Nommé au Prix Nobel de la Paix, il partage son expérience avec les espoirs du Centre de formation de l'AS Monaco

Les joueurs de l’Academy étaient réunis jeudi soir à la Diagonale pour un temps d’échange avec Gerson Florez, fondateur de COP Colombia, connue pour ses actions sociales en Colombie.

Yannis Dakik Publié le 05/12/2022 à 11:53, mis à jour le 05/12/2022 à 10:15
Les jeunes du centre de formation de l’A.S. Monaco face à Gerson Florez. Photo Cyril Dodergny

Gerson Florez est un sacré personnage. À 11 ans, il écrivait des lettres dans le dos de ses parents au président de la Colombie. Sa motivation ? Défendre le droit des enfants - et particulièrement ceux touchés par les mines antipersonnel - dans le conflit entre les Farcs et l’État colombien. Alors quand son père a décroché le téléphone, est tombé sur la conseillère de la Première dame qui voulait parler à son fils, il a naturellement été surpris.

Et il ne s’est pas arrêté là. à 13 ans, le jeune Gerson a participé au conseil pour la paix organisé par le gouvernement colombien. Ses actions se sont multipliées, et, en 2002, son nom est mentionné par des députés norvégiens pour le nommer Prix Nobel de la paix.

"Un club de football social"

Aujourd’hui, le Colombien est à la tête de COP Colombia, un club de football qu’il a fondé en 2007. Mais attention, ce n’est pas n’importe quel club. "C’est un club de football social, résume Florez. On ne veut pas seulement des athlètes professionnels. On veut donner des infrastructures à des personnes pour qu’elles bâtissent leurs projets de vie autour du sport. Et si ça ne se fait pas autour du sport, on leur aura appris des valeurs humaines."

Invité lors de la cérémonie de remise des trophées Peace and Sport, le Colombien a fait un petit détour du côté du centre de formation de l’A.S. Monaco, jeudi dernier, pour rencontrer certains des joueurs de l’Academy.

"On a eu la chance d’écouter son discours sur l’être humain et les valeurs humaines, s’est réjoui Sébastien Muet, directeur du centre. Aujourd’hui, une formation de joueur professionnel passe par ce ressenti de vraies valeurs. En ce qui nous concerne, c’est le socle du développement."

Les jeunes sensibilisés

Après le visionnage d’un court documentaire retraçant la vie du Colombien, les élèves de seconde et première de l’Academy ont pu l’interroger... en espagnol.

"Je voulais montrer ce qu’il se passe en Colombie, explique Gelson Florez. C’est bon pour eux d’avoir une autre vision du monde, d’autres cultures. Il faut qu’ils sachent qu’ils ont beaucoup de choses que les autres n’ont pas. Je voulais montrer aussi qu’il est possible de promouvoir la paix à travers le sport."

Yanis, lui, a été impressionné par ce qu’il a entendu. "Il a eu cette idée très tôt, pour aider les jeunes de son pays à ne pas tomber dans la guerre, dans la drogue, partage l’élève de première. Penser à ça à son âge c’est impressionnant parce que très peu de personnes sont capables de ça. Moi à 11 ou 12 ans je jouais au football et je ne pensais pas à ce qu’il y avait à côté de moi. Lui y a pensé et il mérite d’être là où il est aujourd’hui."

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