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Alain Prost l’annonce, "tout le monde va regarder" Alpine sur ce Grand Prix de France

Championne du monde des rallyes en 1973 avec la mythique Berlinette, sacrée sur les 24 Heures du Mans en 1978, la célèbre firme normande rattachée au groupe Renault est désormais en quête de victoires en F1. Avec l’expérimenté Fernando Alonso et le Français, Esteban Ocon aux volants des A521, Alpine espère briller ce week-end dans le Var. Alain Prost, conseiller spécial d’Alpine, nous livre ses impressions.

Laurent Seguin Publié le 18/06/2021 à 17:26, mis à jour le 18/06/2021 à 18:52
Dans le coup sur les essais libres ce vendredi avec une cinquième place pour Ocon le matin et le quatrième temps pour Alonso l’après-midi, Alpine peut espérer un beau Grand Prix de France. Frank Muller / Nice Matin

Grand amateur de football, Alain Prost ne savait sans doute pas qu’il dirigerait un jour les Bleus. Pas ceux de Didier Deschamps bien sûr, mais une sorte d’équipe de France de la F1, avec cette Alpine, motorisée par Renault et pilotée par le Normand, Esteban Ocon. Un pilote qui joue à domicile ce week-end. Comme Alpine, comme Alain Prost.

Alain, vous avez récemment déclaré qu’au cours de votre enfance, vous rêviez plutôt d’une carrière de footballeur. Et vous voilà à la tête des Bleus. Un peu dans la peau d’un sélectionneur. C’est sans doute une immense fierté, non?

On ne va pas aller jusque-là, et c’est un rôle différent (rires). Mais c’est vrai que l’on représente un peu la France en F1 et on doit toujours rester fiers de ça. Maintenant, je crois que le plus important, c’est l’engagement de la marque. Ça fait 45 ans que Renault (aujourd’hui sous le nom d’Alpine) est en F1 et de mon côté, je fête cette année le quarantième anniversaire de ma première victoire, obtenue (le 5 juillet 1981) au volant d’une Renault à moteur turbo et sur le Grand Prix de France à Dijon Prenois. Alors revenir en France et revoir ce Grand Prix qui n’a pas eu de chance la saison dernière, me rend très heureux. Ça fait plaisir de pouvoir revenir ici.

 

Sur un circuit que les pilotes Alpine qui sont à domicile connaissent paradoxalement assez peu. Fernando Alonso explique n’avoir couru qu’une fois dans le Var et Esteban Ocon n’a fait qu’un tour en course lors du GP de France 2018. Ce sera une faiblesse pour eux et donc pour Alpine?

Non parce que ce n’est pas un circuit compliqué. Le pilote qui arrive pour la première fois à Monaco en F2 par exemple, oui, pour lui, c’est très compliqué. Mais nous sommes là sur un circuit très conventionnel. Et après quelques tours, ils l’auront en tête. Honnêtement ce n’est pas un sujet.

Du côté de la voiture, certains observateurs, comme Olivier Panis, voient l’Alpine briller ce Paul-Ricard en rappelant qu’elle est plus à son aise sur des circuits sans qui présente l’avantage d’être plat. Vous partagez l’avis de Panis? Qu’en pensez-vous?

Même s’il est vrai que l’on est de retour à un niveau plus conforme à nos ambitions, je suis toujours assez prudent sur ce genre d’annonces. Annoncer des choses avant, comme ça… D’autant plus que cette saison, on a eu des moments de performances sans forcément bien les comprendre. Vous savez, l’utilisation des pneumatiques est très compliquée. C’est très fin. Et c’est très difficile de savoir où l’on va se retrouver en fonction de cette utilisation. On restera dans la bagarre au milieu. Mais de là à dire que l’on va franchir un cap parce que c’est le grand prix national...

 

Un grand prix national avec un surplus de pression?

Bien sûr, mais moi la pression est quelque chose que je trouve normal et même nécessaire. J’ai toujours aimé la pression. Quand j’en avais avec Ayrton (Senna) notamment, j’ai toujours aimé ça. Alors oui, tout le monde va nous regarder, mais c’est une pression qui est normale et qui doit être utile. Elle doit motiver et ne surtout pas nous freiner.

Tout le monde vous regardera aussi parce que l’écurie française dont vous êtes le conseiller porte un nom mythique. Comment résonne ce nom d’Alpine dans votre cœur?

Ah… Ce sont mes premières années de passion. J’ai fait des heures de mobylettes pour aller voir Bernard Darniche passer le col du Granier (dans le massif de la Chartreuse) sur la neige avec sa Berlinette. Pour notre génération, Alpine, c’est toute histoire. Et on est en train d’essayer de la faire vivre à une autre échelle aujourd’hui. Au niveau mondial. Si comme ont le dit souvent, une Alpine est bleue, Alpine ne peut justement pas rester seulement bleu. Il faut faire connaître la marque au niveau mondial.

Cette passion qui vous anime quand on vous parle d’Alpine, vous la percevez chez vos pilotes? Alpine est un nom que Fernando Alonso et Esteban Ocon voient avec un regard particulier?

 

Il y a un vrai attachement à la marque. Je le vois d’ailleurs dans leur rapport à la voiture de série (la nouvelle Alpine A110 commercialisée depuis trois ans). Ils ont un vrai intérêt pour cette auto. C’est très très sensible.

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