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Ce que l'on sait sur l'éboulement du chantier du centre d’entraînement de l’AS Monaco qui a coûté la vie à un ouvrier

Mis à jour le 23/06/2020 à 07:28 Publié le 23/06/2020 à 06:15
Depuis son engin de chantier (à droite sur la photo), l’ouvrier procédait à une sécurisation de la falaise, surplombant le centre d’entraînement de l’AS Monaco, quand un pan de celle-ci s’est décroché. L’éboulement a été fatal.
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Ce que l'on sait sur l'éboulement du chantier du centre d’entraînement de l’AS Monaco qui a coûté la vie à un ouvrier

Un pan d’une paroi s’est décroché ce lundi, écrasant l’engin piloté par la victime. L’homme, âgé de 56 ans, procédait à la sécurisation de la falaise sur le chantier du centre d’entraînement de l’AS Monaco à La Turbie.

Sur les réseaux sociaux, le logo de l’AS Monaco, serti de la couronne princière, a troqué son rouge et blanc éclatant pour une couleur noire. Celle du deuil. Ce lundi vers 14 heures, un terrible drame s’est noué sur le chantier de restructuration et d’extension du centre d’entraînement de l’ASM à la Turbie. Là, à une encablure du rectangle vert et des bâtiments où les joueurs du Rocher procédaient à des tests physiques le matin même, un ouvrier de 56 ans a tragiquement perdu la vie.

>> LIRE. Un ouvrier décède sur le chantier de l’extension du centre d’entraînement de l’AS Monaco

Depuis un chariot télescopique armé d’une foreuse, il procédait à des travaux de sécurisation de la falaise quand plusieurs tonnes de roche se sont décrochées de la paroi pour venir s’écraser sur l’engin de chantier. Un éboulement fatal pour cet homme appartenant à une société co-traitante. Une autre personne, en état de choc, a été transportée vers l’hôpital Pasteur 2 à Nice.

Une enquête judiciaire ouverte, le parquet saisi

Des experts ont dû s’assurer que la falaise ne présentait pas de danger avant de donner le feu vert aux secours.
Des experts ont dû s’assurer que la falaise ne présentait pas de danger avant de donner le feu vert aux secours. Jean-François Ottonello

Une fois sur les lieux, les sapeurs-pompiers de la Turbie et de Nice Bon-Voyage ont, d’abord, usé de leurs lances pour circonscrire un feu de compresseur, à côté de l’engin. Avant de désincarcérer la victime, prise au piège dans l’habitacle, ils ont dû attendre l’expertise de géologues. Lesquels, une fois certains que la falaise ne présentait plus aucun danger, ont donné le feu vert pour l’intervention.

Les sapeurs-pompiers ont ensuite laissé la place aux gendarmes de la brigade de Cap-d’Ail, chargés de l’enquête, et épaulés dans les constatations par les techniciens en identification criminelle de Nice. Joint ce lundi soir, le procureur de la République Nice, Xavier Bonhomme a confirmé qu’une « enquête judiciaire sur le chef d’homicide involontaire » était ouverte et que « l’Inspection du travail s’était rendue sur place comme c’est la règle lors d’un accident de la sorte ». Pour l’heure, les causes techniques de ce funeste éboulement demeurent inconnues.

Dans un communiqué publié sur ses réseaux, l’AS Monaco s’est dit « profondément touché » et a tenu à « apporter son soutien à la famille de la victime ». Le club de la Principauté précise aussi « que l’accident s’est produit dans une zone du chantier inaccessible aux publics, personnels et joueurs de l’AS Monaco, bien à l’écart des espaces dédiés aux activités sportives et médicales ».

Le parking des joueurs et du staff ne se situe cependant qu’à une petite trentaine de mètres de l’éboulement. Sur les coups de 15 h, l’ensemble des salariés a été prévenu par mail de la triste nouvelle.

Un accident mortel qui ne remet pas en cause la poursuite des tests médicaux et physiques prévus cette semaine. Le stade Louis-II n’étant pas accessible au public (pour la pratique sportive) en raison du Covid, l’ASM n’a qu’un seul terrain de disponible. L’ambiance promet d’être pesante à La Turbie au lendemain de ce drame.

Un chantier d’envergure

Le drame, on l’a dit, s’est déroulé sur le chantier de restructuration et d’extension du centre d’entraînement de l’AS Monaco à La Turbie. Un projet, pesant plus de 50 millions d’euros, baptisé « Centre de performance » et qui devrait s’achever durant la saison 2020-2021. Voilà comment, en janvier 2019 pour les vœux à l’ASM, le vice-président de l’époque, Vadim Vasilyev, vantait ce projet d’envergure, amorcé l’été précédent.

« Il est indispensable d’avoir un outil de haut niveau pour permettre à nos joueurs de travailler dans les meilleures conditions mais aussi d’accueillir nos sponsors, partenaires et supporters avec un centre à la hauteur de notre projet ».

Un outil comprenant un pôle médical high-tech avec centre de fitness et dispositif de chronothérapie, une balnéothérapie idéale pour la récupération, une cafétéria de 56 couverts (plus 24 dans un espace privatif), une salle de réunion avec service de traiteur, un auditorium de 80 places, trois terrains de jeu agrandis, une terrasse pano


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