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VIDÉO. Après une saison 5 achevée dans une dualité, le doute plane sur la suite du "Bureau des légendes"

Mis à jour le 15/05/2020 à 16:01 Publié le 15/05/2020 à 20:00
Le Bureau des légendes.

Le Bureau des légendes. Photo Production

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VIDÉO. Après une saison 5 achevée dans une dualité, le doute plane sur la suite du "Bureau des légendes"

Alors que la cinquième saison s’est achevée en fanfare le 4 mai dernier sur Canal+, la série demeure une valeur sûre mais de nombreux fans s’interrogent: et maintenant, on fait quoi?

Ce n’est pas facile de transmettre son bébé. Créateur de la série en 2013, Éric Rochant a préféré laisser échapper son œuvre du Bureau des légendes après près de cinq saisons. Le 4 mai, la cinquième saison s’est achevée dans une dualité assez inhabituelle car Rochant avait décidé, depuis un moment, de passer la main.

"Je savais que la cinquième saison serait la dernière pour moi", avouait-il au Monde début avril. "L’idée était de transmettre à quelqu’un comme Jacques Audiard. C’est extraordinaire qu’il mette sa poésie au service de la série. Miraculeusement, ça s’est fait."

Sauf que les deux derniers épisodes, ceux d’Audiard donc, ont marqué une forme de rupture auprès de certains fans. Le réalisateur d’Un prophète et de Sur mes lèvres a conclu la série à sa manière, et elle diffère franchement de celle de Rochant.

À tel point que le créateur de la série, face à la virulence de certaines critiques, a tenu à préciser sa pensée sur son compte twitter: "Je n’ai pas demandé à Audiard de poursuivre la série mais de la faire sienne afin de la clore. Son épilogue est un geste artistique fort qui rompt la logique narrative. Déroutant, comme tout vrai geste artistique. Fort comme tout ce que fait Audiard. Le temps jouera pour nous."

Le doute plane sur la suite

Pas question ici de spoiler la cinquième saison –elle vaut le détour, croyez-nous– mais plutôt de regarder au loin. Véritable série sensation depuis que le personnage de Malotru (Mathieu Kassovitz, brillant), cet espion de la DGSE qui vit sous "légendes" a débarqué sous nos écrans, cette cinquième saison a introduit l’actualité dans nos foyers.

On y aborde encore Daech mais aussi le contre-espionnage russe, la filière saoudienne et le cyber espionnage. Mais les fans sont exigeants et la question brûle les lèvres de tout le monde? Et maintenant? Une sixième saison est-elle prévue? Rochant, qui restera producteur de son bébé, a toujours été clair sur ses envies.

"Depuis toujours, je veux transmettre. J’ai toujours eu le désir de transmettre la série elle-même à quelqu’un qui pourrait la reprendre. J’ai toujours pensé que Jacques Audiard pouvait le faire."

Le risque est là, celui de casser le jouet. Celui de froisser l’image d’une série vendue dans plus de cent pays dans le monde et louée par la DGSE elle-même pour son réalisme.

Rochant a donc laissé à Audiard une carte blanche avec droit de vie ou de mort sur tous ses personnages après avoir conclu, à sa manière, son aventure derrière les caméras dans les épisodes 7 et 8.

une vraie success story à la française

Et c’est là que Rochant est diabolique, comme tous ses personnages, puisqu’il a laissé planer le doute sur la suite. Une sixième saison? Possible. Avec quel capitaine derrière la caméra?

"J’ai une idée mais vous le saurez plus tard", a t-il lancé lors de la promotion de la cinquième saison. On sait que Rochant est un grand fan d’Arnaud Desplechin, le réalisateur de Roubaix, une lumière. "Tous les ans, je lui demande", lance Rochant.

"Ce n’est pas parce que je ne suis plus là en tant que showrunner que Le Bureau des légendes ne peut pas continuer à vivre. Personne n’est indispensable. C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre après la saison 5. C’est la fin de cette époque", conclut Rochant.

Du côté de Canal+, on admet aussi que la suite ne sera pas une sixième saison mais "un nouveau cycle et que le choix du nouveau showrunner sera fait pour être sûr que l’ADN de la série ne se perde pas".

Car le "BDL" demeure une vraie success story à la française. À tel point que le nombre de personnes postulant à la DGSE a été multiplié... par dix depuis le début de la série. Quand on vous dit que la fiction a rattrapé la réalité avec l’œuvre d’Éric Rochant.

Les 3 trucs à savoir sur la série

  1. Éric Rochant, monsieur espionnage. Le créateur de la série est un passionné d’espionnage, d’ailleurs le cinéaste a longtemps œuvré dans ce domaine au septième art puisqu’on lui doit les très bons Les Patriotes et Möbius.

2. Merci le capitaine Haddock. Les pseudonymes des personnages de la série sont tous inspirés du langage fleuri du capitaine Haddock: Malotru, Moule à gaufres, Bachi-Bouzouk, etc.

3. Une fiction bien réelle. Saluée pour son réalisme, la série s’est inspirée du quotidien de la DGSE à tel point que le personnage joué par Sara Giraudeau, polytechnicienne envoyée en Iran pour enquêter sur le problème nucléaire local, est visiblement inspiré de Clotilde Reiss.

Cette ancienne étudiante de Science Po Lille, correspondante de la DGSE, fut emprisonnée en Iran entre 2009 et 2010 car elle fut accusée d’avoir diffusé des informations précises, par courrier électronique, concernant l’avancée des manifestations étudiantes iraniennes.

Par ailleurs, la DGSE a clairement collaboré à rendre la série crédible via des conseils à tel point que les initiales de nombreux directeurs de la DGSE extérieure figurent... au générique de la série à commencer par JYLD, pour Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense.


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