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Lionnel Astier mène l’enquête à Toulouse ce samedi soir sur France 3

Homme de théâtre et figure iconique de la série Kaamelott, le patriarche du clan Astier s’est mué en flic meurtri mais toujours animé par son désir d’enquête au cœur de Toulouse.

Mathieu Faure Publié le 29/05/2021 à 17:00, mis à jour le 29/05/2021 à 17:23
Lionnel Astier et Camille Aguilar, un duo atypique. (Photos France 3)

Un timbre de voix particulier. De la gouaille façon Audiard. À 67 ans, Lionnel Astier a toujours cette présence magnétique. Voilà près de quatre décennies que le natif des Cévennes écume les planches, plateau de cinéma et les tournages pour la télévision. De Kaamelott, avec ses deux fils, aux Lyonnais d’Olivier Marchal en passant par Alex Hugo aux théâtres parisiens, Astier sait tout faire. Ce samedi soir, c’est dans la peau du flic Simon Keller qu’il débarque au cœur de la Cité rose dans Meurtres à Toulouse, la déclinaison à succès de France 3. Un flic d’expérience qui accueillera, pour son enquête, une jeune bleue sortie de l’école de police et jouée par Camille Aguilar.

Comment vous êtes-vous retrouvé dans Meurtres à Toulouse?

Par hasard (Rires). Je jouais au théâtre, à Paris, ma pièce Le Muguet de Noël et, à la fin de la pièce, je buvais un verre au bar du théâtre avec des amis, c’était avant le premier confinement.

 

Et un producteur était là. Il m’aborde et me dit qu’il y a un personnage, Simon Keller donc, qui ne peut être que moi. Je suis assez pris à ce moment mais je lui demande le scénario quand même et ça me plaît. Je suis flatté aussi car j’aime quand on pense à moi. On a tourné assez vite et je suis très heureux du résultat.

Simon Keller est proche de ce que l’on imagine de vous bizarrement, notamment dans sa gouaille, son côté bourru qui, finalement, se détend.

C’est un homme cassé, il est veuf alors qu’il était très amoureux, et puis il est malade et ne se soigne pas. Il est dans un état d’esprit assez fataliste. Il n’a plus trop envie avec la vie... et puis il rencontre le personnage de Camille Aguilar. C’est l’histoire d’une renaissance, d’un retour à la vie.

Comment s’est passée cette collaboration avec Camille?

 

On a très rapidement travaillé ensemble, sans rien convenir. C’est une vraie rencontre, on s’est trouvé. Ça a tout de suite fonctionné, le matin j’étais vraiment heureux de jouer avec elle. Même quand on ne se supporte pas au début, ça marche (rires).

Récemment, on a appris que vous alliez quitter Alex Hugo, la série dans laquelle vous jouez depuis 2014 avec Samuel Le Bihan.

Je ne sais pas pourquoi ça a fait autant parlé car ce n’est pas du tout d’actualité. Il y a encore une saison entière à diffuser et j’ai toute une saison encore à tourner. J’ai dû calmer le jeu sur Facebook (Rires).

Kaamelott, le film, devait sortir en 2020, où en sommes-nous?

Si tout va bien, le film doit sortir le 21 juillet au cinéma. Je suis encore étonné qu’une série, arrêtée en 2007, soit toujours diffusée tous les jours à la télévision. On est heureux que le public puisse retrouver Kaamelott dans une salle de cinéma car on avait peur que cela se termine sur une plateforme et chacun sur son canapé. C’est une manière de retrouver les gens.

 

Êtes-vous encore étonné de l’engouement autour d’une série qui s’est arrêtée en 2007?

Souvent, quand une série fonctionne, un long-métrage sort dans la foulée. Bon, nous, on a pris un peu plus de temps (Rires). Depuis l’arrêt de la série, le public a changé. Au début, c’était vraiment une série avec des fans et puis le public s’est élargi, on a agrandi la base.

Vous avez un CV XXL, que ce soit au théâtre, au cinéma ou à la télévision, que faut-il, aujourd’hui, pour vous séduire?

Plus je prends de l’âge, plus l’envie de jouer est là. Elle est même plus importante. J’aime quand on me fait des propositions auxquelles je ne m’attends pas. Ça me séduit souvent... J’adore jouer, c’est un monde particulier et c’est aussi un état particulier de jouer. J’ai encore ce plaisir-là. En 2020, j’ai de la chance, j’ai dû participer à huit ou neuf tournages différents, parfois je bouclais un projet et deux jours après, j’étais sur un autre tournage. Même si la période a été difficile, avec beaucoup d’incertitude, peu de visibilité, j’ai réussi à travailler alors que beaucoup de copains, notamment ceux qui font exclusivement du théâtre, n’étaient pas aussi bien lotis. Il faut profiter car on ne sait pas comment vont se dérouler les prochains mois, il y a une sorte de file d’attente qui s’est créée pour les sorties cinémas, pour les théâtres. Ce qui compte, c’est que tout reprenne le plus normalement possible.

Meurtres à Toulouse. Ce samedi soir à 21h05, sur France 3.

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