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Dernier hommage à Henri Biancheri, symbole de l’ASM

Mis à jour le 11/12/2019 à 10:24 Publié le 11/12/2019 à 10:24
Le prince Albert II est venu rendre hommage à Henri Biancheri.
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Dernier hommage à Henri Biancheri, symbole de l’ASM

Hier, près de 200 personnes, dont le souverain, se sont rassemblés dans la cathédrale pour dire adieu à ce dirigeant emblématique et ancien joueur de l’AS Monaco, disparu le 1er décembre

Henri Biancheri s’en est allé un dimanche de pluie, terrassé par une longue maladie. Un 1er décembre. Précisément le jour où l’AS Monaco devait affronter l’ogre parisien sur le pré vert du Louis-II, un match finalement reporté pour cause d’intempéries. Peut-être un signe pour ce personnage aux 87 printemps qui a marqué de son empreinte et viscéralement aimé le club du Rocher. Hier après-midi, c’est le soleil qui tapait dur contre les vitraux de la cathédrale, où un ultime hommage lui était rendu. Autour d’une famille en deuil, ils étaient nombreux (*) à honorer la mémoire de ce bon vivant, ancien milieu de terrain de l’AS Monaco - quatre titres raflés en sept ans - et, après un passage chez Adidas, directeur technique sous la présidence de Jean-Louis Campora, présent à la cérémonie. Le prince Albert II, tout d’abord, des amis, d’anciens et actuels salariés du club à la diagonale, des supporters.

« Un grand frère »

« Ce n’était pas un ami, c’était un grand frère. Il n’y a pas d’autres mots, c’était un homme extraordinaire sur tous les plans. Quand j’ai eu un accident grave de la circulation dans lequel j’ai perdu ma femme et mes filles, il a été là auprès de moi. Plus que ce que je n’avais besoin », résume justement Georges Carnus, ancien footballeur international français au poste de gardien de but. Sans oublier ses « potes », les Barbajuans, avec qui il s’organisait bien volontiers de bonnes tranches de rigolade à Fayence (Var). Jean Petit et Michel Aubéry, notamment, remontaient ainsi l’allée centrale, cercueil en bois sur les épaules. Un moment fort de camaraderie. A l’image du personnage d’Henri Biancheri.

« Aujourd’hui, tu n’es plus là. Si la maladie t’a, depuis un moment, empêché de vivre dans notre réalité, le simple fait de te voir physiquement restait pour moi un moment intense. Je me souviens de toutes nos discussions, de notre passion commune pour le foot bien sûr, a rendu hommage son fils, Benoît Biancheri, avant de poursuivre, taquin. Des discours pour me dire que l’important était de continuer mes études et de faire mes devoirs alors que toi-même tu n’avais pas un goût prononcé pour l’école. »

« Fier d’être ton fils »

Le fils a, ensuite, dressé un portrait d’un père aimant et compétiteur. « Je garde en mémoire les matchs de foot, de tennis-ballon, de tennis, où je rentrais en pleurs car tu ne nous laissais pas gagner. Puis, au final, je rattrapais mon retard pour en gagner quelques-unes. Peut-être aussi parce que tu prenais de l’âge. » Avant de rappeler à la mémoire de tous un riche parcours de passionné du ballon rond.

C’est avec son flair et sa connaissance du milieu que des perles comme George Weah ou Youri Djorkaeff ont signé pour le club asémiste. « Je suis tellement fier d’être ton fils et tout cet amour que tu avais pour moi. Fier de tout ce que tu as accompli dans ta vie. De ta carrière de joueur que tu adorais me raconter. De ton passage chez Adidas qui a fait que je n’ai jamais eu la chance d’avoir une seule paire de Nike ou de Puma à la maison. Et, pour finir, ton retour dans ton club de toujours à l’AS Monaco et de notre Principauté si importante à tes yeux. Ce club princier qui aura pris une part prépondérante dans ta vie. Tu as tissé des liens très forts avec joueurs, dirigeants et salariés qui sont devenus tes amis, même si tu as souvent enfumé leur bureau avec tes petits cigares », blague-t-il.

Un club qui lui a rendu un hommage appuyé, ce samedi, contre Amiens. Une minute d’applaudissements, des clichés de l’homme sur le grand écran, une banderole des Ultras Monaco 1994. Et trois points dans la besace. De là-haut, en bon connaisseur, Henri Biancheri aura sans doute apprécié les trois pions plantés en neuf petites minutes.

Et Benoit Biancheri de clore son discours par une phrase poignante : « J’essaye toujours de m’inspirer de toi afin de, moi-même, être un bon père pour mes enfants. »

Benoît Biancheri a dressé un portrait émouvant de son père.
Benoît Biancheri a dressé un portrait émouvant de son père. Sébastien Botella et PQR/LaProvence

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