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Une véritable intensité au "Code", sur France 2, grâce à Daniel Njo Lobé

Acteur principal de la nouvelle série judiciaire de France 2, Le Code, l’acteur parvient à donner une véritable intensité à son rôle. Plébiscité à Séries Mania, à Lille. Le Code, ce mercredi soir à 21h05, sur France 2.

Romain Maksymowycz Publié le 01/12/2021 à 14:50, mis à jour le 01/12/2021 à 14:56
Daniel Njo Lobé a été plébiscité lors du dernier festival Séries Mania à Lille pour son rôle d’Idriss Toma. (Photo France 2)

Daniel Njo Lobé est ce qu’on appelle une voix. Grave. Posée. Dense. L’acteur principal de la nouvelle série judiciaire de France 2, Le Code, prête sa voix à de nombreuses stars américaines: Common, Harold Perrineau Jr., Idris Elba, Mahershala Ali, Terrence Howard. Mais l’homme est tout aussi brillant face à la caméra (Marseille, Engrenages, Crossing Lines, Contact). C’est en première ligne qu’il prête sa voix, au sens propre comme au figuré, à Maître Idriss Toma, avocat parisien qui voit sa vie basculer lorsqu’il est victime d’une tentative de meurtre. Il en réchappe miraculeusement mais un éclat de balle inopérable peut désormais lui être fatal à tout moment. Décidé à corriger ses erreurs personnelles et professionnelles, il revient à Lille, sa ville natale et s’associe avec Nadia Ayad, une avocate engagée, et Jeanne Vanhoven, une ex-gloire du barreau.

Ensemble, ils mettent leur audace et leur talent au service de ceux que la machine judiciaire menace d’écraser... Une série présentée au festival Séries Mania, à Lille en août, et durant lequel il fut récompensé du prix de la meilleure interprétation masculine.

Quelle fut la genèse du projet?

 

J’ai, depuis longtemps, envie de faire un rôle d’avocat, de jouer des plaidoiries. Alors quand on m’a présenté le projet, le scénario, avec l’intensité du rôle, je n’ai pas hésité. J’ai aimé ce personnage qui doit vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de lui. L’écriture était vraiment bonne, tout était là pour se lancer.

Qu’est-ce qu’il y a de vous en Idriss Toma?

Parfois, je ne savais pas trop si c’était moi ou Idriss à l’écran, c’était très troublant. Mais j’ai le sentiment d’être plus calme, plus serein que lui.

Qu’est-ce qui vous fascinait dans le fait de jouer un avocat?

J’ai eu la chance, dans mes activités de doublage, de jouer beaucoup d’avocats. Cela demande, quand on se lance dans une plaidoirie ou dans un interrogatoire, une certaine forme de pensée.

Le fait de revêtir la robe accentue-t-il quelque chose?

 

Je n’avais jamais porté de robe d’avocat avant ce rôle et j’ai travaillé avec une ancienne avocate du barreau de Lille sur la série, en tant que conseillère technique, elle m’a confirmé qu’il se passait quelque chose quand on l’enfilait. Et effectivement, quand vous l’enfilez, d’autant que je suis assez grand, c’est assez intense. C’est un uniforme en quelque sorte.

Quel genre d’avocat auriez-vous été?

Un avocat qui cherche la conciliation plutôt que le conflit. On le voit dans la série, quand le préjudice est fait, c’est trop tard. On commet tous des erreurs mais il ne faut pas passer à côté des secondes chances. Idriss Toma, lui, change de logiciel en frôlant la mort. Quand vous revenez de si loin, vous remettez en question la valeur de la vie. On se croit éternel alors que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. À quoi sert notre existence? Que va-t-on retenir de nous après notre mort?

Votre interprétation a été plébiscitée à Séries Mania, à Lille, qu’est-ce que cela change?

Il y a une attente supplémentaire et on espère que le public va venir confirmer ce prix mais c’est une série chorale et j’ai vraiment des partenaires de jeu exceptionnels.

Il y a peu de séries judiciaires.

C’est aussi l’intérêt de cette série: montrer comment la justice fonctionne, comment travaillent les avocats mais pas uniquement au tribunal. On donne du sens à la justice. J’ai eu la chance d’être conseillé par une ancienne avocate, elle venait de province, et a pu m’expliquer comment les avocats parisiens regardaient, parfois, de haut, ceux de province, comment elle travaillait ses dossiers, les liens qu’elle tissait avec les gens qu’elle conseillait. Elle vivait ce métier avec ses tripes.

 

Existe-t-il une passerelle entre votre métier et celui d’avocat?

On utilise les mots mais quand j’ai commencé une plaidoirie, j’ai failli me faire piéger par le côté théâtral car, aujourd’hui, ce sont plus des techniciens que des orateurs. C’est plus de la conviction que de l’art oratoire, si un avocat commence à jouer, c’est qu’il n’est pas bon (rires). Ce sont l’arrivée des caméras de télévision dans certains procès qui a amené un côté théâtral à certaines plaidoiries.

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