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Comment le Challenge Albert II évolue pour prendre du galon

Mis à jour le 27/11/2019 à 08:58 Publié le 27/11/2019 à 10:00
900 scolaires passent par l’école d’aviron chaque année à Monaco. Vendredi et samedi, les meilleurs rameurs du monde batailleront en mer.

900 scolaires passent par l’école d’aviron chaque année à Monaco. Vendredi et samedi, les meilleurs rameurs du monde batailleront en mer. Photo archives C. Dodergny et J.-F. Ottonello

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Comment le Challenge Albert II évolue pour prendre du galon

Les 29 et 30 novembre, la régate monégasque recevra l’élite de l’aviron de mer avec pour objectif avoué d’épater les observateurs et prétendre à devenir une vitrine d’une discipline en plein essor

Dépoussiérer un héritage, renouer avec un prestige, prouver un savoir-faire et démontrer des ambitions.Voilà l’audacieuse feuille de route dressée par le président de la Société nautique de Monaco, Jean-Marc Giraldi, avant le 15e Challenge prince Albert II, les 29 et 30 novembre prochains.

Décalée de février à novembre, en fin de calendrier international, la régate d’aviron de mer change de braquet avec succès selon Roland Weill, directeur exécutif de la SNM.

"Pendant quatorze ans le Challenge Albert II a été de bonne tenue mais s’adressait surtout à des équipes régionales et interrégionales. On a voulu changer deux choses: d’abord la date, que ce soit une épreuve de fin de saison, et surtout la qualité des participants. Que le challenge Albert II soit la plus grande épreuve internationale d’aviron de mer après le championnat du monde. Et l’objectif est atteint!"

Un drone et des joutes

Opposant des clubs, et non des nations, la régate affiche complet. Dans les starting-blocks: 108 bateaux et 330 participants de 18 nationalités. 19 même, avec un champion du monde péruvien engagé sur un bateau anglais.

"C’est un plateau exceptionnel pour une course qui n’est pas un championnat du monde. On a réussi notre pari et on est assez fiers, maintenant reste la mise en place avec notre équipe de volontaires", commente Mathias Raymond, deux olympiades au compteur sous les couleurs de Monaco, et co-organisateur du Challenge. Soixante bénévoles seront en effet déployés sur site, où un village restreint à quelques sponsors principaux sera érigé près de la digue.

Le spot idéal pour chausser vos jumelles et apprécier les joutes navales qui débuteront à 9h30 vendredi, jusqu’à 16 heures. Et de 9h à 16h20, le samedi. Des courses qui seront intégralement retransmises en live sur un écran géant disposé à quai.

L’occasion de découvrir un sport intense, tactique, et de plus en plus télégénique avec les progrès technologiques. Un drone survolera par exemple les bateaux pour fournir des images également retransmises en live sur Youtube.

Le parcours, composé de boucles de 4 km et 6 km, se fera cette année face à la digue du port Hercule. Les travaux de l’extension en mer empêchant de naviguer vers le Cap-Martin ; les abords du Musée océanographique étant trop loin.

Reste un paramètre imprévisible: l’aléa météo. Si les choses venaient à se gâter, la SNM ne prendrait pas le moindre risque.

Ainsi, les courses de vendredi ne seront pas des séries qualificatives mais des courses préliminaires.

"Toutes les courses du vendredi auront donc autant d’importance que les courses du samedi, parce que les rameurs qui courront ce jour-là auront dans la tête que c’est ce résultat qui comptera si la mer est démontée le samedi et que la course est annulée", détaille Roland Weill.

"Un plateau d’enfer"

Les Monégasques Mathieu Monfort et Giuseppe Alberti aux Mondiaux de Hong Kong.
Les Monégasques Mathieu Monfort et Giuseppe Alberti aux Mondiaux de Hong Kong. Photo E. Marie/Mag Aviron

"C’est un rassemblement d’athlètes digne des championnats du monde", assure Roland Weill. Et effectivement, la bataille devrait faire rage sur la Grande bleue entre cadors de la pagaie.

Dans la catégorie "solo homme", les deux premiers des derniers championnats du monde d’Hong Kong, fin octobre, seront alignés: l’Espagnol Adrian Miramon Quiroga et l’Allemand Lars Wichert.

En "solo femme", seulement six rameuses prendront le départ…les trois du podium des derniers Mondiaux! L’Ukrainienne Diana Dymchenko, la Française Jessica Berra et la Hollandaise Janneke Van Der Meulen.

En "double masculin" : les Monégasques Mathieu Monfort et Giuseppe Alberti, revenus "bronzés" d’Hong Kong [à deux doigts de l’or, ndlr] auront évidemment une belle carte à jouer parmi les quinze engagés.

En "double féminin", les Monégasques, 13e à Honk Kong, défieront notamment le bateau algérien d’Amina Rouba (trois participations aux Jeux olympiques).

Du côté du "quatre barré homme", "clou de la régate", le spectacle s’annonce haletant entre les 23 participants. Les champions du monde en titre génois devront cravacher pour résister à l’envie des bateaux monégasques (champion du monde en 2015, vice-champion du monde en 2018 et 4e en 2019), anglais et grecs.

Cette catégorie sera aussi l’occasion de voir le champion olympique 2016 d’aviron de rivière, Mario Gyr (Suisse), aux prises avec l’Allemand champion olympique 2012, Tim Grohmann. "Un plateau là aussi d’enfer."

Le "quatre barré femme" sera certainement très ouvert avec des Monégasques, 13e des derniers Mondiaux (victimes d’un accrochage), des Danoises 3e et un duo français expérimenté.

En "double mixte", les Hollandais (champion du monde 2018 et 2e en 2019) font figure de favoris mais la paire italienne -Panteca/Cozzarini) pourrait jouer les trouble-fêtes.

Enfin le "quatre mixte", seule épreuve qui ne figure pas au calendrier des Mondiaux, semble dévolu aux Suisses de Lucerne mais ils auront notamment à semer les Américains de Philadelphie (Vesper Club).Un bateau cher au prince Albert II tant ce club porte l’empreinte de la famille Kelly.

Une épreuve complémentaire et sans dotations fait également son apparition, le "Challenge des Grandes écoles" organisé entre HEC, Sup de Co Paris, Polytechnique et Centrale Paris. Des bateaux mixtes (deux par école avec deux garçons et deux filles) s’alignerontle samedi.

Offre numérique MM+

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