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"J'ai tout de suite aimé ce rôle": Isabelle Gélinas très attachée à son personnage dans la série Crimes parfaits

Héroïne de la très sympathique série Crimes parfaits, l’actrice Isabelle Gélinas, qui oscille entre les planches, le cinéma et la télévision, est très attachée à son rôle d’Agnès, une femme optimiste.

Mathieu Faure Publié le 11/01/2022 à 13:30, mis à jour le 11/01/2022 à 12:19
Isabelle Gélinas joue la capitaine de police Agnès, une flic pas comme les autres. Photo François Lefebvre

Crimes parfaits, qui revient ce mardi 11 janvier à 21h10 sur France 3 avec deux épisodes inédits, est une série policière franchement atypique. Un voyage dans lequel on s’intéresse plus aux personnages qu’à la rigueur de l’enquête.

Avec plus de trente épisodes, la franchise a trouvé son rythme de croisière à l’image d’une autre réussite de France 3, les Meurtres à...

Depuis 2017, cinq duos d’enquêteurs se partagent les épisodes. On retrouve le binôme Isabelle Gélinas et Arthur Mazet. Elle est aussi délurée et déconnectée du monde qui l’entoure que lui est sérieux et névrosé. Mais leur duo fonctionne à merveille, comme dans les deux inédits du soir: La messe est dite avec Fred Testot en guest et La balle est dans ton camp avec Sara Martins.

 

Pour l’actrice, notamment connue pour son rôle dans la série à succès Fais pas ci, fais pas ça et récemment à l’affiche d’ mon tour sur France 2, le personnage d’Agnès est une flic atypique que l’on prend plaisir à retrouver.

Agnès est un personnage atypique...

J’ai tout de suite aimé ce rôle, elle est marrante et j’avais rarement joué des flics, en plus. C’est une inspectrice peu conventionnelle, on la voit rarement au commissariat, elle est un peu bloquée dans les années 1970, elle est contre les technologies modernes, contre les ondes, c’est plutôt une flic à l’ancienne, qui marche à l’instinct, à la déduction. C’est un peu comme Columbo. C’est Columbette quoi.

D’ailleurs la série est construite comme Columbo...

Oui, on connaît immédiatement l’identité de l’assassin et le téléspectateur va observer quel fil on va remonter pour découvrir la vérité. Ça m’a plu d’entrée, je trouvais l’idée de la série novatrice. On ne se retrouvait pas encore dans un énième commissariat triste avec une lumière blafarde. On joue souvent en extérieur, c’est lumineux, on respire, on ne se prend pas la tête.

Pour les deux inédits du jour, on retrouve Sara Martins et Fred Testot en invités?

 

C’est aussi l’une des marques de fabrique de la série, d’avoir des personnalités comme assassin. J’ai beaucoup aimé le rôle de Fred Testot, ça avait un petit côté Claude Chabrol sous son air de notable de province. On respire vraiment dans Crimes parfaits, on s’éloigne des clichés habituels.

La série c’est aussi votre duo avec Arthur Mazet...

On est l’exact opposé et c’est très bien écrit. Quand c’est bien écrit, c’est facile à jouer. On a vu le style, l’humeur de la série rapidement, notamment dans notre duo avec Arthur. Il est original, il a su mettre un ton dans ce personnage à l’ancienne, trop couvée par sa mère, qui ne s’habille pas ni se coiffe comme quelqu’un de son âge. On s’aime beaucoup avec Arthur, il y a une vraie complicité et on va se retrouver en juin pour tourner deux nouveaux épisodes.

Vous êtes également une grande actrice de théâtre. Comment le vivez-vous dans la période actuelle?

Le théâtre, c’est une adrénaline quotidienne. C’est la vie pure. C’est le seul endroit où je n’ai pas peur alors qu’il n’y a pas de filet. J’adore jouer dans les salles anciennes, il y a plein d’âmes, des fantômes, il s’y passe quelque chose. Quand je vois une salle entière de gens masqués, ça me bouleverse. Des spectateurs sont venus passer deux heures dans une salle surchauffée avec un masque, par choix. Le partage, c’est ça. C’est un miracle, je trouve. C’est ça la vraie vie, c’est la transmission. Et le théâtre est un art ancestral, merci les Grecs. Encore aujourd’hui, surtout aujourd’hui, le plaisir de monter sur scène n’a jamais été aussi nécessaire et authentique. Je répète en ce moment une pièce avec Valérie Lemercier, Les Sœurs Bienaimé, qui doit se produire d’ici fin janvier au théâtre Antoine à Paris, je m’éclate.

C’est vital de ne plus fermer les lieux de culture?

Je me fous de la Covid, je suis triple vaccinée, si je l’attrape, je ne crains pas grand-chose grâce au vaccin. Il faut arrêter de tout dramatiser, on doit se calmer. Avec le vaccin, on peut tout faire aujourd’hui, aller au théâtre, à une exposition, au cinéma. Cela fait deux ans que le virus est dans nos vies, les gens ont compris comment ça fonctionnait alors il faut profiter de la vie et arrêter de survivre. Soyons optimistes, allons de l’avant et soyons dans le partage!

Mazet a bien grandi

Son visage nous ramène systématiquement au film, génial, d’Olivier Nakache et Eric Tolédano mais Arthur Mazet a, depuis, bien grandi.

À 32 ans, l’acteur a bien mené sa barque, enchaînant les rôles prometteurs, que ce soit au cinéma avec L’Immortel, 20 ans d’écart, Nos années folles et Simon Werner a disparu... qu’à la télévision où son rôle récurrent dans Crimes parfaits s’est accompagné d’apparition dans Capitaine Marleau, La Stagiaire, Clem, Profilage ou plus récemment 3615 Monique.

Capable de jouer beaucoup de personnages différents, aussi bien rigides que loufoques, Arthur Mazet est à l’aise partout.

Offre numérique MM+

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