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A Monaco, l’hydroptère va tenter de battre le record du monde de vitesse en mer

Mis à jour le 29/08/2014 à 12:08 Publié le 29/08/2014 à 07:08
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A Monaco, l’hydroptère va tenter de battre le record du monde de vitesse en mer

Alain Thébault, un navigateur fou de rapidité, a choisi Monaco pour accueillir l’hydroptère Rocket : rien de moins qu’un bateau volant destiné à battre le record absolu de vitesse sur l’eau

Alain Thébault, un navigateur fou de rapidité, a choisi Monaco pour accueillir l’hydroptère Rocket : rien de moins qu’un bateau volant destiné à battre le record absolu de vitesse sur l’eau

Voler. S'élever dans le ciel comme un oiseau. Surplomber les toits du monde et crier haut et fort son amour pour la liberté. Le rêve est vieux comme le monde, mais l'homme n'a jamais été aussi proche de le réaliser. Au printemps prochain sera conçu en Principauté l'hydroptère Rocket, un voilier capable de glisser sur les nuages. L'objectif de ce projet loufoque ? Battre le record de vitesse absolue sur l'eau à l'aide d'une voile.

« Le fou volant »

Le rêveur de l'histoire c'est Alain Thébault, le « fou volant » comme on l'appelle, un Breton amoureux de la mer et épris de liberté, qui cherche à dompter l'eau et les nuages depuis bientôt vingt ans. Il est accompagné d'une équipe fidèle d'ingénieurs retraités, des anciens d'Airbus et de Dassault, associant « le bon sens paysan » aux calculs les plus complexes. « On ne réalise pas de projets de cette envergure sans cheveux blancs ! » confie Alain Thébault. « Cette technologie, nous la maîtrisons depuis une vingtaine d'années, j'ai tout à fait confiance en mes équipes. »

Cette assurance, le navigateur et sa bande l'entretiennent à raison : en 2009, le premier modèle de l'hydroptère a battu le record de vitesse absolue sur l'eau à plus de 51 nœuds avec des pointes jusqu'à 56 nœuds, soit plus de 105 km/h !

Mais le record a été subtilisé en 2012 par l'Australien Paul Larsen à 65 nœuds... Qu'à cela ne tienne, loin de décourager Alain Thébault, cela lui a permis de se lancer un nouveau défi : dépasser les 80 nœuds à la voile, c'est-à-dire plus de 150 km/h...

Monaco, théâtre des hautes vitesses

Alors que le premier hydroptère s'attelle à un autre défi, celui de la traversée du Pacifique, c'est un modèle différent qui est amené à se réapproprier le record - l'hydroptère Rocket, un engin biplace aux allures de planeur, conçu pour la vitesse pure. Cette nouvelle aventure aura le Rocher comme toile de fond : le bateau ultraléger (moins de 500 kg !) sera assemblé par Monaco Marine au printemps prochain et mouillera au port de la Principauté, pour une tentative de record dès l'été ou l'automne. Aux commandes, on retrouvera Alain Thébault, l'acrobate volant, aux côtés d'Anders Bringdal, un surfer et voiliste suédois, une tête brûlée qui « glisse sur des vagues de 10 m à Hawaï ». Un équipage qui n'a pas froid aux yeux, une qualité primordiale, comme l'explique le navigateur : « À bord de l'hydroptère, les accélérations sont presque violentes, alors il faut pouvoir encaisser le coup et tenir la pression ! »

Toujours plus vite, encore plus vert

Quand on lui demande ce qui l'a poussé à se rapprocher du Rocher, Alain Thébault évoque deux raisons. « Ce projet correspond, me semble-t-il, à Monaco. La très haute vitesse, la mer et l'écologie font partie de l'ADN de mon projet et de la Principauté. » D'ailleurs « très sensible à la protection des océans », le navigateur fait partie de l'institut océanographique Paul Ricard. « Et pourquoi ne pas continuer l'aventure avec le Musée océanographique aujourd'hui ! » s'amuse Alain Thébault, tombé en véritable amour pour l'endroit depuis qu'il l'a vu. Le pilote a aussi sollicité le parrainage du prince, dans la mesure où ce projet « illustre deux valeurs historiques défendues par la Principauté : la haute vitesse et le développement durable. »

Enfin, la dernière raison qui attache ce rêveur au Rocher est d'ordre affective : sa femme Violetta travaille à Monaco pour la maison Dior. « J'ai l'espoir que la Principauté nous accueille avec notre bateau, nous les Bretons ! Je veux ramener ce record à Monaco et j'espère y boucler mon budget. Je réaliserai cet exploit avec le mistral et le soleil azuréen ! » Quels que soient le succès et les retombées, Alain Thébault l'assure, « Mon cœur restera en France et à Monaco », terres d'accueil de son incroyable aventure, à la frontière entre l'eau, le ciel, le rêve et la réalité.
 


Savoir +

Suivez les aventures d'Alain Thébault et de l'hydroptère sur www.hydroptère.com et sur twitter @Alain_Thebault

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