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2.000 féministes pro-migrants ont manifesté à Nice

Le rassemblement Toutes aux frontières ! a arpenté les principales artères de Nice. L’objectif ? Faire entendre la voix de celles qui sont "pour une Europe sans muraille".

Alice David Publié le 05/06/2021 à 21:00, mis à jour le 05/06/2021 à 21:19
Le cortège est parti de la place Masséna avant de bifurquer sur la promenade des Anglais et de finir place Garibaldi. (Photo François Vignola)

Elles ont toutes convergé vers Nice. Depuis Grenoble, Toulouse, Marseille. Et ont revendiqué d’une seule voix "une Europe sans muraille". La manifestation "Toutes aux frontières!" a réuni aux alentours de 2000 personnes hier après-midi. Dont la très grande majorité des participants étaient des femmes. "Nous sommes là pour faire une action féministe transnationale pour dire non aux politiques migratoires européennes et aux violences faites aux femmes et aux minorités de sexe et de genre", résume Amélie Leconte, du collectif "Toutes aux frontières!" Le lieu de cet "acte I" a été choisi scrupuleusement.

Pourquoi Nice?

François Vignola / Nice Matin.

Nice est une ville stratégique du fait de "sa proximité avec la frontière italienne, de la Méditerranée et parce qu’elle héberge la préfecture des Alpes-Maritimes". Dans le cortège: des dizaines d’associations. Et beaucoup d’ambiance. De la musique, des tambours, des cerfs-volants, des ballons... Le rassemblement n’a pas été ébranlé lorsqu’une quinzaine de personnes - des hommes en majorité - s’y sont invitées en brandissant des pancartes où était inscrit: "52% des viols déclarés à Paris ont été commis par des hommes de nationalité étrangère".

Quelques heurts en marge de la manifestation entre des manifestants et les forces de l’ordre ont éclaté en milieu d’après-midi. Dix-sept interpellations ont eu lieu selon la préfecture.

Pas de quoi cependant briser l’entrain des participantes. Et ce n’est pas le voyage non plus qui les aurait arrêtées. Certaines ont même rejoint la capitale azuréenne à vélo. Depuis Clelle en Isère. Comme Fanette, 26 ans, une bicyclette peinte sur la cuisse. "On était une vingtaine au départ et puis on est arrivé ici à cinquante", sourit la jeune femme, qui a bien récupéré de ses sept jours de vélo.

 

"On avait envie de porter un message en tant que cycliste et en tant que femme." Marcelle était elle aussi du voyage et débarque, pour la première fois, à Nice. "Je voulais venir à cette manifestation de toute façon et je me suis dit que de venir à vélo, ce serait plus cool", confie-t-elle.

Où sont les Niçois?

Certaines se demandent: "On dirait que la majorité des manifestantes ne viennent pas de Nice. Où sont les Niçois?". Marcelle et ses amies, elle, ont pris un train hier matin à 7h30 depuis Marseille. "On a d’abord loué un bus, puis il était complet alors on en a acheminé un deuxième."

Le thème de la manifestation fait écho à l’histoire personnelle de Carolina, Berlinoise depuis sept ans. "Je suis une immigrée de Colombie et en Europe comme en Afrique ou en Amérique, des gens sont tués lorsqu’ils fuient leur pays. Beaucoup d’entre eux ne veulent pas partir de chez eux mais ils n’ont juste pas le choix", partage-t-elle, une banderole dans les mains.

 

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