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A Antibes, on a vibré devant Jean Quiquampoix, l’enfant prodige champion aux JO

Une trentaine de licenciés du club du Tir sportif d’Antibes s’était réunie ce lundi matin pour assister à la finale de Jean Quiquampoix, l’un des leurs. Ces tireurs amateurs ont stressé, vibré puis crié leur joie devant le sacre olympique de l’Azuréen.

Romain Laronche Publié le 02/08/2021 à 11:25, mis à jour le 02/08/2021 à 12:30
Roger Berthod, le président du club du Tir sportif d’Antibes, a savouré la performance de son licencié. Photo Cyril Dodergny

Le téléphone de Roger Berthod ne s’arrête plus de sonner, vibrer. Le président du Tir sportif d’Antibes, le club de Jean Quiquampoix, reçoit par dizaines des messages de félicitations. Quelques minutes plus tôt, cet entraîneur, ancien membre de l’équipe de France militaires pendant sa jeunesse, a assisté à la victoire de Jean Quiquampoix à Tokyo. "Je la sentais, je ne voulais pas le dire, mais je savais qu’il allait décrocher l’or", lâche-t-il ému.

Comme la plupart des jeunes tireurs du club, autres licenciés et proches réunis ce lundi matin au siège du club, pour un petit déjeuner devant l’écran, Roger porte d’ailleurs un t-shirt où est inscrit "Tokyo, Jean Quiquampoix. Ensemble visons l’or".

Une devise que le tireur a choisi lui-même d’imprimer. Preuve que le double médaillé olympique croyait en son rêve. "Il est ambitieux, c’est un battant, un mec droit, mais qui n’a jamais pris la grosse tête" tient à préciser le président. "Il est disponible pour les enfants du club et fidèle. Même s’il vit à Marseille, il n’a jamais changé de club."

"Il avait quelque chose en plus"

A quelques mètres, il y a Annie Rieul, la responsable de l’école de tir, qui forme les jeunes de 7 à 14 ans. C’est elle qui a été la première professeur du nouveau champion olympique. Lorsqu’elle le voit monter sur la plus haute marche du podium, elle est au bord des larmes. "Je me suis occupée de lui pendant trois ans, quand il est arrivé au club à 11 ans", retrace-t-elle. "Dès ses débuts, j’ai senti qu’il avait quelque chose en plus. J’avais d’ailleurs contacté l’entraîneur de Boris Artaud (ex médaillé mondial en tir), pour lui dire de venir le voir. Dès qu’il est arrivé, il m’a remercié et m’a dit que c’était ‘une pépite’".

 

Son petit protégé, avec qui elle a obtenu le titre de champion de France minimes en 2008, a bien grandi depuis. "Mais il est resté très humble. C’est un garçon merveilleux, qui m’a beaucoup apporté".

Aujourd’hui, par ses victoires, il apporte surtout à la jeune génération, qu’il inspire. C’est le cas Lilou Billon, jeune licenciée de 13 ans, qui n’a pas manqué une miette de la compétition. "C’est trop cool ce que Jean a réalisé. Annie (Rieul) pense que je peux y arriver aussi, alors ça me donne encore plus envie. J’aimerais un jour être aussi comme lui aux Jeux, passer à la tv..."

Le club antibois a encore de beaux jours devant lui.

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