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Les acteurs de la série Sex And The City se retrouvent dans And Just Like That

Le casting de la série culte des années 2000 est de retour. And Just Like Thatnous démontre que même les personnages fictifs vieillissent.

Ludovic Mercier lmercier@nicematin.fr Publié le 10/01/2022 à 13:20, mis à jour le 10/01/2022 à 12:40
Elles ont vieilli, elles l’assument, et ça fait du bien. Photo HBO Warner

Souvenez-vous: c’était la fin des années quatre-vingt-dix. C’était la fin d’un siècle, et le début d’un nouveau millénaire. Demain, le futur allait commencer, et il promettait d’être riche. Internet débarquait, les écrans étaient encore cubiques. On était jeunes et insouciants.

Et les personnages de Sex And The City aussi. Adaptée d’un roman de Candace Bushnell, la série qui a duré six saisons, de 1998 à 2004, toutes initialement diffusées sur M6, nous a fait vivre les aventures de Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker), Samantha Jones (Kim Catrall), Charlotte York (Kristin Davis) et Miranda Hobbes (Cynthia Nixon), très occupées, plutôt friquées, et qui assumaient une sexualité active en attendant de trouver Mister Right ("le bon", en anglais).

Finalement, c’est Mister Big (Chris Noth) qu’a fini par épouser Carrie Bradshaw en 2008, dans un premier long-métrage qui a suivi l’arrêt de la série.

Un deuxième film, très oubliable, avait suivi. Un troisième avait été annulé après le refus de Kim Catrall de reprendre son rôle de Samantha Jones, sur fond de rivalité, voire d’inimitié, avec Sarah Jessica Parker.

Voilà qui avait douché tous les espoirs des trentenaires des années 2000 de revoir leurs personnages préférés réunis à l’écran. On entendait bien parler, çà et là, d’un reboot, ou d’une suite, ou que sais-je encore, mais c’était un serpent de mer.

 

Preuve que les mythes peuvent prendre vie: en janvier 2021, la chaîne HBO, qui diffusait la série, confirme avoir commandé une suite sous forme de mini-série de dix épisodes.

D’abord, le deuil

Intitulée And Just Like That (que l’on pourrait traduire par "Et c’est ainsi"), la série débarque sur la plateforme HBO Max le 9 décembre dernier aux États-Unis, et en France dès le lendemain sur Salto (uniquement en version originale sous-titrée). Et elle nous ramène dans l’univers de Carrie Bradshaw, en 2021, soit dix-sept ans plus tard. En période postpandémique (sic), post MeToo, post Black Lives Matter, et post Samantha Jones.

Seulement voilà, quand on a 55 ans, on n’a plus tout à fait les mêmes préoccupations. Les actrices ont vieilli et l’assument. Les cheveux blancs et les rides sont de mise, et ça fait un bien fou. L’absence et la mort qui rôde marquent le premier épisode. C’est donc par le deuil que Michael Patrick King a décidé de relancer cette série mythique. Vous pensiez vous marrer avec vos vieilles copines? Sortez les mouchoirs.

Rattraper le retard

Si Sex And The City a essuyé de nombreuses critiques pour son casting peu inclusif et ses thématiques centrées essentiellement sur ces femmes riches blanches hétérosexuelles cisgenre, And Just Like That semble vouloir rattraper tout cela, et à grandes enjambées.

 

Les écrans sont plats, les smartphones omniprésents et on met des lunettes pour lire. Carrie écrit peu, mais anime un podcast. Les personnages s’interrogent sur leur orientation sexuelle, sur leur carrière, sur l’expression de genre de leur enfant. Elles questionnent aussi leur attitude fasse à la diversité ethnique des nouveaux personnages latino, afro ou d’origine indienne. Bref, elles découvrent le monde avec une candeur qui frôle la parodie, et qui est finalement attendrissante.

On pouvait craindre que le public de 2021 n’accroche plus trop avec les états d’âme des clientes de Gucci et Manolo Blahnik. Il n’en est rien, puisque les audiences ont permis à HBO de commander une deuxième saison… dont la réalisation a été mise en pause après que Chris Noth a été accusé de viol le 16 décembre dernier.

And Just Like That, sur Salto. Cinq épisodes déjà disponibles et un nouvel épisode chaque vendredi.

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