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Grand Prix de Monaco: avec les 10.000 ultras de la tribune de l'extrême

Mis à jour le 26/05/2012 à 12:18 Publié le 26/05/2012 à 07:07
On arrive dès l'ouverture, et on n'en bouge plus jusqu'au dernier hurlement de moteur.
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Grand Prix de Monaco: avec les 10.000 ultras de la tribune de l'extrême

Dimanche, sur ces petits promontoires qui surplombent l'entrée des stands, ils seront 10 000. Un tiers des spectateurs payants. La vraie "vox populi"...

Un coin de rocailles où coule une incroyable rivière de fans de F1. Sur le versant est du Rocher, un à-pic. Abrupt. La tribune populaire du Grand Prix, c'est ici. Quarante ou soixante-dix euros pour s'y installer. Sujets au vertige, s'abstenir ! Dimanche, sur ces petits promontoires qui surplombent l'entrée des stands, ils seront 10 000. Un tiers des spectateurs payants. La vraie vox populi. Plus que de l'amour, c'est de la passion qu'il faut pour ici tenir sa place.

Sauf qu'on y est presque en famille. Une sorte de tribu d'ultras dont les différences ne sont aucune différence. Ici, on est jeune, vieux, en couple, en bande, canadien, italien, belge, allemand, chtis ou grassois, c'est la même chanson. On arrive dès l'ouverture de cette drôle de tribune de l'extrême, et on n'en bouge plus jusqu'au dernier hurlement de moteur.

Pas de champagne, mais la bulle de la course

Etrange camping qu'on croirait sauvage. Une ou deux tentes. Des alignements de sièges pliants… dont on se rend soudain compte qu'ils sont attachés, cadenassés entre eux. Gilles et Ginoux, ça fait quinze ans qu'ils y viennent. « Oui, on vient avec nos pliants et oui, sûr, on les attache. On se trouve un endroit pas trop instable, et on vit la semaine là, du matin de bonne heure jusqu'au soir».

Une semaine de vacances tous les ans. La cinquantaine, lui menuisier, elle assistante dans une école primaire. La Creuse comme port d'attache, le rocher-tribune comme graal. Leur passion F1, ils n'auraient pas les moyens de la vivre autrement : « Le séjour ici, tout compris, il nous coûte à peine plus de 800 euros ».

Pas d'excès. Les bulles de champagne, elles ne sont pas dans leur « tout inclus ». Pour eux, comme pour les autres. Mode pique-nique, mais qu'importe : la seule bulle qui leur fasse envie, c'est celle de la course.

« Comme la finale de la coupe du monde »

A 58 ans, Daniel, ouvrier dans une société de travaux public à Lille, fait lui aussi parti des accros du rocher-tribune : « Tu vis le Grand Prix comme si c'était la finale de la Coupe du monde, ici.Ça chante, ça chambre, ça parle toutes les langues. Tiens, juste là au dessus, il y a une bande de quatre Canadiens totalement dingo. Là, ils sont allés se ravitailler en bières. Mais ils ont une giga-sono et, avant la course, quand on voit en contrebas les pilotes arriver à pied dans les stands, ils les interpellent.Ça gueule, je peux te le certifier. Et tu le crois ou pas, mais on se parle avec nos idoles du haut de notre tribune-vigie».

Pourtant son rêve à Daniel - quand l'heure de la retraite aura sonné -, c'est de venir s'installer pas loin d'ici, mais de déserter sa tribune chérie. Traître ? « Tu rigoles, c'est juste pour être encore plus près de la piste. Mon beauf, il s'est trouvé un petit boulot dans l'organisation. Tu vois même un truc où tu poinçonnes les billets. Ça m'irait si je suis au ras du bitume. »


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