"Cet arrêté, c'est la goutte d'eau de trop": pourquoi y a-t-il des grèves dans les crèches ce jeudi?

Le collectif "Pas de bébés à la consigne" appelle les professionnels de la petite enfance à se mettre en grève ce jeudi 6 octobre pour dénoncer la pénurie de professionnels qualifiés et le récent arrêté autorisant le recrutement de non diplômés.

AFP Publié le 06/10/2022 à 07:40, mis à jour le 06/10/2022 à 07:32
Près de 70 personnes étaient mobilisées sur la place Masséna à Nice ce mardi matin. Photo O. S.

Des rassemblements et manifestations sont prévus dans une soixantaine de villes en France, d'après le collectif, qui rassemble une cinquantaine d'organisations syndicales et d'associations représentant le monde de la petite enfance.

À Paris, une manifestation partira à 10H00 de la place des Droits de l'Enfant pour se diriger vers le ministère des Solidarités, avenue Duquesne.

"Nous exigeons des mesures immédiates contre la pénurie de professionnels", dont "des revalorisations des salaires" et "l'augmentation immédiate et massive des places en centres de formation pour les métiers de la petite enfance", écrit le collectif dans un communiqué.

Il exige également le retrait d'un arrêté paru à l'été permettant de recruter plus facilement des salariés non diplômés et de les former en interne pour faire face à la pénurie de personnels dans les crèches.

 

Ce texte, "c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", commente auprès de l'AFP Julie Marty Pichon, représentante du collectif "Pas de bébés à la consigne". "Il dit que nos métiers ne valent rien, qu'il n'y a pas besoin de compétences", ajoute-t-elle en dénonçant le "mépris" du gouvernement.

Le collectif met en avant également une vingtaine de propositions pour améliorer les conditions d'accueil en crèche qui concerne un âge crucial pour le développement et l'éveil des enfants.

Il propose par exemple de garantir la présence d'un professionnel pour encadrer cinq enfants, au lieu de huit actuellement si les enfants sont marcheurs.

En France, le nombre de places proposées par les établissements d'accueil du jeune enfant a augmenté sur la dernière décennie pour atteindre 471.000 en 2019, la plupart gérés par les municipalités. Mais près de la moitié (48,6%) des établissements déclarent un manque de personnel, selon une enquête réalisée par la caisse nationale d'allocations familiales et publiée en juillet.

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