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Politique, sexe, trahison et corruption, les premières saisons d"House of Cards" frôlent la perfection

Mis à jour le 02/06/2020 à 19:05 Publié le 03/06/2020 à 14:00
House of Cards.

House of Cards. Copyright Sony Pictures Television

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Politique, sexe, trahison et corruption, les premières saisons d"House of Cards" frôlent la perfection

Première création originale de Netflix, la série politique a fait de Kevin Spacey une icône avant que la réalité ne rattrape la fiction.

Netflix fait aujourd’hui partie du paysage audiovisuel, encore plus après la période délicate que le monde vient de traverser. Mi-mars, les abonnements Netflix étaient chéris comme de l’or car la plateforme de vidéo à la demande allait devenir votre meilleur ami pendant de longues semaines de confinement

C’est bien simple, à cette époque le Français s’était mis en quête de quatre éléments indispensables à sa survie: des pâtes, du papier toilette, du gel hydroalcoolique et un abonnement Netflix.

Cette crédibilité, la plateforme le doit beaucoup à House of Cards, sa première création originale.

daptation d’un roman de Michael Dobbs datant de 1989 dont la BBC avait tourné une adaptation de quatre épisodes en 1990, House of Cards a fait son entrée dans le monde adulte avec la puissance de production de Netflix courant 2013.

Sur le papier, le projet est incroyable: David Fincher (Seven, Fight Club, Zodiac) à la réalisation-production, Kevin Spacey comme tête d’affiche et Beau Williamson à l’écriture dont la pièce de théâtre Farragut North a été portée à l’écran pour le film de George Clooney, Les Marches du pouvoir.

Spacey/Wright, excellent duo

Jusqu’ici, la Maison-Blanche avait toujours été le théâtre de création télévisuelle plutôt joyeuse (Veep, West Wing). Ce n’est plus le cas. On découvre alors un Washington rempli de cynisme, de machiavélisme et de trahison.

Kevin Spacey campe Frank Underwood, un membre du Parti démocrate et Whip de la majorité parlementaire au Congrès des États-Unis plus vrai que nature.

A ses côtés, Robin Wright joue sa femme, Claire, qui assure la direction d’une ONG. Le couple bouscule dès le pilote avec sa manière de s’adresser directement à la caméra, un procédé bien connu d’un certain Shakespeare depuis sa pièce Richard III.

Les premières saisons frôlent la perfection

Le duo, qui fonctionne à merveille, va permettre à la série de devenir une référence, occultant presque les seconds rôles, pourtant tous impeccablement écrits et interprétés (Michael Kelly, Derek Cecil, Mahershala Ali, Reg E. Cathey, Kate Mara).

Les premières saisons frôlent la perfection, l’exercice politique y est parfaitement décrit jusque dans les moindres détails. À l’exception du très sous-estimé et regretté BOSS avec Kelsey Grammer, rarement une série politique n’avait frappé aussi fort d’entrée.

Adossé à un budget pharaonique –on parle de près de 100 millions de dollars pour la première saison– le projet arrive sur les écrans avec fracas. Et le monde politique américain est secoué mais aussi intrigué.

Sexe, trahison et corruption

Pourtant le décorum fait froid dans le dos : chantage, collusion, arrangement, sexe, trahison, corruption, mensonge.
Une fiction si proche de la réalité qu’en 2013, Barack Obama avait demandé aux créateurs de Netflix lors d’un dîner à la Maison-Blanche un accès privilégié à la saison deux avant sa sortie.

«J’aimerais bien que les choses soient aussi efficaces et sans pitié à Washington que dans la série», avait d’ailleurs conclu, taquin, Obama.
Personnage phare, pour ne pas dire incontournable de la série, Kevin Spacey va être rattrapé par la réalité.

En 2017, il est visé par plusieurs accusations de harcèlement et d’agression sexuelle, dont certaines sont venues des équipes de tournage et ce dernier est brusquement interrompu alors qu’une sixième saison est en cours. Dans la foulée, Netflix annonce que l’acteur «ne sera plus impliqué dans aucune production de House of Cards».

Un an plus tard, la production de la sixième saison reprend, autour du personnage de Claire Underwood. Spacey a tout simplement été rayé de la carte...

Dans un souci d’honnêteté intellectuelle, on est obligé de constater que cette saison, la dernière de la série, est un grand raté. Et c’est normal car il est difficile d’exister sans son personnage principal. Surtout quand son départ n’était pas programmé. Machiavel des temps modernes dans la série, Spacey a été rattrapé par les démons de Franck Underwood.


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