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JO: 3 choses à savoir sur Romain Cannone, champion olympique d'épée

Sélectionné de dernière minute pour les Jeux de Tokyo, une découverte de l'escrime aux États-Unis, un maitre d'armes ukrainien comme mentor: trois choses à savoir sur Romain Cannone, sacré champion olympique d'épée, dimanche à Tokyo.

La rédaction Publié le 25/07/2021 à 21:45, mis à jour le 25/07/2021 à 21:47
Romain Cannone Photo AFP

Enfance et escrime aux Etats-Unis

"Si je devais me décrire en quelques mots, ce serait ceux-ci. Je suis quelqu'un qui a vécu dans trois pays différents, principalement aux Etats-Unis où j'ai été au collège et au lycée", explique le nouveau champion olympique sur son compte LinkedIn.

Né à Boulogne-Billancourt, Romain Cannone a connu une enfance de globe trotter: il a grandi aux Etats-Unis, à New York, où ses parents ont tenu plusieurs "Macarons Cafés". Et a également tissé un lien avec le Brésil.

Il a finalement rejoint la France assez tardivement, en 2015, avec pour objectif de rentrer en équipe de France, et de mener en parallèle ses études de commerce.

Mentor ukrainien

Au pays où l'escrime est le plus grand pourvoyeur de médailles et de titres aux Jeux olympiques, c'est avec un mentor ukrainien que Romain Cannone a débuté l'escrime, de l'autre côté de l'Atlantique quand il était encore aux Etats-Unis.

 

"Il est arrivé dans l'escrime un peu par hasard, en trouvant ce club à Manhattan, entraîné par un Ukrainien. Il lui a appris les bases de l'escrime", se souvient l'entraîneur national Alexandre Blaszyck pour l'AFP.

Et il a bien failli échapper à la France, puisque lorsqu'il était aux Etats-Unis, il avait demandé la naturalisation qui lui avait été refusée à l'époque, a-t-il raconté dimanche soir après son sacre au Japon.

"Il a fait Manhattan-Reims pour arriver dans le pôle jeune de Reims, c'était un choix décidé de sa part pour intégrer les équipes de France juniors", ajoute Blaszyck. "Il avait pour objectif de poursuivre l'escrime, parce qu'il savait qu'à Manhattan, c'était un peu limité"

En 2018, il intègre l'Insep, la pépinière du sport français du côté du Bois de Vincennes, dans le sud-est parisien et intègre les équipes de France seniors en 2019. Titulaire pour les Championnats d'Europe en individuel et par équipes, il dispute uniquement l'individuel aux Mondiaux-2019 de Budapest, laissant sa place à... Daniel Jérent.

Au départ, seulement remplaçant

Le 20 avril, lors de l'annonce de la sélection de l'équipe de France masculine d'épée pour les Jeux olympiques de Tokyo, Romain Cannone ne figurait sur la liste qu'en tant que remplaçant pour l'épreuve par équipes, alors que pour l'individuel, c'était initialement Yannick Borel, Daniel Jérent et Alexandre Bardenet qui devaient être alignés.

 

La situation a totalement changé le 18 juin: dans un communiqué, la Fédération française a annoncé que Daniel Jérent était retiré de la liste. En cause, un test antidopage positif à la dorzolamide, un diurétique et agent masquant, fin novembre 2020.

Jérent étant dans l'attente d'un passage devant la commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), la Fédération a préféré ne pas prendre de risque, car en cas de sanction disciplinaire, l'équipe masculine pouvait voir ses résultats annulés à Tokyo.

Conséquence directe pour Cannone: alors qu'il n'avait même pas la garantie de disputer le moindre assaut à Tokyo (en tant que remplaçant, il devait attendre un choix tactique ou une blessure pour rentrer), il est propulsé titulaire pour l'individuel.

Et cinq semaines plus tard, il se trouve digne successeur d'Eric Srecki, dernier épéiste français champion olympique individuel, en 1992 à Barcelone.

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