À l’approche du derby face à Toulon, Jean-Guy Wallemme prévient, "il ne faut pas tomber dans l’excès"

Avec plus de 500 matches du côté de Lens, puis de Saint-Étienne, Jean-Guy Wallemme a vécu plus d’un derby. Mais l’entraîneur de l’Étoile FC ne banalise pas pour autant le match de la quatorzième journée de National 2 ce samedi (18h) à Toulon.

Laurent Seguin Publié le 10/12/2021 à 21:04, mis à jour le 10/12/2021 à 21:03
Le métier et l’expérience de Wallemme seront un soutien de taille pour l’étoile FC ce samedi à Toulon. Philipe Arnassan / Nice Matin

Il en a disputé des derbys contre Lille, l’ancien capitaine du RC Lens. Il en a joué des rencontres face à "l’ennemi" lyonnais, l’ex-défenseur de l’AS Saint-Étienne. Et du haut du demi-millier de matches auxquels il a pris part avec les tuniques des Sang et Or, puis celles des Verts sur les épaules, il s’en souvient de ces " moments parfois très chauds où les joueurs savent qu’une étincelle suffit à embraser une tribune ".

Alors forcément, quand on l’a contacté pour lui parler de ce derby face à Toulon, on s’attendait à un sourire poli de sa part. À peut-être entendre le même discours que celui servi un peu plus tôt dans la journée par son milieu de terrain, Akim Orinel, qui nous confiait qu’il n’y aurait tout bonnement que "trois points en jeu" et qu’il fallait aborder ce match de " la même façon que les autres ". Bref, en un mot, on voyait déjà Jean-Guy Wallemme doucher nos ardeurs.

Mais, non, contre toute attente, en cette fin de semaine l’entraîneur de l’Étoile FC ne boudait pas son plaisir à l’approche de ce derby varois. Et de cette première opposition de la saison face aux Toulonnais, dans un stade Bon-Rencontre qu’il avait découvert l’an dernier, quelques semaines seulement après son arrivée dans le Var.

Peut-être parce qu’il se souvient justement que cette première visite sur la rade, "dans un contexte particulier ", lui avait souri (l’Étoile FC s’était imposée 1-0 dans un match à huis clos). Mais sans doute aussi parce que Jean-Guy Wallemme a tout simplement hâte de voir si son équipe peut surfer sur sa bonne dynamique. Hâte de voir si ses joueurs peuvent enchaîner une quatrième victoire consécutive. Et poursuivre leur folle remontée au classement.

 

Vous voilà sur le point de d’emmener vos joueurs à Toulon. Avec votre expérience de joueur, puis d’entraîneur, on vous imagine rodé à l’exercice du derby…

Oui, j’ai connu les vieux derbys. Les "Sainté" - Lyon, c’était parfois compliqué dans la semaine de préparation, on voyait plus de supporters aux entraînements dans la semaine qui précédait la rencontre et ils nous faisaient passer des messages. On nous disait d’ailleurs assez souvent que si on gagnait ce match-là, on était tranquille pour le reste de la saison. À Lens, à certains moments, c’était très chaud. Surtout à la fin des années 80. La passion dépassait parfois la raison. Et en Algérie (entre 2014 et 2016, il a entraîné l’USM Bel-Abbès, la JS Kabylie et l’ASO Chleff), c’est particulier aussi. C’est encore plus chaud. Il y avait beaucoup de pression sur l’adversaire.

Ce derby varois, c’est donc de la rigolade?

Non, parce que je connais l’attente qu’il peut y avoir autour de ce match, notamment chez les supporters. On sait que c’est un match qui compte pour eux. Et puis, chaque derby a sa saveur. Même si de notre côté, on se prépare pour être simplement dans la continuité. À nous d’être intelligents sur le terrain et dans l’aspect émotionnel.

Comme du côté de Saint-Priest le week-end dernier, où vous avez évolué dans un contexte tendu, avec une interruption de la rencontre qui ne vous a pas sorti du match…

 

Oui, c’était un feu d’artifice parti de la cité à côté du stade. Le match a été arrêté 3 à 4 minutes. Mais on avait préparé ce côté-là. Et à Toulon, ça sera peut-être la même chose. Il ne faut pas être concerné par ce genre de choses. Le jeu reste décisif. Sur la durée, c’est toujours le jeu ou le foot qui font la différence. Il faut rester acteur dans ce qu’on peut faire.

Ne pas céder aux éventuelles provocations?

Ne pas perdre d’énergie. Rester dans la limite du jeu, ne pas tomber dans l’excès. Même si ça fait partie du jeu de provoquer son adversaire. On manque d’ailleurs parfois un peu de vice.

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