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Emmanuel Rivière s'épanouit à l'AS Monaco: "Le coach m'a fait confiance"

Mis à jour le 07/09/2013 à 16:54 Publié le 07/09/2013 à 15:30
Rivière (ici suivi par Carvalho) : quand il marque, il savoure ! Pourquoi s'en priver ?

Rivière (ici suivi par Carvalho) : quand il marque, il savoure ! Pourquoi s'en priver ? Frantz Bouton

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Emmanuel Rivière s'épanouit à l'AS Monaco: "Le coach m'a fait confiance"

Le meilleur buteur du championnat (5) est un homme heureux. « De chez moi, je vois la mer, et je pratique le plus beau métier du monde. Je ne peux pas rêver mieux ». Vendredi à La Turbie, Emmanuel Rivière avait rendez-vous avec les micros.

Le meilleur buteur du championnat (5) est un homme heureux. « De chez moi, je vois la mer, et je pratique le plus beau métier du monde. Je ne peux pas rêver mieux ».Hier à La Turbie, Emmanuel Rivière avait rendez-vous avec les micros. Mais pourquoi rester enfermé sous si beau soleil de septembre ? D'un geste naturel, le joueur a attrapé une chaise dans la salle de presse, les journalistes lui emboîtant le pas.

Un entretien réalisé sur le pré pour cet attaquant avide de grands espaces. Né à la Martinique, d'un papa travailleur à l'usine de cannes de Sainte-Luce et d'une maman «métro», Rivière a attendu son heure, à l'ombre des stars de l'ASM. Aujourd'hui, c'est lui qui attire la lumière. Un avènement entièrement mérité.

Vous êtes l'homme de ce début de saison...

C'est bon d'être leader. On se trouve bien, les automatismes sont là, on est assez complémentaires. À nous de confirmer. Sur un plan personnel, je suis satisfait. J'avais des objectifs assez élevés, je ne pensais pas que cela viendrait aussi vite. Je m'entraîne toujours à fond.

Comment est venu le déclic ?

Je ne sais pas si on peut parler de déclic. Cela fait deux ans que je n'avais pas fait de préparation complète. Les docteurs et les kinés du club ont réussi à guérir cette cheville qui m'a handicapé pendant deux ans. Grâce à Dieu, tout va bien maintenant. Je suis à 100% de mes capacités physiques et pour mon jeu c'est essentiel.

Cette cheville, ce n'était pas une blessure banale...

Non, loin de là. C'était ma première blessure dans le monde pro, et personne ne trouvait la solution. À Saint-Etienne, à Toulouse les médecins ont essayé de me soigner mais j'avais toujours mal. C'est en arrivant à Monaco que le staff médical a réussi à me soigner. Je leur tire mon chapeau, sans eux je n'en serais pas là.

Vous vous êtes déjà fait chronométrer sur 100m?

Le dernier test que j'ai fait, c'était à Saint-Etienne. Je ne me souviens pas du résultat. Lancé ou sur départ arrêté, je peux aller très vite. La vitesse, c'est un peu inné chez moi. Quand j'ai commencé le foot en Martinique, on m'envoyait de longs ballons devant et on me disait, cours ! Ça m'a toujours permis de faire la différence.

« Falcao se bat sur tous les ballons »

Pendant la préparation, le coach Ranieri vous avez désigné attaquant numéro 2 derrière Falcao alors que le cas Touré n'était pas réglé. Une marque de confiance ?

Oui, cela a compté pour moi. Cela a montré la confiance du coach. J'étais arrivé en janvier, c'était délicat. J'avais toujours mal, je n'avais pas apporté tout ce que je devais. Là, le coach a vu ma préparation, il a jugé de mes dispositions. C'était une belle marque de confiance de sa part de me mettre direct derrière Falcao.

Qu'est-ce qui vous marque le plus chez Falcao ?

Dès qu'il a un ballon dans la surface, ça va au fond. Il a cette qualité extraordinaire de bien se situer et de conclure dès qu'il a le ballon dans la surface. Il m'impressionne aussi par sa grinta, son envie. Il se bat sur tous les ballons. Vu ce qu'il représente, je m'attendais à rencontrer peut-être un joueur un peu suffisant. C'est tout le contraire. Même à l'entraînement, il se donne toujours à fond. C'est impressionnant. Il est le meilleur exemple possible pour moi.

Avec toutes les nationalités, comment vous vous en sortez pour communiquer dans le vestiaire ?

Depuis le début de saison, j'ai un coach particulier pour l'anglais : Jakob Poulsen. Tout le monde parle un peu anglais, on essaye de se débrouiller comme ça. De l'anglais, un peu d'espagnol. Et on a aussi des traducteurs patentés, comme Carrasco, qui parle plein de langues.

Vous avez progressé dans la langue de Shakespeare ?

Of course ! Je suis un Américain des Caraïbes (rires). On parle aussi le Créole avec le petit contingent antillais.

Didier Deschamps a déclaré qu'il vous suivait. Comment avez-vous pris ce discours ?

Bien. C'est d'ailleurs le discours que je tiens moi-même par rapport aux Bleus. Je suis encore un nouveau prétendant.

Vous y pensez, aux Bleus ?

L'équipe nationale, tout sportif professionnel a envie un jour de porter ce maillot. C'est aussi mon cas. Mais ce n'est pas mon objectif premier. Il faut agir par étapes et ma priorité aujourd'hui est de gagner du temps de jeu et de me donner à 100% avec l'AS Monaco pour que je grandisse en même temps que le club. Si je travaille bien avec l'ASM, qui sait. L'équipe de France viendra, ou peut-être pas. J'ai des objectifs personnels mais je suis encore jeune.

Vous êtes le meilleur buteur du championnat mais sans garantie d'être titulaire. C'est particulier...

L'effectif est très riche. Je sais que ma place n'est pas offerte. Je sais aussi que mon jeu est encore perfectible.

« Un défi »

Quand vous avez vu débarquer toutes les stars, l'été dernier, vous n'avez pas pensé à demander à être transféré ?

Non, des transferts, j'en ai connus. Cette fois-ci, je me suis dit, je reste, je m'impose. Même comme second rôle, je voulais essayer. Pendant le mercato, j'étais en en famille en Martinique (Emmanuel compte quatre frères). Je me suis dit : chaque but que tu inscriras en vaudra trois. Un défi. Je savais que je pouvais marquer même en rentrant en cours de match...

Moutinho ?

Avec lui, les passes, ça arrive vite. Le football est tout de suite plus facile quand vous avez de tels joueurs à vos côtés.

Claudio Ranieri ?

On sent la différence avec les techniciens français. C'est plus un entraînement à l'Italienne, tactique, physique. Le tennis-ballon? Non, jamais, même deux jours avant les matches. On travaille toujours ! C'est un très bon manager, il nous parle beaucoup, il nous apporte son expérience. Il sait gérer son groupe.

 


Savoir +

Emmanuel Rivière est né le 3 mars 1990 (23 ans) au Lamentin (Martinique). 1,83m.

Clubs : Sainte-Luce (Martinique), Saint-Etienne, Toulouse, Monaco.

International espoirs.

(Photo Cyril Dodergny)

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