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Un célèbre roman devient une série diffusée sur TF1 à la rentrée (et la Corse sert de décor)

Mis à jour le 17/06/2019 à 09:07 Publié le 17/06/2019 à 10:30
Valeria Cavalli, Catherina Murino, Mathilde Seigner... un casting riche pour une saga qu’on espère palpitante.

Valeria Cavalli, Catherina Murino, Mathilde Seigner... un casting riche pour une saga qu’on espère palpitante. Photo Jean François Ottonello

Un célèbre roman devient une série diffusée sur TF1 à la rentrée (et la Corse sert de décor)

"Le temps est assassin", grand succès littéraire de l’été 2016 signé Michel Bussi, a été adapté à l’écran pour TF1. Il deviendra la série de la rentrée qui apportera un peu de Corse dans les télés.

La Corse. Sa nature sauvage, sa beauté sauvage, ses puissantes valeurs familiales et sa célèbre omerta. Résumé comme ça, il semblait assez évident que le roman de l’été 2016 de Michel Bussi (vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires) renfermait les ingrédients parfaits pour une saga de rentrée bien ficelée.

Le personnage de Mathilde Seigner a perdu ses parents et son frère en Corse dans un accident de voiture en 1989. Elle revient pour la première fois sur l’Île de Beauté avec son mari et sa fille. Et le passé refait surface. La série navigue donc entre les deux époques.

Initialement présentée comme la saga de l’été en conférence de presse, Le temps est assassin sera finalement "la mini-série événement de la rentrée". La bonne idée, c’est de diffuser quand le public a quitté les plages, qu’il est retourné dans la grisaille et qu’il a besoin d’un petit supplément de soleil.

Présentée en avant-première samedi soir au Festival de télévision de Monte-Carlo, cette série aurait de bonnes chances de permettre à la chaîne de renouer avec le succès. D’abord, grâce à un casting de premier choix : Mathilde Seigner, Caterina Murino, Valeria Cavalli, Thierry Godard, Stanley Weber, Jenifer Bartoli… la liste est longue et a de quoi faire tourner la tête.

Ensuite, parce qu’on ne se fiche pas du spectateur: "Il y a eu la question de savoir s’il fallait travailler l’accent corse, et finalement l’idée a été abandonnée", explique Valeria Cavalli en conférence de presse. En plus de cela, la production a utilisé de nombreux moyens locaux, à commencer par les techniciens.

Ce qui aurait pu poser problème, c’est le sujet du secret. Le traitement qui est fait de cette composante essentielle de l’intrigue. "L’omerta est aussi quelque chose d’ambivalent pour les Corses. Ils aiment ça, et ils détestent ça", analyse Thierry Godard. Il semble que la population locale ait tacitement adoubé l’histoire: "J’allais boire un café au village tous les matins, et je voyais bien qu’ils savaient ce que l’on faisait. Et ça ne leur a pas posé de problème. Dans le cas contraire, on n’aurait pas pu tourner", confie Stanley Weber.

Enfin, parce que les comédiens sont allés chercher en eux des expériences fortes pour les restituer à l’écran. Valeria Cavalli, qui joue le rôle d’une grand-mère, s’est inspirée des siennes. Caterina Murino, elle, a puisé dans quelque chose de plus douloureux: "Je suis italienne aussi dans la série. Ce qui veut dire que je suis l’étrangère, avec ce que ça comporte de douloureux. C’est quelque chose que je connais très bien. J’habite en France depuis 16 ans, et pourtant, peut-être à cause de mon accent, à Paris, on me fait sentir chaque jour que je suis étrangère. Pour moi, c’est à fleur de peau."

Stanley Weber, par passion de la passion

Stanley Weber a été très ému par la Corse.
Stanley Weber a été très ému par la Corse. Photo JFO

Ce qui frappe quand on parle avec Stanley Weber, c’est l’intérêt qu’il vous porte. Les interviews c’est très souvent à sens unique. Pas avec Stanley. Il veut savoir. Il veut se connecter à l’autre. "Mon père [le comédien Jacques Weber, ndlr] m’a transmis le respect des humains qui travaillent dans ce métier, pas seulement des acteurs. C’est grâce à l’éducation de mes deux parents que je vais à la rencontre, que je suis curieux de l’autre."

Ses yeux perçants s’éclairent, ses mains s’agitent jusqu’à parfois trembler un peu quand il évoque les différentes facettes de son métier: "Le cinéma, la télévision, le théâtre: c’est le même art. L’art d’essayer d’être présent, et de tendre la main à la personne qui est en face de vous pour que quelque chose se passe."

Sur le tournage de Le temps est assassin, Stanley Weber a profité à fond d’une autre de ses passions: la nature. "J’ai tout de suite adoré ce personnage passionné par la nature, par les dauphins, à qui il consacre tout."

La Corse et ses habitants l’ont bouleversé: "C’est l’amour passionnel de ces gens pour leur terre qui me fascine. Il n’y a pas un endroit au monde qui a de plus belles côtes. Parce qu’ils les ont protégées passionnément."

Finalement, il le reconnaît bien volontiers: "Je suis un passionné de la passion."


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