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"Une vraie exploration": Anne Marivin est la tête d'affiche de "Rebecca", la nouvelle série policière de TF1

Tête de gondole du projet XXL, Rebecca, qui arrive ce jeudi soir sur TF1, l’actrice revient sur ce tournage dense et studieux avec, déjà, l’envie d’une deuxième saison.

Mathieu Faure (mfaure@nicematin.fr) Publié le 18/11/2021 à 14:35, mis à jour le 18/11/2021 à 14:35
Anne Marivin est très convaincante en Rebecca. Photo Rudy Waks / Elephant / TF1

On ne présente plus Anne Marivin (Dix pour cent, Bienvenue chez les Ch’tis, Podium, Incognito, Chouchou, etc.). Avant d’être à l’affiche de Visions d’Akim Isker, l’actrice est la tête d’affiche de la nouvelle série policière de TF1, Rebecca.

Un rôle fort, accompagné d’un casting dense, pour une série qui adapte brillamment sa consœur britannique Marcella.

C’est un projet dense, comment l’avez-vous abordé?
Je ne connaissais pas la série originale, Marcella, alors j’ai simplement lu le scénario, les huit épisodes, comme une simple lectrice. Et j’ai rapidement été prise par l’histoire, j’ai eu envie de continuer ma lecture, c’était haletant, excitant. Ensuite, le personnage de Rebecca m’a plu, il est compliqué, complexe, il y avait beaucoup de choses à raconter.

Comment se glisse-t-on dans la peau de Rebecca?
C’est une cuisine interne, un long travail pour s’imprégner du personnage car on parle de cent jours de tournage, c’est une longue série donc on a un espace de jeu très confortable. Rebecca enquête sur elle-même, et pour l’incarner j’ai fait un travail de lecture, je me suis documentée car elle a notamment des amnésies dissociatives, des black-out. Je devais me renseigner car elle a traversé des choses que je n’ai jamais vécues.

 

C’est aussi une mère.
Le côté mère de famille m’a beaucoup plu, c’est une mère qui a la volonté d’avoir un lien avec ses enfants mais elle ne sait plus comment faire. Elle a peu de patience avec eux et elle ne comprend pas qu’ils ne soient pas disponibles quand elle a un moment à leur consacrer. Elle a une vision immature de la maternité et c’est bien de raconter la maternité autrement, c’est rare de montrer une maman qui ne sait plus faire.

Rebecca est antipathique sur le papier mais vous arrivez à lui donner un côté touchant.
Elle a totalement perdu le lien social avec tout le monde. Elle ère depuis cinq ans et elle continue à rester vivante malgré tout. Elle n’a plus goût à rien et le seul lien qu’elle tente de garder, c’est avec son mari, joué par Benjamin Biolay. Elle est antipathique car elle est cloisonnée, elle est complexe et c’est attirant de jouer ce genre de personnage. Elle est en souffrance mais c’est une héroïne avec un champ d’expression très large. On a envie de comprendre son parcours et le spectateur avance au même rythme qu’elle.

La série s’appuie aussi sur un très gros casting: Benjamin Biolay, Clotilde Courau, Valérie Karsenti, Patrick Timsit...
J’ai été hypergâtée au niveau du casting. Comme moi, tout le monde a été troublé à la lecture du scénario et ça permet de rassembler une troupe particulière. Que ce soit Benjamin Biolay qui ne vient pas du cinéma, Baptiste Lecaplain dans un nouveau registre, Samir Guesmi qui vient du cinéma d’auteur, etc. C’est une belle galerie et avec huit épisodes, ça laisse le temps d’installer chaque personnage.

Est-ce la même manière de travailler que sur un film?
Pas totalement même si on était sur une grosse cadence avec huit à neuf minutes utiles à tourner par jour. On n’a pas traîné, on n’avait pas le temps d’avoir des doutes. Je connaissais bien le réalisateur, Didier Le Pêcheur, donc on ne s’est pas tourné autour, on a vite été dans le travail et ça permet de gagner du temps. C’est la première fois que j’avais un rôle aussi dense et aussi long à la télévision, j’ai adoré ça. C’est une vraie exploration d’un personnage.

Une deuxième saison est-elle envisagée?
On a fait un condensé des deux premières saisons de Marcella sur cette première de Rebecca. Il faut voir si le public est au rendez-vous pour une éventuelle deuxième saison mais ça serait la cerise sur le gâteau. Je serai déçue si la série ne trouvait pas une belle caisse de résonance car je suis très fière de l’objet. TF1 a plus d’audace en ce moment sur le choix des séries et des projets, ce sont souvent des adaptations mais c’est plutôt réussi. Peut-être qu’il faudrait plus de créations originales et donner sa chance à des scénaristes et des réalisateurs. C’est le rôle d’une chaîne aussi importante, je pense.

 

Êtes-vous consommatrice de séries?
Très. J’ai adoré I May Destroy You, avec cette femme charismatique, moderne, singulière, c’est très réussi. J’ai beaucoup aimé Germinal aussi et Jeune et Golri que j’ai découvert à Séries Mania à Lille. C’est attachant, audacieux, il y a une vraie fraîcheur dans ce que propose Fanny Sidney.


Rebecca, ce jeudi, à partir de 21h, sur TF1.

Une série coup de poing

De quoi parle Rebecca? Six ans après avoir abandonné la traque d’un tueur en série et quitté la police, Rebecca décide de reprendre du service pour échapper à la dépression qui la ronge et l’éloigne de son mari et de ses enfants.

De retour au sein de la Criminelle, elle enquête sur une série de meurtres et est persuadée que le tueur est celui qu’elle n’avait pas pu arrêter six ans auparavant.

Elle le poursuit avec acharnement mais des pertes de mémoire perturbent son travail. Et lorsqu’une des victimes s’avère être la maîtresse de son mari, la voilà qui se retrouve directement impliquée.

Offre numérique MM+

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