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Bruno Skropeta (AS Monaco): "Communiquer avec le plus de franchise"

Mis à jour le 07/08/2013 à 08:03 Publié le 07/08/2013 à 07:18
Bruno Skropeta : « Vous ne travaillez pas pour vous mais d’abord pour les supporters, c’est à eux d’être heureux. »

Bruno Skropeta : « Vous ne travaillez pas pour vous mais d’abord pour les supporters, c’est à eux d’être heureux. » DR

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Bruno Skropeta (AS Monaco): "Communiquer avec le plus de franchise"

Homme de l’ombre œuvrant à remettre le club de la Principauté dans la lumière, Bruno Skropeta revient, un an après son intronisation à la communication, sur l’évolution d’un projet ambitieux

Homme de l’ombre œuvrant à remettre le club de la Principauté dans la lumière, Bruno Skropeta revient, un an après son intronisation à la communication, sur l’évolution d’un projet ambitieux

Le succès irrite. Surtout quand il est fulgurant. Celui de Monaco l'est. Hier encore, le projet monégasque attisait jalousie et curiosité. En France, par Jean Fernandez (Montpellier) : « Aujourd'hui, il va y avoir un gouffre entre le PSG, Monaco et les autres. Ce sera plus la prime à l'argent qu'au mérite et au travail. Je trouve ça dommage. » A l'International aussi, avec l'avis taquin, et l'humour so british, d'un journaliste du Daily Mail douteux quant à la vraie affluence du match Monaco - Tottenham (12 222) : « Une théorie étant que plusieurs milliers de fans des Spurs s'étaient rendus au stade vêtus de costume fantaisie au couleur des sièges en or du stade ».Bref, une journée comme une autre, sur le grill, pour le directeur de la communication et des relations publiques monégasques, Bruno Skropeta. « Quel intérêt aurions-nous à faire ça ? » D'un revers laconique, ce discret personnage du football hexagonal éteint la pseudo-polémique.

Skropeta, le « Monsieur image » de l'ASM. Journaliste au service des sports de TF1 entre 2005 et 2008, ce trentenaire atterrit ensuite au PSG de Charles Villeneuve où il contribuera - entres autres - à la mise en place du Plan Leproux. A son arrivée sur le Rocher (juillet 2012), pas de tribunes à assainir mais un club à remettre sur les rails du prestige. « Monaco est un club mythique. Le projet actuel est voué à raviver la flamme. » Comprenez que le titre de champion de Ligue 2 n'était qu'un hors-d'œuvre. Et à trois jours des retrouvailles avec l'élite (samedi à Bordeaux, 21h), les ambitions s'aiguisent. Après un été euphorique en transferts et médiatisation, l'obsession est à l'entretien d'un succès renaissant. Ouvrir l'ASM au monde tout en le rapprochant de ses plus fervents supporters. De l'humain en somme. Pas désagréable à l'heure du foot-business.

Bruno, le club a officialisé hier (lundi) un nouveau record d'abonnés pour la saison à venir. Est-ce le fruit d'une vraie politique de fidélisation ou la simple conséquence des gros investissements du mercato ?

C'est la conséquence de plusieurs paramètres et surtout de l'intérêt porté au nouveau projet du club historique qu'est Monaco. Un géant du football français qui est à nouveau dans la lumière. Si les premiers chiffres en hausse dans différents domaines sont intéressants à différents égards, ce qui est significatif aujourd'hui c'est l'excitation et la motivation autour du projet.

Ce chiffre de 3.524 abonnés est-il en accord avec vos prévisions ?

Communiquer des chiffres à intervalle n'est pas forcément intéressant. Nous ferons un premier point le 31 août à la fin de la première campagne d'abonnement. Il y a un gros travail effectué par le service commercial et celui de la billetterie. L'offre d'hospitalité atteint par exemple 85 %, car il n'y aura pas que des gens qui viennent voir les joueurs au stade. Le fait d'ouvrir les ventes de places et d'abonnements en ligne, ce qui ne se faisait pas avant, a été primordial.

Entre une communication d'un club de L2, et celle d'un club de L1 si ambitieux, il y a un monde, comment avez-vous vécu cette transition ?

Nous avons tous des expériences pour faire face à ça et nous savions que le projet était bâti pour monter en puissance. Nous avons les structures et les clés pour accompagner ce projet. Nous avons anticipé notamment avec le nouveau site internet qui sera inauguré en septembre.

« 10 % de nos internautes sont Colombiens »

« Etre créatif et innovant, avoir un modèle qui nous est propre », tels étaient vos mots lors de votre prise de fonction en juillet 2012. Vous n'avez vraiment pas d'exemple en France ou ailleurs ?

L'ADN de la Principauté se résume en un triptyque : prestige, identité et ambition. Nous essayons de coller à tout ça et de tout scénariser pour que les supporters suivent au plus près l'équipe. Notre site est d'ailleurs en trois langues différentes : français, anglais et espagnol.

L'espagnol n'est pas anodin, votre cote de popularité a dû exploser en Amérique du Sud (arrivées des Colombiens Falcao et James Rodriguez) ?

La première provenance des internautes qui visitent notre site est la France, à 60 %, devant la Colombie (10 %), ensuite viennent l'Angleterre, les Etats-Unis et l'Italie.

Vous vous êtes donc adaptés à ces nouvelles cibles en terme de développement d'image...
Tous les clubs s'adaptent à leurs têtes d'affiche. Il faut tirer profit de tout cela. Monaco est connu dans le monde entier et a tout de même disputé une finale de Ligue des champions il y a encore 10 ans. Même en Ligue 2 l'année dernière, Monaco était le club qui déplaçait le plus de supporters derrière Lens.

« Un club de foot doit générer de l'émotion »

Quels sont les grands axes de communication qui devraient émerger les mois à venir? La polémique d'un éventuel transfert de siège en France n'a-t-elle pas été un frein ?

Nous devons aborder notre communication avec le plus de franchise possible et respecter ce que Monaco a fait dans son histoire. Ce qui a été fait sur cette question du siège. Pour l'instant notre image est globalement positive mais nous ne sommes qu'au début. Les offres commerciales vont être renforcées et les supports de communication de plus en plus adaptés à la nouvelle génération. Nous développons les applications Ipad ou Androïd et bien sûr notre site internet. Un club de foot doit générer de l'émotion et donc tous les supporters doivent pouvoir s'identifier à notre image. Notre chance est qu'il y a une grande émulation au sein du club, des gens qui ont une bonne image et un discours positif. Nous fonctionnons étape par étape, avec beaucoup d'humilité. Il faut être patient pour construire quelque chose de solide.

Une dynamique locale aussi, avec le développement de l'OGC Nice à proximité. Quel regard portez-vous sur ce projet ?

Ce que les joueurs et dirigeants niçois ont fait est super-positif. Ils ont fait une saison fantastique, ont capitalisé, et ont des ambitions. Nous avons de très bonnes relations.

Vous prônez l'ouverture sur le monde et le rapprochement avec vos supporters, quelle place auront les médias ? La communication risque-t-elle d'être verrouillée ?

Le club est mis en avant par la force des choses. Et les médias, à tort ou à raison, plus à raison, s'intéressent de près à l'évolution du projet. C'est un accélérateur de performances, de visibilité, et d'image, mais aussi un afflux auquel il faut faire face. C'est sans comparaison avec les saisons précédentes et il faut être plus attentifs. Mais les entraînements sont ouverts au public et les joueurs, comme l'encadrement, ont déjà répondu à tous les médias. Même quand nous étions en stage à l'étranger. Bien entendu, durant le championnat il faudra respecter la préparation sportive pour entretenir une certaine sérénité.

Quel bilan tirez-vous de votre première saison en fonction ?

Je suis comblé. C'est passionnant. Entre Paris et Monaco les projets sont complètement différents. Chacun a son histoire. A Monaco, il y a une telle histoire que vous ne pouvez pas vous l'appropriez, vous ne travaillez pas pour vous mais d'abord pour les supporters, c'est à eux d'être heureux.

 

Bruno Skropeta : « Vous ne travaillez pas pour vous mais d'abord pour les supporters, c'est à eux d'être heureux. »
Bruno Skropeta : « Vous ne travaillez pas pour vous mais d'abord pour les supporters, c'est à eux d'être heureux. » DR

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