en lice ce lundi sur la piste olympique de Yanqing lors des deux premières manches du bob à 2 (13h05 et 14h40). Les athlètes sont en forme et ont beaucoup d’envie.

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Avec le concours de Stéphan Maggi Comité olympique monégasque Publié le 14/02/2022 à 05:03, mis à jour le 14/02/2022 à 10:31
Le bobsleigh monégasque en action sur la piste olympique de Yanqing. DR

Quatre ans après leur première expérience olympique, Rudy Rinaldi (pilote) et Boris Vain (pousseur) ont à nouveau rendez-vous avec les Jeux.

"On avait décroché une 10e place en championnat du monde un an avant les Jeux de PyeongChang (2018). Malgré nos blessures (pied et dos), nous étions restés sur ces objectifs, ce qui n’était pas réaliste du tout. On avait terminé 19e et il y avait de la déception. Cette année, c’est vraiment tout autre chose. On arrive avec le même état d’esprit qu’il y a quatre ans, mais avec plus de sérénité, plus de calme et plus d’envie parce qu’on est prêts physiquement, c’est ça la grosse différence", prévient d’entrée Boris Vain.

"On se sent bien. On s’est bien entraînés, on s’est bien reposés et on a fait des soins efficaces grâce à Laurent Willems, l’ostéopathe. On a décalé un peu nos journées pour s’adapter par rapport à la compétition qui aura lieu le soir", ajoute Rudy Rinaldi.

" Montrer notre
vrai niveau "

Tout au long de leur carrière, les Monégasques, qui s’entraînent sous la houlette de Bruno Mingeon (aidé par Patrice Servelle et avec Antoine Riou, présent tout au long de la saison pour préparer le bob sur les pistes), ont dû composer avec les aléas.

 

"On avait commencé avec beaucoup d’ambition, on avait les capacités de faire de belles choses, mais avec les blessures, on avait du mal à gérer tout ça. Ici, on a envie de montrer notre vrai niveau et notre potentiel réel", précise Rudy Rinaldi, opéré deux fois du pied et avec un genou récalcitrant qu’il gère au mieux (une opération est normalement prévue après les Jeux).

"On a travaillé très dur pour être là, on a très bien bossé jusqu’à présent. On sent que l’énergie positive est au rendez-vous", poursuit Boris Vain, qui a connu des problèmes au dos (opération d’une hernie discale en juin 2020).

L’objectif pour ces Jeux? "Faire quatre belles poussées et quatre belles manches. Notre meilleur résultat en Coupe du monde est une 9e place. Si on peut faire mieux, ce serait incroyable, souligne Rudy Rinaldi. Tout le monde dans le top 12 peut viser un top 5, voire une médaille. Le niveau est très élevé. Tout va se jouer à peu de choses."

"Des petites erreurs
qui peuvent coûter très cher"

La piste olympique de Yanqing convient à Rudy Rinaldi. "Elle est technique, il y a de longs et larges virages comme j’aime. Il y a deux-trois points clefs où il va falloir être très concentré car des petites erreurs peuvent coûter très cher."

 

Piloter un bobsleigh lui procure des sensations uniques. "Pour moi, c’est du pur bonheur. Tout se joue au bout des doigts, il y a un feeling avec le bob et un timing avec la piste. Le visuel y est aussi pour beaucoup, avec anticipation et réflexes."

Une fois embarqué dans le bob, son coéquipier Boris Vain ne voit rien de la piste. "On fait un sport à risques. À partir du moment où je pousse, je m’assois derrière et je descends dans un couloir de glace à des vitesses entre 130 et 150 km/h, j’ai une confiance aveugle en Rudy."

Voilà sept ans que les deux font équipe. "Notre relation est forte. On se voit plus que notre propre famille. On a tissé des liens étroits d’amitié. On a traversé aussi beaucoup de tempêtes ensemble."

Premiers à s'élancer lors de la manche 1

Le 5e temps signé lors de la dernière séance d’entraînement officiel samedi est de bon augure avant les deux premières manches programmées ce lundi à 13h05 et 14h40 (deux autres auront lieu demain, mardi) où les Monégasques espèrent confirmer lors de chaque descente d’une minute.

Le tirage au sort a été très favorable puisque les bobeurs "rouge et blanc" s’élanceront en premiers lors de la manche 1. "Un petit coup de pouce supplémentaire."

La glace sera claire et la piste pas du tout abîmée, ce qui représente un gros avantage. À eux d’en profiter. "Il y a un sentiment d’impatience énorme. Tu travailles pendant de longues années comme un fou pour une course qui va se jouer sur quatre minutes", conclut Boris Vain.

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