Pourquoi des salariés de WKW Engineering étaient en grève ce mardi à Monaco

Ce mardi après-midi, une vingtaine de salariés de WKW Engineering, une société basée à Fontvieille, ont protesté devant l’Inspection du Travail contre un plan social menaçant six de leurs collègues. Le deuxième en un an.

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Thibaut Parat Publié le 30/11/2022 à 08:00, mis à jour le 30/11/2022 à 10:33
Une vingtaine de salariés en grève ont protesté contre le plan social qui menace six de leurs collègues. Photo Jean-François Ottonello

De la rue du Gabian, où sont nichés leurs locaux, à l’Inspection du Travail au cœur de la Condamine, une vingtaine de salariés de WKW Engineering (ex-Silvatrim) ont exprimé leur colère contre un plan de licenciement économique, annoncé la semaine dernière par leur direction et menaçant six de leurs collègues. De façon sonore avec l’usage de sifflets, cornes de brume et cor de chasse mais aussi avec des pancartes aux slogans un brin ironiques. "Comme à chaque Noël, on a le droit à notre plan de licenciement", pouvait-on lire sur l’une d’entre elles.

Une réunion ce vendredi entre la direction et salariés

L’an passé, en effet, neuf emplois avaient déjà été supprimés dans cette entreprise monégasque qui conçoit des pièces automobiles ainsi que les moyens industriels pour les produire.

"Ce plan est mis en place sans attendre de voir les effets du premier. Notre direction est incapable de nous prouver que cela va pérenniser l’entreprise et ne nous présente pas, non plus, d’autres actions permettant d’améliorer notre situation économique", peste José Brunel, secrétaire général du syndicat des activités industrielles de Monaco, affilié à la F2SM. Selon le syndicat, la direction de WKW Engineering justifie ce second volet par un déficit, à septembre 2022, de -343 000 euros en termes de résultat d’exploitation.

En grève depuis lundi, les salariés visés par le plan social réclament également les mêmes indemnités financières de départ que leurs homologues de WKW Monaco, la branche production, avec qui ils ont travaillé maintes années, du temps de Silvatrim.

D’abord fermée au dialogue tant que la grève était maintenue, puis enjointe par l’Inspection du travail à recevoir ses salariés, la direction a accueilli ses employés hier après-midi pour planifier la suite des négociations. Des éléments d’information plus précis sur l’avenir de la société devraient leur être envoyés par mail ces prochaines heures.

Puis, ce vendredi, elle les recevra pour aborder l’épineuse question des conditions pécuniaires de départ.

"Ils nous recevront que si nous stoppons la grève. On va sans doute la maintenir jusqu’à jeudi puis on reprendra le travail le jour de la réunion. De leur côté, ils doivent voir avec les banques en Allemagne, où se situe la maison-mère. Ils ne nous ont rien promis", conclut José Brunel.

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