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Des policiers intervenus sur l'attentat de Notre-Dame à Nice devaient recevoir une médaille d'or... mais finalement non

Des policiers nationaux intervenus lors de l’attentat de la basilique à Nice devaient recevoir des médailles d’or de la sécurité intérieure. Ces distinctions ont été déclassées par la hiérarchie.

Olivier Sclavo Publié le 04/09/2021 à 07:30, mis à jour le 04/09/2021 à 07:25
Plusieurs policiers nationaux sont intervenus dans la basilique Notre-Dame lors de l’attentat. Photo Dylan Meiffret

a a créé un émoi », avoue Laurent Martin de Frémont, délégué national du syndicat Unité SGP Police-FO 06. Et pour cause: dix-neuf médailles de la sécurité intérieure (créée en 2012 et décernée par le ministère de l’Intérieur pour "Services particulièrement honorables au profit de la sécurité intérieure de la France et s’inscrivant au-delà du cadre normal de la mission") avaient été demandées par la direction départementale de la Sécurité publique pour certains des policiers nationaux intervenus dans le périmètre de la basilique Notre-Dame de Nice le 29 octobre 2020.

Parmi ces demandes, quinze agents pensaient recevoir le plus haut grade, l’or, et quatre, le bronze.

Mais fin août c’est la désillusion. La direction des ressources et des compétences de la police nationale annonce aux futurs récipiendaires leur déclassement.

Au final, ce sont six médailles d’or, cinq médailles d’argent et sept en bronze qui leur seront remises.

 

"C’est insensé. J’espère que celui qui a pris cette décision peut se regarder dans la glace", s’énerve le syndicaliste, très remonté pour ses collègues.

Recommandés par la hiérarchie

Une très mauvaise surprise alors que tout semblait calé. "Même la directrice départementale de la Sécurité publique les avait recommandés pour de l’or. Les demandes étaient à la hauteur des actions menées sur le terrain, poursuit Laurent Martin de Frémont. Ça coûtait quoi à l’administration de suivre ses prérogatives?"

Le syndicaliste dénonce un "manque de sérieux" dans un contexte de risque terroriste toujours présent et pour "un métier qui est déjà difficile. C’était juste la reconnaissance d’un travail dramatiquement accompli."

Pour lui, "tous, de la même manière, ils auraient pu se faire dessouder" en entrant dans Notre-Dame. En déclassant certains agents et pas d’autres, le représentant syndical regrette qu’il y ait une différence: "Comme s’il y avait des super-policiers qui étaient dans la basilique et d’autres moins bons."

 

Pas de raison avancée

Laurent Martin de Frémont attend de connaître les motivations. Il espère que "cette décision n’est pas irrévocable" mais confie être pessimiste.

Il craint aussi que les demandes de mise en place d’un article 36 pour les policiers médaillés (élévation d’échelon et donc de salaire), ne soient pas affectées de la même manière. "Soyons généreux sur ce genre de thématiques", lance-t-il à sa hiérarchie.

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