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Les confidences de l'acteur David Tennant avant la diffusion du "Tour du monde en 80 jours" sur France 2

La star écossaise de Doctor Who est à l’affiche de la nouvelle série phare de France 2, coproduction européenne, qui reprend le succès de Jules Verne: "Le Tour du monde en 80 jours".

Mathieu Faure (mfaure@nicematin.fr) Publié le 19/12/2021 à 11:30, mis à jour le 19/12/2021 à 11:18
Le trio du Tour du monde en 80 jours. Photo DR

Une coproduction franco-italo-germanique, une diffusion originale sur la chaîne anglaise de la BBC One, l’immense Hans Zimmer à la bande-son, l’acteur écossais David Tennant en tête d’affiche mais accompagné par le jeune Français Ibrahim Koma et l’Allemande Leonie Benesch.

La nouvelle série phare de France 2, inspirée du roman de Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours, arrive ce lundi soir en prime time.

Présentée en avant-première mondiale lors du dernier festival Canneseries, la série met surtout en lumière l’immense talent de son acteur principal, David Tennant. Ce dernier est impeccable en Phileas Fogg, le héros unique et atypique du roman de Jules Verne.

En quoi cette version du roman de Jules Verne est-elle différente?
C’est une nouvelle version de l’histoire, à notre sauce, avec Abigail Fix qui est devenue un personnage aussi important que les deux autres, Phileas Fogg et Jean Passpartout. C’est rare d’avoir une femme si importante dans une intrigue du XIXe siècle. On est sur un trio atypique qui va faire un trip à travers le monde. Ce tour du monde est un voyage incroyable et, dès le départ, le script était excitant, surprenant, c’était si facile de dire oui à un tel projet.

 

Quel point commun avez-vous avec le personnage de Phileas Fogg?
Je suis Écossais, et non Anglais, j’y tiens. Je ne porte pas de moustache, j’ai des extensions capillaires pour le rôle mais on a surtout voulu moderniser le personnage de Fogg (rires). C’est un homme qui prend des risques inhabituels au départ. J’ai réussi à m’identifier à lui, même si j’ai peu de points communs avec. C’est drôle de jouer un Anglais écrit et inventé par un Français, c’est forcément atypique.

C’est une production européenne majeure. Qu’est-ce que cela change pour vous d’être la star d’une œuvre comme Le Tour du monde en 80 jours?
Je suis reconnaissant envers la production de m’avoir choisi. Je ne suis pas, au départ, un familier de l’œuvre de Jules Verne. J’en ai lu, un peu, quand j’étais plus jeune mais pour moi c’était comme un conte moderne. C’est un livre qui, même si on ne l’a jamais lu, fait partie de l’histoire moderne. Tout le monde le connaît. En Angleterre, on accepte même qu’il vienne de France (rires). C’est un privilège de jouer un tel rôle iconique.

Comment devient-on Phileas Fogg?
Pour me plonger dans ce rôle, je n’ai pas voulu regarder les autres films du genre. Je ne voulais pas être influencé, je voulais donner ma version de Phileas Fogg. Je voulais être un Fogg unique, novateur, nouveau. Et surtout qui me ressemble. Le monde était un mystère pour lui et je l’ai joué ainsi, avec une forme d’anxiété permanente. Au théâtre, j’ai pris l’habitude de jouer dans des pièces d’époque, on revisite souvent les contes historiques, j’avais une forme d’habitude du coup. Le Tour du monde en 80 jours raconte une autre époque, une autre manière de voyager et c’est souvent plaisant de jouer des choses du passé. Mon but était de raconter une certaine histoire, ma vision de Fogg, sans forcément réinventer le personnage.

C’est une série européenne majeure qui souhaite concurrencer les géants comme Netflix, Amazon ou Disney.
C’est une grosse production européenne, avec trois pays impliqués, ça coûte de l’argent mais ça permet d’avoir un casting international et de rivaliser avec les plateformes. Au final, on travaille pour le public et c’est un moyen de leur proposer un divertissement d’une grande qualité. J’aime surprendre par mes choix, je peux passer d’un tueur en série comme dans Des à Phileas Fogg, c’est la beauté de ce métier. J’ai toujours été un fan de télévision, avant même de faire du théâtre. C’est la télé qui m’a donné envie d’être acteur en réalité. On vient tous de passer une année 2020 à beaucoup regarder la télévision et on s’est rendu compte de tout ce qu’elle avait à nous proposer.

Qu’est-ce que vous aimez à la télévision?
J’ai adoré la série française Dix pour cent, que l’on peut voir sur Netflix dans le monde entier. C’est la preuve que les séries sont capables de traverser les frontières. Je reste très admiratif de la qualité de la télévision anglaise car on met les moyens, les scénaristes sont là et, il faut bien l’avouer, la langue anglaise est un immense avantage quand vous avez pour but d’être diffusé dans le monde entier.

 

Le Tour du monde en 80 jours, ce lundi, à partir de 21h05, sur France 2.

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