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Grand Prix de Monaco: Ferrari, le tunnel sans fin

Mis à jour le 21/05/2014 à 12:12 Publié le 21/05/2014 à 12:05
Voilà plus d'un an, maintenant, que Fernando Alonso n'a pas embrassé la victoire. Cette saison, le double champion du monde (2005, 2006) continue désespérément à ronger son frein au volant d'une Ferrari F14 T loin de répondre à ses attentes. De quoi finir de perdre patience...

Voilà plus d'un an, maintenant, que Fernando Alonso n'a pas embrassé la victoire. Cette saison, le double champion du monde (2005, 2006) continue désespérément à ronger son frein au volant d'une Ferrari F14 T loin de répondre à ses attentes. De quoi finir de perdre patience... EPA/MAXPPP

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Grand Prix de Monaco: Ferrari, le tunnel sans fin

Sevrée de victoire depuis 2001 en Principauté, la Scuderia, après avoir subi la loi de Red Bull, roule aujourd’hui dans l’ombre de Mercedes avec une voiture ratée et des pilotes agacés

Sevrée de victoire depuis 2001 en Principauté, la Scuderia, après avoir subi la loi de Red Bull, roule aujourd’hui dans l’ombre de Mercedes avec une voiture ratée et des pilotes agacés

C'est une image qui commence à jaunir. L'image d'un bonheur rougeoyant flétrie par la patine du temps. Treize ans déjà...

Sur les tablettes du Grand Prix de Monaco, il faut en effet faire une marche arrière puissance 13 pour trouver trace de l'ultime galop triomphal du cheval cabré. Remonter jusqu'au 27 mai 2001, le dernier jour de gloire de Michael Schumacher au pied du Rocher.

Arrivé en Principauté assis sur un douillet matelas (trois victoires et deux places de deuxième) confectionné en début de saison, le « Baron rouge », bien qu'ayant manqué la pole d'un souffle la veille, avait su profiter à merveille des déboires de McLaren. Coulthard retardé, Häkkinen stoppé, l'horizon s'était vite dégagé devant les roues des deux F2001 de l'indéboulonnable leader et de Rubens Barrichello. De quoi rééditer le retentissant doublé de 1999 (Schumacher-Irvine).

Impossible de prédire alors la suite de l'histoire. Une disette longue durée. Après avoir patienté deux décennies, entre Maurice Trintignant (1955) et Niki Lauda (1975), puis encore seize ans, entre Gilles Villeneuve (1981) et « Schumi » (1997), la Scuderia est à nouveau engagée dans un tunnel sans fin.

Écarts vertigineux

Sauf miracle ordonné par Sainte-Dévote, la lumière ne jaillira pas ce week-end. Vous avez manqué les cinq épisodes précédents ? Jetez donc un coup d'œil sur le classement du championnat du monde.

Côté pilotes, si Fernando Alonso figure en 3e position, son capital points reflète parfaitement le gouffre qui le sépare des références actuelles : 49 à son crédit contre 100 et 97 respectivement inscrits aux compteurs de Lewis Hamilton et Nico Rosberg.

Même constat de flagrante évidence dans les rangs des constructeurs où Mercedes comptabilise 197 unités tandis que l'armada italienne (3e) n'en totalise que 66. Des chiffres qui donnent le vertige et le bourdon à des tifosi sûrement meurtris de voir, l'autre jour en Espagne, leurs favoris finir à un tour du vainqueur.

Vaste chantier

Le virage technologique négocié cette saison et l'annonce du ticket choc Alonso-Räikkönen avaient fait naître l'espoir d'un retour au premier plan. Aujourd'hui, certes, la suprématie de Red Bull et Vettel a pris un sérieux coup dans l'aile.

Mais Ferrari n'y est pour rien. N'en profite pas. Au contraire... La faute à une F14 T loin de répondre aux attentes. Châssis mi-figue, mi-raisin. Moteur V6 turbo-hybride lourd et relativement poussif, paraît-il. Un « poumon », comme on dit dans le jargon, souffrant de sérieuses lacunes, notamment en matière de vitesse de pointe.

Rendu furibard par les ternes performances enchaînées d'emblée à Melbourne, Sepang et Bahreïn, le président Luca di Montezemolo a secoué le cocotier illico presto.

Exit Stefano Domenicali, remplacé à la tête de la gestion sportive par Marco Mattiacci lors du Grand Prix de Chine. Ce dernier (43 ans), auparavant numéro 1 de Ferrari North America ayant collectionné les succès commerciaux, se retrouva ainsi parachuté du jour au lendemain dans un autre monde.

Une terre inconnue. Charge à lui de « poser les bases pour un retour à la pointe du combat. » Autrement dit faire le ménage et construire des lendemains meilleurs, comme l'avait réussi Jean Todt au tournant des années 90.

Un vaste chantier qui a déjà commencé. « Radio Paddock » évoque en ce moment le possible retour de Ross Brawn dans quelques mois à Maranello. Voire l'arrivée d'un autre génial ingénieur, un certain Adrian Newey... 2015, c'est déjà demain.

Ciao Alonso ?

En attendant, Alonso et Räikkönen continuent de ronger leur frein. Frustré d'avoir loupé le titre de justesse à deux reprises, en 2010 et 2012, agacé par la restructuration permanente d'une équipe qui ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan, l'Espagnol pourrait changer d'air en fin d'exercice. Les dernières rumeurs en date l'envoient d'ailleurs chez Mercedes... ou McLaren-Honda.

Dans l'immédiat, il y a Monaco. Échéance majuscule abordée avec quelques évolutions. Mais sans illusion comme le démontre cette petite phrase éloquente signée Alonso en préambule : « Ici, ce sera peut-être la seule occasion de voir les Mercedes mises en difficulté... par les Red Bull. »

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