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Grand Prix de Monaco: McLaren, une autre paire de Manche

Mis à jour le 23/05/2014 à 09:16 Publié le 23/05/2014 à 07:42
Eric Boullier en mode confidences hier.

Eric Boullier en mode confidences hier. E.D.

Grand Prix de Monaco: McLaren, une autre paire de Manche

Ancien team-manager de Lotus, le Français Eric Boullier est désormais celui de McLaren! Écurie mythique…

Ancien team-manager de Lotus, le Français Eric Boullier est désormais celui de McLaren! Écurie mythique…

Déjà qu'on avait mal au genou, il a fallu se trimballer jusqu'au bout du port, là-bas, tout au fond du paddock… Puis monter l'escalier en colimaçon sur deux étages de la « piaule » néo-futuriste des Anglais, pour accéder enfin au Frenchie recruté cet hiver par McLaren : Eric Boullier.

Évidemment, notre ligament en a pris un coup, mais le butter cookie so british dont on s'est délecté, en attendant le« racing director » (pas besoin de vous traduire), valait le déplacement ! Autant que la vingtaine de minutes passée en compagnie de Mister Boullier.

À force de tirer le diable par la queue et vivre des fins de mois improbables, l'ex-patron de Grosjean chez Lotus a préféré aller voir ailleurs. Et la proposition de la mythique écurie est tombée à point nommé. Ron Dennis, quand même !

Cela dit, en passant de Lotus à McLaren, d'Enstone à Woking, ce Mayennais bon teint est resté du même côté du Channel. Mais son nouveau défi n'est pas rien : ramener les « Anglishes » au sommet. Une autre paire de Manche, non ?

Dites donc Eric, c'est grandeur et décadence, là, pour McLaren, car vous êtes en fond de grille, niveau motor-home, non ?

(amusé) Pas de commentaires… En fait, Mercedes a demandé à être là-bas [au premier plan,Ndlr] et du coup, comme notre motor-home est assez gros et qu'on ne peut pas être au milieu, on n'a pas eu le choix. Très honnêtement, vu nos résultats en ce moment, c'est très bien (sourire).

Bon, revenons-en à vous. Alors ça y est, comme dirait Napoléon, vous êtes « passé à l'ennemi ». Écurie 100 % anglaise, désormais ?

Non. Disons que dans cette décision, il y a des parties irrationnelles. Après, quand on n'arrive pas à avoir ce qu'on souhaite, être appelé par McLaren, c'était peut-être la seule équipe qui pouvait me faire réellement bouger. C'est fait.

Ce doit être une immense fierté d'être « casté » par Ron Dennis ?

Oui, bien sûr, même si le boulot est le même. Mais j'avoue que la pression est nettement supérieure, à l'image du motor-home. C'est une pression saine.

McLaren, de l'intérieur, c'est fidèle à l'image renvoyée à l'extérieur ?

Pas du tout ! C'est l'inverse. Effectivement, c'est très discipliné et rigoureux, mais le facteur humain est important. Tout le monde est approchable, même s'il y a un code vestimentaire très corporate. Je sais que de l'extérieur, on nous appelle les « robots », mais en fait, c'est vraiment chaleureux.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?

C'est quand même 2 500 personnes ! Après, ce qui m'a étonné, c'est qu'une grosse machine comme ça soit capable de se perdre toute seule… Comme le nez au milieu de la figure. Ça fait un peu arrogant ce que je vais dire, mais c'est tout de suite évident de voir ce qui ne va pas. On essaie de remettre tout ça dans l'ordre.

La saison dernière a été ratée. Avez-vous trouvé une équipe atteinte ?

Même s'ils vivent dans un certain luxe, ça reste des compétiteurs, donc oui, ils n'étaient pas bien.

Qu'est-ce que vous comptez faire pour redresser la barre ?

Déjà, travailler beaucoup. Pour être plus précis, on va dire qu'une grosse entreprise comme McLaren a tendance à devenir plus une société d'ingénierie qu'une écurie de course. Ce que j'essaie de faire, c'est de ramener la culture « esprit course ». Ce qu'il faut, c'est qu'à l'intérieur du pôle F1, on ne fasse que de la F1 !

La nouvelle technologie des F1, c'est une usine à gaz, non ?

Pas du tout. Mais comme tout changement dans le monde, quand tu es habitué à faire ton p'tit V8 atmosphérique depuis un bail, qu'on le montait et qu'on le démontait pareil, quand ça change, ça prend du temps. Les premiers changements de moteurs, tout le monde a hurlé en disant : c'est sept heures ! Aujourd'hui, on est déjà tombé à moins de trois heures.

Cette saison de transition, avec un moteur Mercedes appelé à être remplacé par un Honda, n'est-elle pas tout simplement bradée ?

On ne peut pas dire ça. Mais on est clairement à la « ramasse », donc il faut se remettre côté châssis en tout cas, dans les vrais standards.

Quand pourrez-vous faire tourner la voiture avec le moteur nippon ?

Quand on sera autorisé à mettre un Honda derrière, c'est-à-dire après Abu Dhabi (dernier GP de la saison)…

Ce sera du Honda premier choix ou du second ?

Du premier choix j'imagine. Ils ne font pas de bruit, à la japonaise donc, mais vu les gros moyens qu'ils investissent…

Vous avez acheté « Le japonais pour les nuls » en prévision ?

(rires) Non, mais sur les cartes de visite, ils ont déjà mis mon nom en japonais !

Avez-vous sondé Romain Grosjean, pour reconstituer le duo et rouler McLaren-Honda ?

Ah non, c'est jamais bon de refaire des soupes dans des vieux pots !

Elle était plutôt réussie, la soupe Lotus…

Oui, mais ce n'est pas parce que je suis là, qu'il va venir ici, même si je lui souhaite d'y être un jour.

Ron Dennis, de retour aux affaires, c'est un plus ?

Oui, il m'a dit qu'il en avait marre de faire du golf pendant deux ans… Son vrai trip, c'est la course !

 


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