Comment Monaco s’est sabordé face à Rodez en Coupe de France

Demi-finalistes la saison passée, les Monégasques quittent la compétition dès leur entrée en lice, éliminés aux tirs au but par le 17e de Ligue 2. Une énorme désillusion.

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Léandra Iacono Publié le 08/01/2023 à 10:40, mis à jour le 08/01/2023 à 09:50
Akliouche avait mis l’ASM sur les rails du succès mais Abdennour, l’ancien Monégasque (2014-15), a égalisé.

Aleksandr Golovin avait la balle de la qualification au bout du pied mais il a envoyé son tir au but dans les nuages. Un raté dont l’ASM ne s’est jamais remise, à commencer par le jeune Soungoutou Magassa, à qui personne ne reprochera d’avoir pris ses responsabilités au terme d’une première titularisation intéressante mais terminée sur les rotules.

Beaucoup d’autres seraient plus à blâmer que lui après cette élimination précoce dès les 32es de finale, mais Philippe Clement a refusé de sortir la sulfateuse en conférence de presse. Tout juste a-t-il confié être déçu et énervé par les 25 dernières minutes de son équipe qu’il n’a "pas reconnue dans sa façon de jouer, dans son intensité et dans sa qualité." Les reproches individuels, le Belge les garde pour plus tard et dans l’intimité du vestiaire.

Une nouvelle prestation catastrophique pour Malang Sarr

Il y aurait beaucoup à dire pourtant, à commencer par la nouvelle prestation catastrophique de Malang Sarr, un garçon qui ne semble jamais apprendre de ses erreurs et est en train de convaincre à lui tout seul l’état-major monégasque de trouver d’urgence un défenseur central pour remplacer Benoît Badiashile. Il n’est pas le seul coupable de cette débâcle, bien sûr, puisque l’entrée sans envie de Youssouf Fofana ou celle sans saveur de Krépin Diatta ne sont pas loin d’être scandaleuses.

"Trahie" par ses entrants, autant que par la baisse de régime des autres, l’AS Monaco, lancée par le premier but en pro de Maghnès Akliouche et celui plein de rage de Wissam Ben Yedder, a finalement payé ses nombreuses occasions manquées et sa terrible gestion du match lorsque l’ancien de la maison rouge et blanche Aymen Abdennour a crucifié Thomas Didillon, très bon par ailleurs, à bout portant pour égaliser à 2-2.

Le Tunisien n’avait plus joué un match entier depuis des lustres et la Coupe de France n’est même pas un objectif pour Rodez, qui ne pense qu’à son maintien et s’est présenté sur la pelouse du très clairsemé stade Louis-II avec sept remplaçants. Les Ruthénois n’ont longtemps rien fait pour créer l’exploit sur le Rocher, défendant très bas pour contenir les vagues monégasques.

Or l’ASM n’en est pas à son premier cadeau cette saison et Mendes a pu profiter d’une liberté totale pour marquer de la tête et réduire l’écart juste avant la mi-temps. Sans marge, Monaco n’a jamais su inscrire le troisième but qui l’aurait mis à l’abri, laissant donc la voie libre à Rodez d’écrire l’une des plus belles page de l’histoire du club. C’est à l’inverse un échec d’envergure pour les Monégasques qui ambitionnaient de soulever le trophée après la finale de 2021 et la demi-finale de la saison dernière. Il faudra se relever rapidement alors que se profile un match très important mercredi en championnat contre Lorient (21h). Reste à savoir si cette ASM-là en est capable.

Pour ses débuts avec l’ASM, l’ex-portier de Nancy a été bon mais malheureux.

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